‹ Glossaire des dates; ou, Explication par ordre alphabétique des noms peu connus des jours de la semaine, des mois et autres époques de l'année employés dans les dates des documents du moyen-âgeChapitre 1 sur 2 · Glossaire des dates; ou, Explication par ordre alphabétique des noms peu connus des jours de la semaine, des mois et autres époques de l'année employés dans les dates des documents du moyen-âge · texte numérisé non relu

Glossaire des dates; ou, Explication par ordre alphabétique des noms peu connus des jours de la semaine, des mois et autres époques de l'année employés dans les dates des documents du moyen-âge

On a complété, autant qu'il a été possible dans le présent travail, le Glossaire des dates, publié par les Bénédictins dans le premier volume de l'Art de vérifier les Dates.

Les principales additions proviennent des ouvrages suivants : 1. Hampson, Medii œvi Kalendarium, 2 vol. in-8°. Londres, 1841; E. Gachet, Recherches sur les noms des mois et des Fêtes chrétiennes , in 8°, Bruxelles, 1865; Grotefend, Handbuch der historischen Chronologie, in-4°, Hanovre, 1872. Les documents origininaux et diverses publications récentes ont fourni aussi quelques indications nouvelles.

Akeroll, Abrello, Abritte, Apruelle, Aprelle, April, dans les chartes flamandes est le mois d'Avril.

Abitis, les Obits, ou jours de l'anniversaire, dans le vieil anglais et le vieil écossais. (Hampson.)

i- GLOSSAIRE DES DATES

Abreu, Abrieu, le mois d'Avril.

Absolutionis Dies, Absolutits Dies, ou Dies Joris Absoluti, le Jeudi absolu, le Jeudi saint.

Ad Garnes {(lies, ou Dies Camium, les jours gras.

Accensio Lunœ, l'Apparition de la première Lune d'un mois.

Accipite jucunditalem, le Mardi après la Pentecôte.

Achxehnte tag (littér. le 18 e jour), le 13 janvier, ou octave de l'Epiphanie. Cf. Tnelfth du y — On trouve aussi Znanzigte tag (le 20 e jour) avec la même signification.

A. D. ou Antc Diem dans les dates formulées ainsi A. D. IX. Kalend. januarias, ou Ante Diem IX. Kalend. januarias, ou encore Ad diem IX Kalend. Januarias, dont on trouve aussi des exemples, signifie le 9'' jour avant les Calendes de janvier, c'est-à-dire le "24 décembre, absolument comme s'il y avait suivant la formule régulière : IX. Kal. Jan. ou IX. Kalendas Januarias.

On trouve dans Cicéron, Epist . famil. I. X. ep. 28, /. XI, ep. 6, et l. XII, eji. 22, 23, Ad. XIII kalend. jan. Ante XIII kalend. jan. et XIII kalend. jan.

employée p marquer le 20 décembre. Sénèque désigne par ces mots, A. D.

III. eidus octobris, le jour de la mort de l'empereur Claude, que Tacite et Suétone attestent être arrivée le 111 des ides d'octobre ou le 13 de ce mois. Auhi-Uelle marque par ces mots, Ante diem III non jan., le jour natal de Cicéron, qui déclare lui-même, dans ses lettres à Atticus ,7. 7, ep. 5, et l. 13, ep. 41), être réelli ment ué le 3 des nones de janvier, ou le 3 de ce mois. Les anciens auteurs ecclésiastiques se sont servis des mêmes expressions. Le pape Innocent I, écrivant à Aurèle, évoque de Carlbage, (ep. 11. lui indique le jour de Pâques pour l'an 414 par Ante diem IX kalend. aprilis ; et l'on voit effectivement par les tables, (me le jour de Pâques tomba, cette année, le XI des calendes d'avril, ou le 22 mars. Lnctanee (Inslit. divin. I. 4, c. 10) dit que notre Sauveur a souffert Ante diem X kalend. aprilis; et dans le livre De la mort des persécuteurs , qu'on lui attribue, que Jésus a été crucifié pott diem X. kalend. april. ; ce qui signifie la même chose selon Baluze : mais cette dernière formule est unique, et ne se rencontre point ailleurs. Les Grecs ont aussi quelquefois employé la première. Le jour de la première action, par exemple, du concile général d'Ephèse, est ainsi marqué dans les actes, r.f,o xccXotvSf/uv (Labbe, Concil. T. 111 col. 446.) et celui du concile de Calcédoine par ces mots : lr, Kp> ôxtù iâûv Ox.Tu6f.lw (T. IV. col. 77.)

Adorale Dominum, Introït, et nom du troisième dimanche après l'Epiphanie.

Adoratio crucis, voy Dominica Adorandœ crucis.

Adoration des Mages, le G Janvier. Voyez Epipkania.

AdoratUS dieu, le Verdi Aoré, le Vendredi Aouré, le Vendredi-Saint.

Ad le Lecavi , Introït, et nom du premier dimanche de l'Avent.

Advenive, Avent, temps de prières et de préparation à la fête de Noël. Il commence au Dimanche qui tombe entre le 27 novembre et le 3 décembre. La durée en est de quatre sen aii.es. En OiieDt, d^ns l'église grecque, l'Avent commence

d'une manière fixe le 15 novembre, et dure jusqu'à la Noël. L'Avent n'est pas d'institution évangélique, et ne date que du IV e siècle.

Adventus, pris dans le sens de translation des reliques d'un saint.

Adventûs annus, l'année de l'Avent, l'année de l'Incarnation ou de la Nativité. C. a. d. l'année chrétienne. Le Concile de Cliffe, en Angleterre, de l'an 800, est ainsi daté : Anno adventûs.

Adventus b. Cassiani episc. 16 ju.il!. (Hampson).

Adventus corporis justi de eremo ; 4 août. (Hampson).

JEfensang, chant du soir, dans l'ancienne église anglaise, désignait l'heure de 4 heures et les Vêpres.

^Eftera geola ou Geohles, dans les documents Anglo-Saxons, désigne le mois de janvier. Voy. Giouli.

JEftera Lyiha Monath, dans les doc. Anglo-Saxons, le mois de Juillet.

JEgri [dies), les mêmes que Dies JEgyptiaci. Voy. Eger.

xEgyptiaci Dies. Jours néfastes et malheureux durant lesquels on n'osait se faire tirer du saDg, ni commencer aucune entreprise. Il y avait deux jours nél'astes dans chaque mois. On pourra les connaître au moyen des deux vers suivants, qui ont été composés de douze mot?, dont chacun est propre à l'un des douze mois de l'année :

Augurior decios, audito luinine claugor, Liquet olens abies, cotait colus, exécute Gallum.

Le premier mot correspond au mois de janvier; le second à février et ainsi des suivants. Il faut maintenant savoir, pour trouver les 2jours égyptiens d'un mois, 1° que la première lettre de la première syllabe de chaque mot désigne, suivant l'ordre qu'elle a dans l'alphabet, le premier jour égyptien du mois, à partir du commencement du mois auquel il correspond ; 2° que la première lettre, de la seconde syllabe désigne le second jour égyptien de ce même mois, à compter de la fin du mois, en remontant. Ainsi, par exemple, le mot augurior, qui commence par au, montre que le premier de Janvier est un jour égyptien ; et G, étant la septième de l'alphabet, désigne le 25 janvier, qui est le septième jour de ce mois, en remontant depuis la fin ; et de même des autres mois.

Pasquier et Denis Godefroy ont donné la liste d^e ces jours égyptiens, tirée des Ephémérides de Paris, du tems de Charles VI et Charles VII. On les voit aussi marqués, dans les anciens calendriers de diverses églises, quoique Saint-Augustin (In Epist. ad Galat., c. 4) et d'autres écrivains ecclésiastiques, se fussent élevés contre celte superstition qui. remonte aux anciens égyptiens. (Art de vérif.)

On a maladroitement traduit au moyen âge l'abréviation Dies Aeg. par Dies jEger, ou Eger, d'où Dies Egri V. Eger.

Aliturgici [Dies). Le Vendredi et le Samedi de la Semaine Sainte, jours sans Liturgie.

Affertstag ou l'Ascension. On trouve aussi Offert ousers herrn. Voy. Auffartstag.

Aflat (1er barfoten, ou der broder, le 4° dimanche après Pâques.

Agas day, le jour de Sainte-Agathe, 5 fév. (Paston, lelters IV, 426, à la dale de 1469).

Agni Circumcisio, le 1 er Janvier.

Aïr (le mois de 1') le mois d'Août. Voy. Arenmonath .

Aires Le temps des . le mois «l'Août, dans certains doc. du Midi, parce que c'est en août qu'un bat le blé sur les aires ou sols.

Alammasse day. Voy. Laminas Day.

Albae, nom de la semaine qui suit Pâques, et de celle qui suit la Pentecôte. Voy. Du Cange, v° ALb;i.

