‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 229 sur 257 · SEM · texte numérisé non relu

SEM

pas. — S' maison est à vendre. » Se pour sa ap[iar lient au dialecte picard :

Kant Alexis ot se femme voue ....

Et covoitosc et blancc eu se car nue...

*SY Alexis, réd. du XIII'^™» siècle, v. 101, Devant une voyelle, on emploie s'n, ainsi (jue devant l'A imiel : « S'il homme est bien bon. »

SE, n. m. — Sel.

SE, adj. — Sec : « Il fait très-5^ aujourd'hui. » Féminin sèque : « Not' avoine n'est pas encore assez scque pour être liée. » Dériv. séquer, sécher, et sékeresse, sécheresse, desséquer, etc.

Mors tôt a sa devise

Fait sor toz pluie et sékeresse.

Stances sur la Mort, XXVIII^e.

SEC-EN-BOS, n. des deux genres. — Homme, femme qui n'a (jue les os et la peau.

SEIGNE, n. m. — Signe : « J'ii faisais «ei^n^ devenir.» SEIGNER (Se),v. réfl. — Faire le signe de la croix.

Lors a levée sa main destre, Si le seigna du roi celestre.

Rut., Ste Marie l'Egypt.

De Dieu et de sa mère se commeuce à saigner.

Behte, V. 976.

« Lors la dame se sairjne et fait grand admiracion. » (U:^ W Joies.)

« On fait peur à nos gens seulement de nommer la mort, et la plus part s'en seignent comme du nom du diable. » (Montaigne.)

SEILLIE, n. féni. — Ce que contient une seille : u Une sfillie d'iaue. »

SEMEUSE, n. f. — Machine pour semer. Mot formé comme faucheuse, râteleuse.

SEMEUX, n. m. — Semeur.

SEMISON, n. f. — Temps des semailles.

Page 1