ROM
« Entre lesquelles escarmuches s'en fist une envers la porte Saint- Michiel en la prairie oultre une riverette. n (J. Le Fèvre, p. 174.)
ROBIN, n. m. — Taureau : « Mener une vache au robin. » Pour exciter le taureau à saillir la vache, et lui donner courage, comme dit un de nos vieux conteurs, il est d'usage qu'on lui crie : « Elle est belle, elle est belle, sus, ô burre ; sus, sus, sus, ô burre ; elle est belle, elle est belle, sus, sus, ô burre, sus. »
En patois allemand burre est le nom du bœuf, et borre est le prénom du taureau dans le Reinaert.
On appelle souvent robin un homme qui court les filles.
ROBINIÈRE, adj. — Vache qui demande hrobin. Il Fille qui court après les garçons.
RODINGOTE, n. f. — Redingote.
ROGNON, n. masc. — Ronron, léger grognement du chat. Nous avons le verbe rognonner.
ROGUÉ, adj. — Fier, orgueilleux, courroucé : « Il est parti tout vogué. »
ROIE, n. r. — Sillon. Donner à un champ une ou deux voies, lui donner un ou deux labours.
Mais il est petis hons, sy n'a de terre voie.
HuG. Capet, i:>. 'Jl.
ROITELET, n. m. — On appelle cet oiseau Yoiseau du bon Dieu, ou encore la petite poulette au bon Dieu. Toucher à son nid porte malheur ; le tuer, c'est un crime. Une légende raconte que le roitelet recouvre de feuilles et de mousse le corps de ceux qui n'ont pas été ensevelis ; une autre dit que cet oiseau apporta à la terre le feu du ciel : « Il est vrai qu'il y brûla ses plumes, mais tous les autres oiseaux lui donnèrent chacun la sienne, à l'exception du hibou qui depuis ce temps, solitaire, honni, est un objet d'exécration pour la gent ailée, et n'ose sortir que la nuit. » (Le Héricher.)
Suivant les localités, le roitelet se nomme reblet, reblette, berruchet, racatin, riqueu, repepin, onomatopées qui aspirent à reproduire son cri. (Le Héricher.)
ROMATISSE, Romatique, n. m. — Rhumatisme.