Alhahren messe, AU Hallonen mass, messe de la Toussaint.

AUelialtren day, AU Halan day. le jour de la Toussaint.

Alléluia, Alléluia clausum, ou Alléluia claudere, dimittere, le Dimanche de la Septuagésime.

AUehiah nederlunq, en Allemagne, littér. disparition, suspension de l'Alleluia ; le dimanche de la Septuagésime Jvoy. le mot précédent) ou le samedi qui précède ; parce que de ce jour au dimanche de Pâques on cesse de chanter Alléluia à la messe ; en même temps , toutes les réjouissances publiques ainsi que les mariages, sont interdites.

Aile Fol y ne day, AU Soûls day, le jour de toutes les âmes ; le jour des Morts, le 2 décembre.

Aimes - ùmes), employé absolument dins la même signification. « Lendemain des Aimes » c. a. d. le lendemain de la Commémoration des morts ou du 2 Décembre. (Voy. Ani mariait Dies).

Atnbulalio ou Dominica ambuiationis in mari, dans l'Eglise grecque, le 9'' dimanche après la Pentecôte.

Anastarimits, jour de Pâques dansPEgl'se grecque.

Angaria, les Quatre-Temps, Angaria Cinerum, Angaria Pentecostes, Angaria Crucis, A»garia post Lucie, les Quatre-Temps, les mercredi, vend, et sam., après les cendres, les mercredi, vend, et sam. après la Pentecôte, les mercredi, vend, et sam. après l'exaltation de la Sainte-Croix (septembre) et les mercredi, vend, et sam. après la Fêle de Sainle-Luce (décembre), ce qu'indique ces vers :

Dat Crux, Luci'i'. Cineres, Carismata Dia, Ut sii in Angaria quarta sequens feria.

Tel est l'usage, établi dans l'église depuis le XL siècle, par Grégoire VIL Au 9 e siècle, en France, les jeunes des Quatre-Temps étaient fixés à la première semaine de mars, à la 2 e semaine de juin, à la 3° de septembre et à la semaine avant Noël.

Angel, A/igul Août, la Saint-Pierre en goule Août; le 1 er Aoûl, fête de Saint- Pierre-aux-Liens.

Angelorum festum, le 29 Septembre.

Angevine [Nolre-Damc-L') ou la Septembrêche, la Nativité de lu Vierge, au 8 Septembre

Animarum [Dies ou Festum), le jour des Ames ou des Morts, le 2 Novembre. En français les Aimes. Un statut de Richard II d'Angleterre est ainsi daté : le leindemain des Aimes. On appelait aussi ce jour Commemoratio Omnium.

Annunciatio, l'Annonciation à la Sainte Vierge, ou Conceptio Domini le 25 Mars. (Voy Bollund, III. 534 ) Ancienne fête patronale des Rubanniers àParis. Désignée au Moyen-Age sous les noms divers de N.-D. aux Marteaux, N.-D. Chasse-Mars, ou la Marzache, ou la Fête des Cloches, Festum Campanarum. Au XIII e et XIV siècles, les chartes du pays de Metz et de l'Est de la France, la nommeDt Notre- Dame Empouse, (voy . Bibl. de VÈcol. des chartes, 1875, p. 368.) Cette fête se célébrait autrefois le 10 déci mbre, dans les églises de Tolède et de Milan (Martène, De antiq. eccles. ritibus. t. III. p. 560.)

Annus Circumcisionis, l'année commencée au 1" janvier. Antecinerales feriœ, jours du Carnaval précédant le Mercredi des Cendres. Ante Diem, voy. au commencement A. D.

Antelucana hora, l'heure du quatrième nocturne, (crépuscule du matin). Antelucinum , le quatrième nocturme.

Ante natale (ou natintatem) Domini, désigne l'Avent, le temps qui précède immédiatement Noël. En français on appelle les huit jours avant Noël : « les Avents de Noël. »

Antipascha, le dimanche de Quasimodo, second dimanche après Pâques chez les Grecs, dimanche que nous comptons pour le premier. La semaine de Quasimodo se nomme Antipascale.

Antlasstag, le Jeudi Saint. Anllasswoche , ou der Anllass, la Semaine Sainte. Apocreos, c'est le carême-prenant clans l'Église grecque, correspondant à nos iours gras, qui commencent au Lundi de la Septuagésime, et finissent au dimanche suivant, jour de notre Sexagésime, passé lequel les Grecs n'usent plus d'aliments gras.

Apostolorum Divisio ou Dispersio, la Séparation des Apôtres, le 15 juillet. Apostolorum Festum, la Fête de tous les Apôtres, célébrée le 1 er mai dans l'Eglise latine, le 30 juin dans l'Église grecque.

Apparitio Domini ou Apparitio, seul, le 6 Janvier. Voy. Epiphania. Apparitio Sanctœ Crucis, le 19 Août (martyrologes de Jérôme etdeWandulbert).

Apparitio S- Michaelis, le 8 Mai. Voy. Révélation. Aqua Sapientiœ, le mardi de Pâques.

Archilriclini dies ou Fe4um, le second dimanche après l'Epiphanie, à cause de i'Évangile du jour qui rapporte le miracle des Noces de Cana. C'est aussi le Dimanche de Zacchée. Voy. Festum Architriclini .

Arenmanolh, Aemmoned, Arnzit, le mois des moissons, Août, dans les langues germaniques, d'où les Romans ont fait en Flandre, sans se rendre compte de la

signification, le mois de l'aïr, delair, de Vayr, de Vaynr, ce qui signifie incontestablement, ici, non pas le mois de Voir, ou le mois de décembre, mais le mois de Verne, de lame, c. a. d. en vieux saxon, le mo : s de la moisson ou le mois d'Aoû'. Fait en Van Nostre Seignor M. CC. LIIII. ans, ou mois de Vaynr. (E . Gachet, Rech.svr les noms des mois, p. 25.)

Armorum Christi Festum, voy. Coronœ Christi Fatum.

Arnzit, dans le haut allemand, le temps de la moisson, le mois d'Août.

Ascensa Domini, aujourd'hui Aseensio, l'Ascension.

Ascension (1') de N.-S., fête qui, se célébrant dix jours avant la Pentecôte, peut tomber sur 35 jours différents, du 30 avril au 3 juin.

Aseensio, B. M. V.. la fête de l'Assomption, ainsi nommée au neuvième siècle.

Asinoium Fesivm, célébrée autrefois à Rouen le 25 décembre ; à Beauvais le 14 janvier; proscrite depuis longtemps par l'Eglise.

Asoti [Dominica . Voy. Dominica.

Aspiciens a longe, premier dimanche de l'A vent, ainsi nommé du premier répons du premier nocturne.

Assumplio Christi ou Domini. Voy. Ascension.

Assumptio Sancti Johannit Keangelistae, 27 déc.

Assumjitœ humanitatis filii Dei festum, l'Annonciation, 25 mars.

Assumptio Matris Dei, l'Assomption de la Vierge au 15 août.

Aster day ou ÂMlvr day, pour Easler day, le jour de Pâques.

Atcr dies, le Mercredi des Cendn-s.

Audirit Domùnu, introït et nom du vendredi et du samedi après le Mercredi des Cendres.

Auffartstog, Aufferstag unsers hem, comme Affertstag, l'Ascension. En allemand moderne Himmelfahrt (lillér. voyage au ciel.)

Aiigstmonath, le mois d'Août dans les chartes wallonnes.

Aurea Missa, le samedi après la Trinité.

Arcnii. Voy. Adventus Domini.

Aves incipiunt cantare. 12 Févri t.

Ateugle-ne, le mercredi de la quatrième semaine de Carême.

A:ymorum Festum, le jour de Pâques.

Bacchanalia. Voy. Clcricorum Bacchanalia.

Ba'.oœdpo; ou Ramifera , ou Palmifera, le dimanche des Rameaux dans l'Eglise grecque.

Baptista necatus, le 29 août, la Décollation de S. Jean- Baptiste.

Baptismus Christi, le 6 janvier ou l'Épiphatie.

Baptistcrium, nom que les Arméniens donnent à l'Epiphanie, le 6 janvier.

Barmherzigkeit des Herrn, littér. la Compassion du Seigneur; voy. Misericordia Domini.

Baronvm Dies, en Angleterre, les jours où les barons tenaient les assises pour rendre la justice à leurs vassaux et terminer leurs différents. On les nommait aussi pour cette raison Lofeday ou Day of love.

Bascarah, l'Annonciation, chez les Svriens, célébrée le 1 er décembre.

Behourdi, Behonrdit, Behourdis, Beourdich. Le 1 er Dimanche de Carême. Voy. Bohordicum.

Benedicla, Introït, et nom du dimanche de la Trinité.

Benedictio Candelarum. Bénédiction ou Consécration des cierges à Noël.

Benedictio Cerei. Bénédiction du cierge pascal la veille de Pâques.

