PIN
irjQ
PIERROT* Être gai comme), loc prov.- Etred'Immeur joyeuse : « Et ainsi print conj^r.', finij comme Piérot. » (Bon. dos Pôriers.) Quoiqu'il ne soit guiTC permis de rire dans un ouvrage de cette sorte, nous citerons à propos de cette location une remarque assez humoristique de La Monnoye : « Il vaut mieux, dit-il, lirc-;«i comme Perrot, car ce dernier mot écrit de la sorte fait une allusion plus juste à pd, rot, les deux choses du monde les plus gaies ; un i>et et un rot chantant l'un et l'autre, dumomcntde leur naissance jusqu'à celui de leur mort. » Evidemment La Monnoye s'amuse. Le pierrot est un oi.seau vif, alerte, pétulant ; c'est ce (lui a donné naissance au proverhe. Pour la môme raison, on dit : Être gai comme un iiinson, comme un friquet ou un piot friquet.
PIERROTER, V. n. — Bavarder, jaser confusément comme un..' bandi; de pierrots.
PIESENTE, u. f. — Sentier, petit chemin où Ion ne peut (lasser qu'à pied.
PIETER, V. n. — Marcher : « Il faut rudemmt pirter pour faire trois lieues en deux heures.» Bepiedqm a donné le fi-. empiéter.
PILER, V. act. — Ecraser les pommes au moyen d'un pilon ou d'un g rugeoir. (V. ce mot.)
- Voici le temps de ;)j/^r, » c.-à-d. de brasser le cidre. Dériv. pilage, action de piler.
Ces deux mots, dans cette acception particiiliriv. manqu.-nt dans la plupart des Dictionnaires.
PILLETTE (Jeter à 1'), loc. — Prodiguer, gaspiller : a II ne faut mie jeter s'n argent aVpillette. »
PIMPERNELLE. n. f. — Pimprenelle.
PINCHARD, n. m. — Pinson. On Irome pinchon, pi nrun dans les anciens textes. Cet oiseau a-t-il été ainsi appelé parce <|u'il pince dur #vec son bec, ou bien à cause de la couleur gris de fer d.- son plumage ? En Basse-Normandie, pinchard est uneé|)ithète qu'on applique aux chevaux dont la robe est couleur gris de fer : « Pendant la nuit de samedi à dimanche, on a volé, au Ilam, une jument hors d'âge, sous poil pinchnrd pâle. » (Le Bonhomme Normand, i juillet 1870.)