PEL
PASSÉE, n. f. — Sentier dans un bois, trou que l'on l'ait dans une haie.
PATÈRE, n. m. — Accrochez votre hâhii au patère.
PATERNOTE, n. leni. — Patenôtrc; n'est employé qu'au pluriel. Anciennement^ chapelet : « Item, unes paternostres oh il a 101 perles et 12 saigniaus d'or..., vendu au Roy et livré comme dessus. » (Douet d"Arcq. ; Inv. de Clémence de Hongrie. ) Du latin pater
noster.
PATOUF, Patapouf, n. m. — Un gros lourdaud. Au moyen-âge
l'ours s'appelait patûus.
Premier parla loatous li ors,
Renart, V. 7143.
PATRIQUER, v. act. — Manier malproprement.
PATTE-DOIE, n. 1. — Maladie de poitrine contre laquelle on invoque saint Liénard (Léonard, v. ce mot.)
PATTELETTE, n. f. — Férule; palette de hois«ou petite branche de coudrier avec lequel le maître d'école, plagosus Orbilius, nous corrigeait dans notre enfance. La punition consistait à recevoir dans la paume de la main quelques bons coups de cet instrument, après quoi on allait s'asseoir stoïquement à sa place.
PAURE, adjectif. — Pauvre. V. fr. poure, usité jusqu'au XYI^me siècle.
.... Qui poure est, et vuiz de villenie, Devant tous puet bien sa teste lever.
E. Deschamps, Bail.
PAYON, n. m. — Langue de bavard, de bavarde. « Que pai/on qu'ai a ! a vos étourdit. »
PÉKIE, Pékée, n. f. — Un tout petit morceau, un rien : « Veuxtu goûter ces confitures? — Prends-en une pékie. » Du v. fr. pèce; hâ$,-\alh\ pctia, petium, morceau. (V. Du Gange.)
PELE, n. f. — Poêle à frire; contraction du v. fr. paelk.
Pour les cuisines,
Fault poz, imellcs, chauderons.
E. Desch.
PEU in:\
PELET. II. m. — Un petit pdil : » Je iic vimi\ jias qu'il y ail un pt'lft siu' mes liahils. n
Au fig. rien : « Il a mangé tout son bien^ il ne lui en it-sti,' plus un pelet. 0
Ce mot marque la négation absolue : « Il n'y a [las un jiflet d'In'i hc dans ce champ. »
« Je vous luy couperay les couilloiis toutrasibus du cul. Il ne s'en faudra un pelet. » (Rab., Pant., III.)
PELU. adj. — Dans la langue française, ce mot est synonyme de poilu. En patois, il signilio »« iiuûin,un homme résolu. On dit: « C'est un pelu, » comme nous disons familièrement en français : C'est un gaillard à trois poils. Çomp. avec patte-pelu, fourbe, rusé.
Dans La Fontaine, le chat et le renard sont ileax francs paltespehis.
PENDRE, V. n. — Dépi-ndre^: « Il wq pend qu'à lui (rmipèelier cela.»
S'emploie particulièrement dans cette |iiirase : « La table est servie, il ne pend [ilus (|ue di' dîner, >■ il ne reste plus ([u'à dîner.
PENEUX, adj. — ]*enaud : « Qui l'ut bien jiesneu.r. ee fut le secrétaire. » (Marg. d'Angoul, p. ^27.)
« Et s'en revint le pauvre Jean de Beaux peneux comme un
fondeur de cloches. « {N. Fab)'iqiie.)
PENSER, V. 11. — Manquer de, faillir : x II -a pensé tomlier. — Il a pensé se ruiner. »
PEPÈRE, 11. m. — Père, tei'iiie enfantin. (V. Memère.)
PÊQUE, 11. f. — Pèche. Dèriv. jii''(jHer, pèqnenx, /n'interie. De là aussi des uoiiis pio|>res, comme : Pestjnenr. Lepesqneur.
PERCHE, n. f. — Perce : « Mettre du eidie en i)erche. » Dériv. pf^'cher, qui a un sens |ilus étendu (ju'en français. e\. : « ktre perché par la pluie, ou sinqtlement être perché, » être mouillé jusqu'aux os.
PERDU iSentir leu Inc. — Etre .-^ur le pnint de perdre : « Allons, tu sens le perdu, » dit un jniieiu' ;i un autre, lùre sui- le point de se ruiner : « Il ne pourra rester dans sa ferme, il sfnl déjà le perdu. ■•
256 PÉT
PÉRETTE, n. f. — Fille de mauvaise vie.
PÉRI, 11. m. — Péril. (V. Avi^i, mo,lko, etc.)
PERLUQUER, v. n. — Manger peu et délicatement. Ce mot est d'origine italienne, et vient de pihicare qui, en dialecte de Sienne, signifie manger un raisin en choisissant les grains dans la gra]>{)e, ou des cerises en les choisissant à l'arbre. En gascon, péluca a le même sens. Je rattache à pcrhijncr l'adjectif esperlucat, dédaigneux, difficile, mot que je n'ai trouvé qu'une fois : Car les esprits esperlucats N y pourront que mordre ne rire.
Ane. Poés., t, IV, p. 38.
PERLUQUEUX, adj. — Délicat, difficile dans le manger.
PERPOS, Porpos (À), loc. — A'propos : « Et sur ce porpos un de nos poètes... a dict. » (Ménippée, p. 280.)
PERQUE, n. f. — Perche, baliveau coupé et dépouillé de ses branches; diminutif /j^nyMé'f.
Il Grande perque, femme grande et maigre. Etym. hùnc pertica, à moins que l'on ne préfère perça (ju'on lit dans les Tables Eugubines : <.( Pcrca ponisiater habituto.y) (Que les pommiers puniques aient une perche ou un tuteur.)
PERTRIR, V. act. — Pétrir; pour l'intercalation de la lettre r, voir harler.
PESAGHIS, n. masc. — Semaille ou récolte de pois, vesce et lentilles.
PESAS, n. m. plur. — Tiges de pois ou de vesce desséchées, battues et liées,
(I Le suppliant se muça en un solier en ladite maison, et se bouta dedens un tas de pcsaz. ♦ (Voir Du Gange, au mot pesait.)
PÉSERIE, n. m. — Champ oui l'on a récolté des pois, ''
PETAU, n. masc. — Peton, petit pied : « Viens caufTer tes pétaux. »
PÉTAUCHER, V. n. — Courir, marcher en faisant du bruit avec ses pétaux ; se dit des enfants.