Benedictio Fontium. Bénédiction des fonts baptismaux, le samedi avant Pâques.

Benedictio Indicti. La Bénédiction du Lendit. Charte de 1261. « Centum » solidi paris, aûnui redditus quos ego percipiebam singulis annis in bursa » dicti dummi abbalis apud S. Dvonisium, die Benedictionis Indicti. » Le jour de l'Ouverture ou premier jour de la Foire du Lendit.

Bénéisson ou Bénéiçon (La), en latin Benedictio, Benedictio Indicti, la Bénédiction ou Salut solennel donné à la fin de la messe d'ouverture de la célèbre foire du Lendit à Saint-Denis (voy. Indictum) le second mercredi du mois de uin. On datait souvent les chartes et les actes divers des jours du Lendit, ou de a Bénédiction. En 1261 : ce fu fait ou mois de juyn, le dimanche après la Bénéiçon. Dans une pièce de 1280 : te Dimanche prochain après la Bénéiçon du Bandit.

Berchtag, perchtag ou prechtag, l'Epiphanie.

Beliroche, Billivoche, Behtage, les Rogations.

Bidnana. Jeûne de deux jours (Matthieu de Westminster.) Désigne aussi le Vendredi-Saint.

Binding day, le second mardi après Pâques ; autrement appelé Hock-day.

Black monday (littér. le lundi noir ) Lundi après Pâques. « In Anglia, feria secunda Paschae Blakrnononday nuncupalur . »

Black sunday. Le Dimanche de la Passion (littér. le dimanche noir.) En Allemagne : der schwarhe Sontag .

Btoody Thursday (littéral 1 . Jeudi sanglant). Jeudi de la première semaine de Carême.

Bine Mondai, , en Allemagne der Blaue Montag ; littéralement le lundi bleu, Lundi de la Septuagésime.

Blutstag (le jour du sang), le Jeudi-Saint.

Bohordicum, Bouhourdis , Behourdi, Behourdick, espèce de joule qui se faisait avec des bâtons, les I et II Dimanches de Carême. Le Dimence premier Behourdi, dans un cartulaire de Cambrai. Le Samedi après le Behoiirdich. (Hist. généal. de la M. dcGuines, pr. p. 556.) Voj. aussi Borda, qui désigne également le premier Dimanche de Carême ou le Dimanche de la Quadragésime.

Borda, Burœ, les Bordes, les Bures, les Brandons. Ces noms désignent les 1 er dimanche de Carême ou de la Quadragésime et toute la semaine suivante, ours pendant lesquels le peuple faisait des espèces de joutes avec des bâtons

GLOSSAIRB DES DATES

appelés Bordes, a Lesquels portoient chascnn ung baslon ou Borde, en leur « maio. » I)u Cange. « Ce fu fait le jor des Bordes, en l'année 1285, ou mois de Mars. » A la même époque on allumait des feux de joie appelles les Brandons. Vov. Brandones.

Borrotved ou Borrowing days (littér 1 : jours empruntés là Avril qui est spécialementle mois des tempêtes en Ecosse] ). Les trois derniers jours de Mars.

Brancheria, le Dimanche des Rameaux.

Brandones, Brandons ; Burœ, les Bides, les Buires. Le l' r Dimanche de Carême ou le Dimanche de la Quadragésime. Ad Dominicam primam Quadragésime venturœ quœ appellatur Brandones. — Dominica prima Qnadragesimœ quœ vocatur Dominica Brandonum. — Le Di mendie que l'en dist des premiers Brandons. — lin Lorraine et en Alsace, on appelait Bures et Bides, ce qu'on nommait ailleurs les Brandons : Le Dimanche des Buires. — Datant anno Domini 1254, feria auinta post Buras. — Le jour des Bules proc/icin venant. (Du Cange.) Ces mots rappellent l'usage existant encore dans quelques campagnes d'allumer des feux de joies et de promener des falots en (lamines le l' r Dimanche de Carême et les jours suivants, au milieu de danses populaires.

Bronchcria, et mieux Brancheria, le dimanche des Rameaux. Datum Sarlata, tinte r estum Broncheriœ, anno D. 1370.

Bura, Burarum Dies. Vov. Brandones.

liurdillini dies, la quinzaine des Behourdihs. Vojcz Bohordicum.

Ceci natt (dies), le mercredi de la Mi-Carême.

Qalamai. La Chandeleuse ou Purification de la Sainte-Vierge, le 2 février.

Calendœ . Vov. Kaknda.

Ciilendaou (louj, Calènes (les, le 25 décembre, ou le jour de Noël, en Provence.

Campanarum Festunt, l'Annonciation, ou 25 mars.

Cananée (La), le jeudi de la première semaine de Carême.

Candela, chandelle, mot employé pour marquer le tiers de la nuit, qu'on divisait en trois chandelles. Dans une charte de 1386, il est dit : L'exposant s'en alloit en sa maison, environ heure d'une chandelle de nuit. El en une autre de 1408 : En ce faisant, le suppliant mist et vacqua tout ledit jour et bien jusqu'à deux chandelles de nuit.

Candelosa, Candelarum Festum, Candelatio, Candelaria, la Chandeleuse, la Chandelure, Candelière, Calamêi, la fête de la Purification de la Vierge ; et en même temps fête de la Présentation de l'Enfant Jésus au Temple, le 2 février. Vov. Hypapanti, nom de cette fête dans l'Église grecque.

Candltmas, en Angleterre., le 2 février, la Purification.

Canite, ou Canite tuba, inlroït, et le 4 e dimanche de l'A veut.

Cantate Domino, Introït et nom du 4° dimanche après Pâques.

Capitdavium, le Dimanche des Rameaux, ainsi désigné parce qu'en ce jour on lavait la tète de ceux qui devaient être baptisés, opération bien nécessaire en Orient, car il était défendu de prendre des bains durant tout le Carême.

Caput jejnnii, le mercredi des Cendres.

Caput kalendarv.m, caput nonarum, capul iduum. Voy. Kalendce.

Cara cognatio, le 22 février. Voy. Festum S. Pétri Epularum.

Carementranum, Carementranus, Caremprenium, en français Carême -entrant, Càre'me-prenant, le Mardi- Gras.

Carismata dia, Charismatis dies , le jour de grâce. Dimanche de la Pentecôte.

Caristia, le 22 février. Voy. Festum S. Pétri Epularum.

Carnicapium, Carniplarium, Carnicapium, le Mardi-Gras.

Carnisprivium novum, le dimanche de la Quinquagésime, qui précède le Mardi-Gras. Die dominica sequenti, (le dimanche 12 février 1301, dimanche de la Quinquagésime) qna fuit Carnisprivium. lit-on dans les comptes des Trésoriers de Savoie, M. Saraceno, Regesto dei principi d'Acaïa. Turin, 1881. p. 36. Voy. Dominica ad Carnes levandas.

Carnisprivium vêtus, le dimanche de la Quadragésime ou le premier dimanche de Carême. Avant le neuvième siècle, dans l'église latine, on ne commençait l'abstinence que le premier dimanche de Carême ; et l'on ne jeûnait point les quatre derniers jours de la semaine de la Quinquagésime, du mercredi des Cendres au samedi suivant, comme nous jeûnons aujourd'hui. Mais, à partir du 9 e siècle, le mercredi qui suit la Quinquagésime, le mercredi des Cendres, devint le 1 er jour de Carême. Delà les mots Carniprivium vêtus, et Carniprivium novum, et l'expression Inter duo Carniprivia pour désigner les jours qui séparent le dimanche de la Quinquagésime du dimanche de la Quadragésime.

Carniprivium, Carnisprivium, désigne quelquefois les premiersjours de Carême, et quelquefois le dimanche de la Septuagésime , parce que les gens pieux commençaient, dès ce dimanche, à s'abstenir de manger de la viande, surtout les ecclésiastiques et les religieux. Aussi ce Dimanche est-il appelé Carniprivium, Carnisprivium, ou Privicarnium sacerdotum, etc.

Carniprivia [Inter duo), voy. les explications au mot Carnisprivium vêtus.

Camivora Dies, Dies carnem relinquens, le Mardi-Gras (Cf. Peterfy, Conc. Hungariœ, Tom. I, pag. 31).

Cathedra Sancli Pétri. La Chaire de St-Pierre à Antioche, le 22 février. — Jusqu'en 1558, on a célébré le 22 février la fête de la Chaire de St-Pierre, à Antioche, en réunissant à cette fête celle de la chaire ou de l'épiscopat de St-Pierre à Rome même. En 1558, Paul IV, pour répondre aux prétentions des réformateurs qui niaient le séjour et le pontificat de St-Pierre à Rome, transporta ou rétablit la célébration de la Chaire de St-Pierre à Rome au 18 janvier, et assigna

le 22 février pour la célébration de la seule Chaire d'Antioche, la première que l'Apôtre ait occupée. (Voj. D. Guéranger, année liturg. I. III, p. 352, l pr éd.).— On a désigné la fête de St-Pierre, au Moyen-Age, sous les noms divers et as»ez bizarres de Saint-Perchery, Saint-Pierre yrer nous pierre, Sanctus Peints Cathédrales, Fcstiuii Epularum Sancli Pétri, Caristia, Cara cognalio, etc.

Chairetismos, dans l'Eglise grecque, l'Annonciation ou littéralement la Salutation de la Sainte-Vierge, 25 Mars.

Chanane'enne (Laj ou le dimanche de la Chananéenne, le 2 e dimanche de Carême.

Chandeleur La) ou Chandeleuse, le 2 Février. Voyez Candelosa el Hypapantt.

Chari'ns Dei. Introït de la messe du samedi des quatre temps de la Penlecôte

Chasse mars. L'Annonciation. Notre Dame de Chasse mars.

Clierelismiis, du grec Xaiprctciioc, Salutation, Annonciation, h' 25 Murs.

('.lui der m n s, littéral. : la messe des [saints] entants. 28 déc. Voyez Innocents.) De même en Allemagne : Kindertag nue mitnrinter (le jour des Enfanls près du milieu de l'hiver ; Unschuldiger kindertag, le jour des Enfanls innocents.

Chrisli templo deductio . 2 Fév. Voy. Hypapantt .

CJiristi Festum, la Noël.

Cibaoit eos. Introït du hindi de lu Pentecôte.

Cienkesmes, Cinnkesme, en Flandre, la Pentecôte. Voy. Mercredi eus ou Cienkesmes.

Cineris et cilidi dies ; Pies cinerum . Le Mercredi des Cendres.

Circumcisio .\ijiti . Circumcisio Domini,le l" Janvier.

l'.ircumdederunt , Introït, et no:n du dimanche de la Septuogésime.

Clausum Pascha, Pflque close, autrefois la close ou La clouse des Pâques, h' dimanche après Pâques, ou la Quasimodo. Le dimanche -suivant s'appelait dominica prima posl clans u,,i l'usilm, c'est notre second dimanche après Pâques) et ainsi des suivants. Clausum Pentecnsles, le dimanche de la Trinité. On voit cependant le II'' dimanche après la Penlecô'.e désigné ainsi dans la chronique de Benoit de Péterborough.

Clericornni, ou Domùtorum Bacehanalia. Dimacche de la Quinquagésime ; ainsi appelé des festins bruyants des clercs avant d'entrer dans le Carême.

Claeoruni Festum, ou Festum de elaeis lJo„>iiu. Voy. Coronœ Christi festum.

Close ou Cluse de Pasche, le dimanche de la Quasimodo. Voy. Clausum Pasrha.

Coena Domini, la Cène de Notre-Seigneur. Coena pura, le Vendredi-Suint.

Commémoration des Aimes, 2 nov. Voy. Commemoratio omnium fidelium et A'iimarnm Pies.

Goïiimemohtio Bedœ, 27 Mai.

— Bosilii, 8 Juillet

— omnium Sanctorum, 1 er Nov.

— adventus spiritus, 15 Mai.

Commemoratio ascensionis dominicœ, 5 Mai.

— assumptionis Maria, 25 sept.

— omnium fidelitim ; le 2 Novembre, chez les Latins; le jeudi avant la Pentecôte, chez les Grecs ; dans l'Église de Milan, au XVI siècle, jusqu'en 1582, le lundi après le III 1 " dimanche d'Octobre. Voy.Animarum Dies.

Commovisti terrain et conturbasli eam, h Dimanche de la Sexagésime, dont le trait commence par ces mots. On rapporte que le cardinal Othon, légat de Grégoire IX, arriva en 1231, à Liège, le Dimanche où l'on chante ce verset à la messe.

Communions [Feria quarta in). On appe'.lait Communis, la semaine qui commence au Dimanche après la S. Michel de Septembre. Vov. Septimana Communis.

Compassion de la Vierge ou Notre-Dame de-Pitie', le vendredi de la semaine de la Passion.

Compassio B. Mariae virginis, le vendredi après Judica (5 e dimanche du Carême). Cette date a été ainsi fixée pour toute l'Eglise en 1727 ; auparavant elle était aussi célébrée le vendredi après Jubilate (3° dimanche après Pâques, à Cologne (depuis 1423), et le vendredi après Exaudi (6'' dimanche après Pâques), à Lubeck.

Conceptio B. Maria, l'Immaculée Conception de la Sainte-Vierge , le 8 Décembre.

Conceptio Domini , l'Annonciation, le 25 Mars.

Conceptio S. Johannis Baptiste, 24 Sept.

Gonductus Paschœ, le dimanche après Pâques, jet l'intervalle compris entre ces deux dimanches ; « feria sexla in conductu Paschse » (1373), « feria quarta infra conductum Paschae » (1489).

Conductus Pentecostes, le dimanche après la Pentecôte.

Confessio et pulchritndo , le jeudi après le 1 er dimanche de Carême

Consecralionis sancfœ Maria Dies ou Festum ; fête de la dédicace de la basilique de Sainte-Marie Majeure à Rome, au 5 août ; ou de la dédicace de Sainte- Marie du Panthéon, au 13 mai. Vo y. Dedicatio.

Conseil des Juifs, le Vendredi avant le Dimanche des Rameaux.

Conversio (ou même Conversatio) Sancti Panli. Conversion de St-Paul, 25 janvier. L'Église fête, en outre, deux autres conversions, celle de St-Augustin et celle de Ste-Pélagie.

Cornets (Fête aux), en Picardie, le 7 Mai. Voy. Fête aux Cornets.

Corona Christi Festum , fête célébrée en Allemagne, le Vendredi après l'Octave de Pâques, ou le vendredi suivant, si le premier était occupé par une autre fête. Cette fête est encore appelée : Festum Armorum Christi, Festum inslrumentorum Dominicœ Passionis, F. Hastœ, F. Clavorum, F. de Coronâ, F. de Clavis Domini, F. de Lancea, etc.

Coronœ Domini ' Festum, la Susception de la Sainte Couronne par St-Louis, fête qui se célèbre à Paris, le 11 Août.

Corps de Dieu 'La fesle du', Dies Corporis Christi: la Fête-Dieu. la Fête du Sainl-Sucrement. Voy. Corpus Christi.

Corpus Christi. Corporis Christi Festum. La fête du Saint-Sacrement ou la Fête-Dieu . Fête mobile instituée par Urbain IV, et célébrée le jeudi après le Dimanche de la Trinité. On lit dans une charte : Die Mcreitrii in rit/ilia Corporis Christi, anno 138*2. Voy. Saint-Sacrement.

Correction fraternelle, le Mardi de la troisième semaine de Carême.

Croix de Mai La Fête de la Sic- . Fête de l'Invention de la Sainte Croix, célébrée le 3 mai par les Latins, le (3 Mars chez les Grecs.

Croix (Exaltation delà Sainte-], le 14 Septembre. Voy Exaltalio.

Croix noires (les), Crucœ Nigrœ, la procession du jour de Saint-Marc au 25 Avril. Litania hœc, dit Durand (Ration, dit. off. I. 6, c. 102) dicitvr Gregotiana, tel liomana. Vocatur etiam eruces uigra, ouoniam, in signum maroris ex tanlâ hominutii tirage la peste qui avait désolé Rome', et in signum ptenitentia, homines nigrù vestibut indueiantur, et eruces et allaria uigris velaèantur. Joinville appelle de même le jour de Saint-Marc \ejour des croix noires. En général, au moyen- Age, on donnait le nom de Croix à toutes les processions. Le prêtre Woll'ard, au liv. 3 des Miracles de sainte Walburge, c. 2, nomme la semaine des Rogations, Jle'iilinnada crucium. Voy. du Cange, Qlis. sur l'hist. de saint Louis, pag. 43 et 44.)

Cum sanctificatut fuero, le mercredi après Lalare !4 r dimanche de iaréme .

Cgclus Decemnovalis, le Cycle de XIX ans ou Nombie d'Or, employé pour calculer les Lunes et trouver le l' r jour de chaque Lunaison. Voy. ci-dessus la Dissert, sur les dates des Chartes. ^ XIV col. 50.

Ci/clus luna, Cgclus luuaris, le Cvcle de la Lune, souvent confondu dans les anciennes chartes du Moyen-Age ave- le Cycle de Dix-Neuf ans ou Nombre d'Or, quoiqu'il en soit différent. Voy. la Dissert. §XIV, col. 50.

Da paeem, Introït et nom du XVIIT dimanche après lu Pentecôte.

Danton mutus, le Démon muet, le troisième dimanche de Carême.

Décaméron (Le), l'intervalle entre la Pentecôte et l'Ascension.

Dc'colasse (La) ou La saint Jean Dccolas, Fête de la Décollation de S. Jeau- Baptiste, au 29 Août. Voy. S. Jean de Cotasse.

Dedicati'i vrbis Constantinopolis, 10 ou 11 Mai. Voy. Genelhliacus dies C. P.

Dedicatio S. Sepi'.len, de l'Eglise du Saint-Sépulcre, oa Dedicatio basilics Resurrcclionis, à Jérusalem, le 14 Septembre.

Dedicatio, Dédicace , et aussi au moyen-âge Diicasse. Dédicace de l'autel de S. Julien à Rome, martyr, le 19 Avril.

— de l'église de Sainte Marie ad Martyres ou Sainte Marie de la Rotonde

(le Panthéon) à Rome, converti en église par Boniface IV. (Voy. Natalis Sanctœ Maria, 13 Mai.)

— de l'église de S. Nicodème, martyr, 1 er Juin. «

— du monastère Salvatoris mundi (monaslère de S. Jean de J.atran ' ) ;

— ecclesiœ S. Mariée (L'Ara cseli, à Rome), 10 Juin.

— de la Basilique de S. Martin à Tours, 14 Juillet.

— de S. Pierre aux Liens, à Rome, 1 er Août.

— de N. D. des Anges ou de la Portioncule à Assise, 2 Août.

— de la Basilique de Ste Marie Majeure à Rome, dite Sancta Maria

Major, Sancta Maria ad Nives, Sancta Maria ad Prœsepe ; fête célébrée le 5 août, et non, comme le dit M. Hampson, le 5 Juin.

— de la chapelle de S. Venceslas à Prague, 10 Sept.

— de l'église de S. Michel ArchaDge, au MontGargano, 29 Sept.

— de la Basilique du Sauveur ou Basilique Constantinienne à Rome,

devenue la basilique de Saint Jean-de-Latran, le 9 Novembre.

— des Basiliques de S. Pierre et S. Paul. Dedicatio Basilicarum sancto-

rum Apostolorum Pétri et Pauli, le 20 Novembre.

— de l'église de S. Genès, à Arles, 16 Dec.

— de toutes les Églises. Fête mobile dont l'époque a varié suivant les temps et les diocèses. On la célébrait dans beaucoup de pays le jour anniversaire de la dédicace de l'église cathédrale. Aujourd'hui, on la célèbre généralement en France le Dimanche qui suit l'octave de la Toussaint.

Delun, Deluns, Dilwn, Dilus, le lundi. En 1306. « Donné à Paris, le diluns d'avant Pasques Flories. » Ord. des Bois. t. I. p. 449.

Deluys, Lundi. Hellin, seigneur de Chisoing, mande, à plusieurs personnes, qu'il a vendu à MurgueriLe, comtesse de Flandre, les hommages qu'elles lui devaient, et qu'il les tient quittes de leur- féauté ; ki furent données, l'an de l'Incarnation mil CCLXet onze, le deluys devant Pâques flories.

Depositio, le jour de la mort d'un saint qui ordinairement n'est point martyr.

— S. Aethelfredae virg., 23 Oct..

— S. Athelwoldi, 1 er Août.

— S. Basilii, 1 er Janvier.

— S. Byrini, 3 Dec.

— S. Cuthberti, 20 Mars.

— S. Dunstani, 19 Mai.

— S. Eadburgse virg., 15 Juin.

— S. Eadgilhe virg., 16 Sept.

— S. Eadmundi archiepiscopi, 16 Nov.

1. La Patrologie de l'abbé Migne, t. 128, p. 149-150; t. 163, p. 445.

Depositio,S. Maria? malris domini nostri Jesu-Christi, 18 Fév.

— S. Palricii, 17 mars.

— S. Swithuni episcopi, 2 juillet.

Descensio primi carbonis, chez les chrétiens de S yrie, le 7 Février.

— Becundi — — le 14 Février.

— tertii — — le 21 Février.

Deus, dum eçrederis. Introït tt nom du mercredi après la Pentecôte. Deus, in adjv.torium, Introït, et nom du XII'' dimanche après la Pentecôte. Deus, in loco sanclo, Introït, et nom du XI 1 ' dimanche après la Pentecôte. Deus, in nomine tuo, Introït, et nom du lundi après Laetare (4° dimanche du

Carême).

Deus omnium exauditor est. Deuxième répons du l' r nocturne du III'' Dimanche après la Pentecôte et des suivants jusqu'au 1° Dimunche d'Août. On trouve dans les Hist. de Normandie publiés par Du Chesne, le coi remuement de Henri, fils de Henri II, roi d'Angleterre, ainM mentionné en 1170 : Dominica qua cantalnr : Deus omnium. Or il est certain, d'ailleurs, que le prince Henri fut couronné un Dimanche 21 Juin 1170, comme le prouve Pagi (not. à Baronius) , lequel Dimanche était le IV après la Pentecôte, ainsi qu'on le voit dans les Tables chronologiques, Pâques tombant celte année le 5 Avril et la lettre dominicale étant I).

Deus, qui in ermntibvs, Introït de la collecte du 3 1 ' Dimanche après Pâques.

Jkrcnres, Divenres, Vendredi. Gilles Iiigaull, seigneur de Caen, reconnaît avoir reçu du comte de Flandre, 20 livres parisis, par lettres, Ai furent données, l'an de grasches MCC. IIIIXX et XIII, le derenres prochain après Pâques closes.

Dicil Dominut, Introït et nom do XXIII'' et XXIV 1 ' dimanche après la Pentecôte.

Dierum Dotninicorum lier. Le Dimanche de la Trinité.

Dierum omnium supremus le jour de Pâques.

Dierum rei, le jour de Pâques.

Dies. V.oy. le second mot dépendant et déterminant le sens du premier , connue : Absolut ionis, Absolutus, Ad Carnes, Adoratus, JEgypliaci, Aliturgici, Animarum, Air/u'tn'linii, Ater, Barmium, Bordarum, Burdillini, Cœci nati, Carnitora, Cilicii, Cinerwn, Corporis Christi, Dominions, Egri, Felicissimus, Florum, Focorum, Lididgentia. Durantes, Johannis paroi, Jovis albus, Litaniarum, Lament'itionum. Lavationis, Magna domina, Magna festivalis, Magnus, Mandati. Mereurinus, Muti. Mysteriorum, Natalis, Neophytorum, Osanna, Palmarum, Pandicuiaris, Passionis, Pingues, Paiera, Quatuor, ReconciliationU, Bosarum, Salax luna, Sancti, Sanctus, Scrutinii Sex, Sanctissimi, Solis, Trium région, Viginti, Viridis, etc.

Dilun, Dilns, Dimar,J)imars, Dimecre, Dijaus, Divendre, Disapte, Dimenge, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, dans les chartes et la langue du Midi de la France.

Dimanche après la Bénéicon (Le) et plus explicitement le Dimanche prochain après la Bénéicon d% Bandit, le Dimanche qui suivait l'ouverture de la foire du Lendit, ouverture que marquait la célébration d'une messe. suivie d'une Bénédiction, ou Salut solennel.

Dimanche Behourdich, ou Dimanche des Brandons. Voyez Bohordicum.

Dimanche Calée (Le) en Béarn, le Dimanche de la Quinquagésime, D. in Capiie Jejiinii, ou Qitadragesimœ.

Dimanche des Bures, premier Dimanche du Carême. Voyez Borda.

Dimanche (Le) d'avant que Dieu fût vendu, le jour des Rameaux, dans une charte du chapitre de Saint-Vulfran d'Abbeville, de l'an 1293.

Dimanche du mois de Pâques, Dimanche de Quasimodo.

Dimanche Repus, ou Repnus, le Dimanche de la Passion : ainsi nommé du mot latin Repositns, parce que, dans le rit romain, la veille de ce dimanche on couvre les images des saints.

Disputatio Domini cum doctoribus in templo, le 1 er dimanche après l'Epiphanie.

Dissabté, Disatté, le Samedi, Dies Sabbatti.

Divisio ou Dispersio ou Dimissio Apostolorum, le 15 juillet. On connait une charte de Jacques de Condé, de Condato, pro Ecclesiâ Condatensi, datée ainsi : in vigiliâ divisionis Apostolorum, ann. 1243, c'est-à-dire le 14 juillet [Mi rœus, opp. Diplom., tom. I, pag. 759.) Les Polonais célèbrent encore la fête de la Division des Apôtres, en faveur de la grande victoire qu'ils remportèrent, ce jour là, en 1410, à Tanneberg, sur les chevaliers teutoniques.

Dodécaméron, nom, chez les Grecs, des douze jours qui sont entre Noël et l'Epiphanie.

Domine, m tua misericordia, Introït et nom du premier Dimanche après la Pentecôte.

Domine, ne longe, Introït et nom du Dimanche des Rameaux.

Domine refugium, Introït et nom du mardi après le dimanche d'Invocavit (1" Dimanche de Carême.)

Dominica ad carnes leoandas, ou tollendas, le Dimanche de la Quinquagésime, qui précède le Mercredi des Cendres. Voyez Carnisprivium novum.

— adorandœ cmcis. \oy. Dominica ^rj.jparipncxm-riKuc,.

— ad Palmas, le Dimanche d< j s Rameaux.

— Ad te Levavi ; Introït du premier Dimanche de l'Avent.

— alla, le Dimanche de la Pentecôte.

— Albas (s. ent. post), le premier Dimanche après Pâques, ou D. de

Quasimodo. Voy. Dominica in Albis.

amandorum inimicorum, le 19 e dimanche après la Pentecôte dans

l'Eglise grecque.

tionis in mari, le 9 e dimanche après.la Pentecôte dans l'Eglise

grecque.

ante Brandones, le Din anche de la Quinquagésime.

Dominica ante Candelas, le Dimanche avant la Chandeleur.

— ante carnes tollendas, ante caput jejunii, le Dimanche de la Quin-

quagésime.

— ante cineres, la Quinquagésime.

— ante Exaltationem crucis ) le 16 e dimanche après la Pentecôte dans

l'Église grecque.

— ante Jejunium , ou ante Jujunium kalendarum novemlris, le dimanche

avant la Toussaint, dans la liturgie mozarabique.

— ante Zitanias, le cinquième dimanche après Pâques.

— ante Natale Domini, prima, secunda, tertia ; le 2 e , 3 e et 4'' dimanche

de l'Avent, dans un calendrier antérieur au 4 e siècle.

— ante Palmas, le 2 e dimanche avant Pâques.

— ante sancta Zumina, le dimanche dans l'octave de la Circoncision, ou

avant l'Epiphanie, dans l'Église grecque.

— aperta, tout dimanche qui n'est point prévenu par l'office de quelque

saint, ou d'une octave.

— Apostolorwn, à Venise. On lit dans une lettre de rémission de 1412

(Du Cange, au mot Dominica) : « le Dimenche que l'en appelle au païs (de Venise) le Dimenche des Apostres. »

— Asoti, ou Filii prodigi, chez les Grecs, le Dimanche de la Septua-

gésime, jour auquel on lit l'Évangile de 'Enfant Prodigue : c'est, dans l'église latine, le Samedi de la deuxième semaine de Carême.

— Atpicient a longe: \" répons, du l' r Dimanche de Carême.

— Benedicla, le Dimanche de la Trinité, le premier après la Pentecôte.

— Brandonum, Bwarum, Focorwm, le premier Dimanche de Carême.

Voyez Bordas.

— Cad nati, chez les Grecs le sixième Dimanche Pascal, qui répond

à notre cinquième dimanche après Pâques ; à Milan le Dimanche de l' Aveugle-né est le quatrième de Carême ; dans le reste de l'Église latine, où l'on suit le Rit Romain, l'Kvangi)e de l'Aveugle-né se lit le Mercredi de la quatrième semaine de Carême, qui s'appelle pour cette raison, le Mercredi de l'Aveugle-né.

— Cantate, 4 e dimanche après Pâques.

— Capitilacii, le Lave Chef, le Dimanche des Rameaux.

— carne létale, ou de carne levario , c'est le Dimanche de la Quinqua-

gésime, dans toutes les Églises qui commencent le jeûne du Carême au mercredi qui suit ce dimanche ; mais c'est le premier dimanche de la Quadragésime, dans l'Église de Milan et les autres qui, à son. exemple, n'ouvraient le jeûne qu'à ce dimanche-ci.

— Centurionis, le 5 e dimanche après la Pentecôte dans l'Église grecque.

— Chananea, le deuxième Dimanche de Carême.

Dominica Christi docenlis, le second dimanche après la Pentecôte dans l'Eglise grecque.

— Clavi, le Dimanche de la Passion, nommé à Lagny le Dimenche du

Clou. Gartul. de Lagny.

— Circumdederunt me , la Septuagésime.

— competentium, le Jour des Rameaux, où les catéchumènes obtenaient

la permission d'être baptisés le dimanche suivant.

— de Abrahame, le 3 e dimanche de Carême dans l'Église de Milan.

— de Amandis inimicis, 19 e dimanche après la Pentecôte.

— décima qùinta, ou de Zacchœo, dans l'Eglise grecque, le 2 e dimanche

après l'Epiphanie, ou Festum Architriclini ou des Noces de Cana.

— de Decem leprosis, le 3 e Dimanche de l'Avent dans l'Eglise grecque.

— de Divite et Lazard, le 22 e dimanche del a Pentecôte dans l'Église

grecque.

— de Duobus Cœcis, le 7 e dimanche après la Pentecôte dans l'Eglise

grecque

— de Filio vidute, le 20 e dimanche après la Pentecôte dans l'Église

grecque.

— de Fontanis, Dimanche des Fontaines, le quatrième dimanche de

Carême dans le Perche et ailleurs.

— de habente legionem, le 23 e dimanche après la Pentecôte, dans l'Église

grecque.

— de interrogante Jesum divite, le 12 e dimanche après la Pentecôte dans

l'Église grecque. Et avec jlurisconsulto au lieu de Divite, le 15° dimanche.

— de Jérusalem, le second dimanche de l'Avent.

— de Lazaro, le 5 e dimanche du Carême, à Milan.

— de Lignis orditis, le premier dimanche de Carême. Voy. Bohordicum.

— de lunatico, le 10 e dimanche après la Pentecôte , dans l'Eglise

grecque.

— de Modicum, le dimanche entre la Litanie Majeure (25 Avril) et

l'Ascension (Hampson. p. 86.)

— de Muliere habente spiritum infirmitatis, le Dimanche de l'Avent chez

les Grecs.

— de panibus, le 8 e dimanche après la Pentecôte ou, dans l'Église

latine, le Dimanche de la Mi-Carême.

— de Parabola régis, le 11 e dimanche après la Pentecôte.

— de Parabola seminis, le 23 e dimanche après la Pentecôte.

— de Parabola- vinea, le 13 e dimanche après la Pentecôte.

— de Pastor bonus, le second dimanche après Pâques.

— de Prodigo. Voy. Dominica Asoti.

Dominica de Quinque panibus et decempiscibus, le 8 e dimanche après la Pentecôte.

— de Quintana, le Dimanche de la Quadragésime.

— de Samaritana, 2' dimanche de Carême.

— de Traiisfyurutio/ie, le second dimanche de Carême, dont l'Evangile

contient l'histoire de la Transfiguration du Sauveur.

— de Venatione piseivm, le 18 e dimanche après la Pentecôte, dans

l'Eglise grecque.

— de rexutis a dœmone, le 5" dimanche après la Pentecôte, dans l'Eglise

grecque.

— de vocutis ad nuptias, le second dimanche de l'Avent.

— de Zacckao, dans l'Église grecque, le 2° dimanche après l'Epiphanie.

— Dum médium Silentivm, le dimanche dans l'Octave de Noël, ou le

premier dimanche après Noël. Introït.

— Duplex, le Dimanche de la Trinité, parce qu'il est en même temps

le premier dimanche après la Pentecôte. On le nomme aussi Dominica Benedicta, et Rex Dominicaiym.

— K.miidi, sixième dimanche après la Pentecôte.

— Etccarnalium, le Dimanche de la Quinquagésime.

— (ilii prodigi. Voj. D. Asoti.

— Focorum, le premier dimanche de Carême, ou des Brandons.

— Florum, le Dimanche des Rameaux.

— (jiiin/f'f i,i Domino, troisième dimanche de l'Avent. Introït.

— gaudti, [<■ .lotir de Pâques.

— Hosanna, le Dimanche des Rameaux.

— i ii Al'us, l 'ii Albis depositis, post Albas, le premier dimanche apiès

Pâques ou de la Quasimodo, ainsi appelé Dominica in Albis deposilis, parce que dans les premiers siècles de l'Eglise, les cathécumènes préparés au baptême déposaient en ce jour les vêtements blancs qu'ils avaient jusque là portés. L'Eglise reprend de même à partir de ce jour les vêtements de couleur.

— in Cupite Quadragesiiiiœ, en Béarn, Dimenche Cabée, le Dimanche

de la Quinquagésime.

— Indidgentiœ, le Dimanche des Rameaux.

— Jnferius, sous entendu Paschœ, un des dimanches après Pâques.

— infra oitavam Circumcisionis domini, dimanche entre le 1 er et le 6

Janvier. — Infra octavam Epiphanie, le premier dimanche après l'Epiphanie. — Infra octatam nalalis Domini, le dimanche après Noël.

— in Palmis, in Ramis, le Dimanche des Rameaux.

Dominica in Passione Domini, le Dimanche de la Passion, le cinquième de Carême. Cette expression s'entend quelquefois aussi de tous les dimanches de Carême.

— Jérusalem, sous entendu Lœlare, quatrième dimanche de Carême.

— Judica, cinquième dimanche du Carême ou Dimanche de la Passion,

dont l'Introït commence par ces mots : Judica me.

— lavantium capita, le Dimanche des Rameaux. Voyez Qapitilavium.

— Lœtare, le quatrième dimanche de Carême, dont l'Introït commence

par ces mots : Lœtare Jérusalem.

— Lucœ prima, secundâ, etc., chez les Grecs, les dimanches après

l'Exaltation de la Sainte-Croix, parce qn'on lit, ce jour là, l'Évangile de Saint-Luc. On en compte treize, dont le dixième répond a notre premier dimanche de l'Avent.

— duodecim Lucœ est, le troisième dimanche de l'Avent.

— Lucœ décima quinta, sive Zachœi, c'est le second dimanche après

l'Epiphanie, chez les Grecs, jour auquel on reprend la lecture de l'Evangile de Saint-Luc.

— Lucœ decimâ sextâ, sive Publicani et Pharisœi, le troisième dimanche

après l'Epiphanie, chez les Grecs.

— Mapparum Albarum, le Dimanche des Nappes blanches, le second

dimanche après Pâques.

— Matthœi prima, secundâ, tertiâ, etc. , c'est ainsi que les Grecs appellent

les dimanches après la Pentecôte, parce qu'on lit, ces jours là, l'évangile de Saint-Mathieu, divisé par sections ; il esta remarquer que le premier de ces dimanches répond à notre premier dimanche après la Pentecôte ; à la différence des dimanches après Pâques des Grecs, qui anticipaient d'une unité sur les nôtres.

— média Quadragesimae ou in média Quadragesima, le Dimanche de la

Mi-Carême.

— Mediana, le Dimanche de la Passion. Folcuin, dans sa Chronique de

Laube, l'appelle Mediana octava, peut-être parce que c'est le huitième dimanche, en commençant par celui de la Septuagésime ; mais la semaine qui précède immédiatement ce dimanche, s'appelait aussi Hebdomada Mediana.

— Mémento nostri, ancien Introït du quatrième dimanche de Carême

remplacé par : Rorate cœli.

— mensis Paschœ. Un compte de l'Hôtel de Saint-Louis, rendu à l'As-

cension de 1234, prouve que cette expression désignait le 4 e dimanche après Pâques, et que le mois de Pâques se terminait 35 jours après le Dimanche des Rameaux : Pro vadiis de XXV. diebus a Pascha Florida usque ad mensem Paschœ (D. Bouquet)

Si l'on compte 35 jours après le Dimanche des Rameaux on arrive au quatrième dimanche après Pâques. Ce dimanche s'appelait donc Dominica mentis Pascliœ, ou même simplement Moisis Paschœ. Dominica Mirabitia Domine, le second dimanche après Pâques.

— misericordiœ. C'est ainsi qu'avant le XII e siècle, les Latins appelaient

le quatrième dimanche après la Pentecôte, suivant M. Baillet.

— modo geniti, le premier dimanche après Pâques. Voy. Quasimodo.

— nota, xipmxii vsi, chez les Grecs, le premier dimanche après Pâques.

Voy. Antipascha.

— Oculi, troisième dimanche du Carême, dont l'Introït commence par

Oculi.

— Oliciiriim, le Dimanche des Rameaux.

— Outuis terra, deuxième dimanche après l'Epiphanie. Introït. Le

Dimanche de Zachée dans l'Église grecqne.

— ortAodoxiae, le premier dimanche du Carême dans l'Église grecque. (jsniiiiii ou Qstniitœ, le Dimanche des Rameaux.

— Paralytin 'chez les Grecs, notre troisième dimanche après Pâques,

qu'ils appellent le quatrième.

— pinguis, le Dimanche grassot, le Dimanche de la Quinquagésime.

— Populvs Sion, le second dimanche de l'Avent. Introït.

— jinsi Albas. Vovcz Dominica in A/bis.

— /msl Ascensum Domini; le dimanche dans l'octave de l'Ascension.

— poit Benedictionem indicti, le second dimanche après la Pentecôte.

Charte de 1260 ; Au mois de Juijn le Diemcnche après la Bénéiçon. Charte de 1314 : Le Dimenche prochain après la Béniçon du Lamlit .

— post focos, post ignés, le dimanche après les Brandons, ou le second

dimanche de Carême.

— post notmm annun, le premier dimanche après le 1 er Janvier.

— post oclavam Epiphiniœ, le second dimanche après l'Epiphanie.

— post oslensionem reliqitiarum, le second dimanche après Pâques.

— post saucta lumiita chez les Grecs, le premier dimanche après l'Epi-

phanie.

— post Strenas, le piemier dimanche après le premier Janvier.

— prima, secunda, tertia ante Natale Domini, le second, le troisième et

le quatrième dimanche de l'Avent, dans un vieux calendrier romain, cilé par du Cange, au mot Dominica.

— privilegiata, le premier dimanche de Carême.

— Publicani et Phariscei, chez les Grecs, le sixième dimanche après

l'Epiphanie.

— quacantalur : « Aspiciens a longe, Isti sunt Dies, Oculi, Judica, »

etc. Voy. ces mots.

DES DOCUMENTS DU MOYEN-AGE. 2l

Dominica Qvadragesimœ, le premier dimanche de Carême ou le Dimanche Béhourdi, Béhourt. Voy. Bohordicum.

— Quadraginta, le Dimanche de la Quinquagésime. Ainsi nommé du

premier répons des Matines. ,

— Quintana, Quintanœ, de Quintana, ou Quintana seul, le premier

dimanche de Carême, qui est le cinquième avant la quinzaine de Pâques.

— Ramis palmarum, Dominica Ramifera, Palmifera, le Dimanche des

Rameaux.

— refectionis, le quatrième dimanche du Carême.

— reliquiarum, le dimanche des reliques de saint Thomas de Cantorbéry,

le 8 Juillet.

— Reposita, le Dimenche Repus, ou Repnus, le Dimanche de la Passion,

ainsi nommé parce qu'en ce jour les images des saints sont voilées.

— Resurreclio, n'indique pas toujours le dimanche de la Résurrection ou

de Pâques ; l'expression désigne aussi quelquefois un dimanche quelconque de l'année.

— Rogationum, le cinquième dimanche après Pâques.

— Rosœ ou Rosata, le quatrième dimanche de Carême, ainsi appelé à

cause de la Rose d'or que le Pape bénit ce jour-là. Le Saint-Père adresse ordinairement cette Rose à la personne la plus qualifiée qui se trouve alors à Rome ou l'envoie à un prince étranger ou à un personnage considérable. On attribue cet usage au pape saint Léon IX. {Nouv. Traité de Diplom. t. V, p. 221, cf. p. 247.)

— Rosa (de) ou de Rosis, le dimanche dans l'octave de l'Ascension ;

soit parce que c'est le temps où les roses fleurissent, soit parce

qu'on jonchait autrefois de roses, à Rome, l'église où était la

station, lorsque le Pape allait y officier.

Dominicarum rex, le roi des Dimanches, le Dimanche de la Trinité, premier manche après la Pentecôte.

Dominica Samarilanœ, chez les Grecs, notre quatrième dimanche après Pâques

qu'ils appellent le cinquième.

— sancta, ou sancta in Pascha, le jour de Pâques.

— sanctœ Trinilatis, le Dimanche de la Trinité , le premier après la

Pentecôte. Il est quelquefois appelé le Roi des Dimanches.

— sponsaliorum, Dimanche d'Bspousailles, un dimanche auquel il est

permis de célébrer les noces.

— Surrexi, le Jour de Pâques.

Dominica araufo-foçxuvïirawç, ou adorandœ Crucis, le troisième dimanche de Carême, chez lez Grecs, qui adorent solennellement la Croix, ce jour là, et toute la semaine suivante, qui est leur quatrième semaine de Carême

Dominica Transfgurationis, le deuxième dimanche de Carême, ainsi nommé à cause de l'Evangile du jour, bien que la Transfiguration de N.-S. soit du 6 Août.

— trivm Septimanarum Paschœ, ou Paschatts , désignait le troisième

dimanche après Pâques. Cela se prouve, par le procès-verbal du parlement (qualifié à tort concile par le P. Labbe;, tenu à Paris l'an 1224 par le roi Louis VIII : pièce rapportée dans les preuves de l'Histoire du Languedoc, t. III, col. 93. Il y est dit que le légat Conrad fut introduit dans cette assemblée, Dominica Irtum septimanarum Pascha, pour recevoir la réponse du Roi au Pape, touchant la révocation des indulgences qu'il avait accordées à ceux qui se croiseraient contre les Albigeois. Or, l'auteur des Gestes de Louis VIII, nous apprend, que ce jour était le 5 mai, jour auquel tombait, en 1224, le troisième dimanche après Pâques. Ce dimanche, et celui des trois semaines de Pâques, sont donc la même chose. (Vovez Très septimanœ Pascha. On trouve aussi l'expression Dominica trium scptimmiarum Pcntecostes, pour laquelle nous donnerions une explication analogue; c'est-à-dire, que ces trois semaines commencent à la Pentecôte. (Art de vérif. les Dates). Vovez Très septimanœ.

— Tyrophagi, le Dimanche de la Quinquagésime, dans l'Eglise grecque,

où l'on donne le même nom à la semaine qui le précède. Après ce dimanche, les Grecs n'usent plus de laitage jusqu'à Pâques.

— KMffl D'iniini, le deuxième dimanche après Pâques, ainsi désigné

dans le Journal des Visites que Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine fit dans la province de Bordeaux, en 1291. [Editio Ver.eta concil., tom. XIV, p. 986.)

— vacants, ou vacat, c'est le nom qu'on donne, dans l'Eglise latine, aux

deux dimanches entre Noël et l'Epiphanie ; parce qu'ils sont toujours remplis par une fête ou une octave. Us sont différents des suivants.

— têtus, dans une charte citée par Carpentier 'Du Cang. Suppl.) dési-

gne le Dimanche de Pâques ou le Dimanche de la Septuagésime. voeisjucunditatis, le cinquième après Pâques.

— Zacchai, dans l'Église grecque, le deuxième dimanche après l'Epi-

phanie, dit aussi Festum Architriclini.

Dominica Matris festi citas, l'Annonciation dans le 9 e concile de Tolède.

Dominica vacantes, les dimanches qui suiveDt les samedis des Quatre-Temps et de l'Ordination ; parce que l'office de ces samedis se faisant autrefois la nuit , il ne restait pas assez de temps pour faire un office propre le dimanche matin. Ces dimanches étaient alors appelés Vacantes, parce qu'ils n'avaient point d'office propre.

Domini Corona Spinea, le 4 Mai ; à Meissen seulement io 2 Septembre. Les Cisterciens la fêtent le 11 août, les Dominicains le 7 Mai.

Domini inventio in templo, le 21 Février à Bresslau.

Dominicum, pour Dominica, dans quelques auteurs du Moyen-Age, comme Dominicum sanctum, le Jour de Pâques ; Dominicum secundum posl clausum Pascha, le troisième dimanche après Pâques.

Dominions Dits, le Jour du Seigneur par excellence, le Jour de Pâques. Les restrictions que M. Hampson propose à cette explication positive des auteurs de l'Art de vérifier les Dates ne paraissent pas fondées.

Dominike, forme allemande du latin Dominica, Dimanche.

Dominus dixit, la première messe de Noël.

Dominus fortitudo, Introït et nom du sixième dimanche après la Pentecôte.

Dominus illuminatio mea, Introït et nom du quatrième dimanche après la Pentecôte.

Dominus surrexit, le 27 Mai.

Dorentage, Dorlentage, le Lundi et le Mardi-Gras qui précèdent le Mercredi des Cendres.

Dormitio Sanclce Marine, l'Assomption de la Sainte-Vierge, le 15 Août. Dans plusieurs anciens calendriers, la fête du Repos de la Vierge se trouve placée au 18 janvier. Les Maronites conservent au collège de leur nation à Rome un calendrier syriaque, où il est parlé du repos de la mère de Dieu, au 21 du mois Tjbi, date qui répond au 16 Janvier.

Dormitio S. Johannis Evangelistœ, le 27 Décembre.

Drauschken montag, le Lundi de la Quasimodo, en Silésie.

Drei artzetag (le jour des trois médecins), le 6 Janv., d'après Zinkernagel; ou mieux le 28 juillet, jour des ss. Pantaléon (médcin) Nazaire et Celse.

Drei nœgel tag (le jour des trois clous), le second vendredi après Pâques.

Dreissigste tug miser Frauen (le 30 e jour de Notre-Dame), le 13 Septembre ; l'intervalle entre l'Assomption et l'Exaltation de la Croix a été nommé aussi Die dreissigste.

Ducasse (Fête de la) est la fête de la Dédicace. Voy. ce mot.

Dum clamarem, Introït et nom du dixième dimanche après la Pentecôte.

Dum médium silentimn, le dimanche dans l'octave de Noël, et celui d'après la Circoncision, lorsqu'il tombe la veille des Rois.

Duplex majus. Boniface VIII décréta que les fêtes des Apôtres,, des 4 évangélistes et des 4 docteurs (s. Grégoire, s. Augustin, s Ambroise, et s. Jérôme) seraient célébrées dans toutes les églises du monde avec l'honneur d'une double fête.

Bastermonath, Ostarmanod, Eosturmonath, le mois d'Avril chez les Anglo- Saxons, les Flamands et les Germains.

Eau changée en vin aux Noces de Cana, le 6 Janvier. Voyez Epiphanm.

Ecce advenit, le 6 Janvier.

Ecce Dev.s adjuvat, Introït et nom du neuvième dimanche après la Pentecôte.

Eauclio Christi ex Aegypto, le 11 Janvier; en Brandebourg seulement le 19 lévrier. Inductio in Aegyptum, le 11 Février en Brandebourg.

Eduxit Dominus, le dimanche après Pâques.

Eduxit eos. Vendredi après Pâques.

Effairies de Pâques (Les). Les cinq jouis qui séparent le Dimanche de Pâques du Dimanche de Quasimodo. Voj. Feriatia Paschœ.

Eger, Egri {Dies). On considère ces mots du Moyen-Age, comme une traduction erronée des sigles Dies Aeg. abréviations de Dies Mgyptiaci, les jours funestes ou malheureux. Voy. JEgyptiaci Dies.

Ei/o autem cum justitia. Vendredi après Reminiscere (2 e dimanche de Carême).

Ego autem in Domino, le mercredi après Oculi (3 1 ' dimanche de Carême).

Ego clamavi, le mardi après Oculi.

Ego sumpastor bonus. Le second dimanche après Pâques.

Egressio Noe ex arca. le 28 Avril.

Ember ou Embrong days ; littéralement jours des Cendres, c, à. d. de mortification ; en Angleterre ; le même que nos Quatre-Tenips.

Encaenia, le jour de la Consécration du Temple, le 25 Décembre.

Enfant Prodigue (L'), le samedi de la seconde semaine de Carême.

Epipanti, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

Epiphauia, TMophania, Epiphanie, le jour des Rois, en vieux français, la Tipkaine, Tiphame, Tiéphaine, Tkiéphanie, ctc Noms qui ont aussi été donnés au jour ae iNoël, mais lus rarement dans ces derniers siècles, à moins que le nom de PToSl n'y soit ajouté ainsi : la Thiphainede Noël. On a encore appelé l'Epiphanie, Apparitio, l'Apparition de notr>' Seigneur, qui se fit alors connaître aux hommes, et Festum stellœ, la Fête de l'Etoile.

Les Fêtes des Rois, de l'adoration des Mages, de l'Eau changée en vin aux Noces de Cana et du Baptême de Jésus-Christ, se célèbrent en un même jour le six Janvier. La Fête de Noël s'est toujours célébrée le 25 décembre en Occident. Mais en Egypte et en Grèce, du moins dans les premiers siècles , on l'a aussi célébrée avec l'Epiphanie, le 6 Janvier.

Episcopatus puerorum, le 28 Décembre.

Epvlarum Sancti Pétri Festum ou Dies, la chaire de Saint-Pierre, à Antioche, le 22 Février ; jour auquel les Païens faisaient de grands repas sur les tombeaux de leurs parents, ce qu'ils appelaient cara cognatio ou carislia. On permit aussi aux Chrétiens de célébrer, ce jour-là, des Agapes, ou banquets religieux, en l'honneur de Saint-Pierre. On a appelé cette fête la Saint-Perchery. Paul IV en a transféré la célébration au 18 Janvier. Voy. Cathedra Sancti Pétri.

Era. Ce mot désigne généralement l'Ere d'Espagne qui commence 38 ans après l'Ere chrétienne. Il parait cependant que le mot a été pris quelquefois même

en Espagne, comme désignant une année quelconque de l'Ère de la Nativité. C'est du moins le sentiment des Bénédictins. Voy. Concile d'Aragon, de 1062.

Esto mihi, Introït du Dimanche de la Quinquagésime.

Europae festorum sancta, le 20 Avril. (Voy. Hampson, Gloss., p. 123).

Euiav.les, ou Entoiles, pour Octave. Dans le Cartulaire de Saint-Pierre-du- Monl : ce fut fait l'an que li militaire corroit par M et CC et LX et XIII ans, lou lundi après les Eutaules de la Pentecosle. Une épitaphe, gravée sur une tombe, à la cathédrale de Metz, porte : Cy gist li Sires Jehans de Raigecourt, chanoines et coustre de sayans, et prévos de S. Salvour. Qi morut lou j or desEutales S. Annes, per MCCC et XLVIII ans. Prieis por lui. AmeD.

Evangelium Chananeœ, le troisième dimanche de Carême.

Evangelismi Festum, 5° dimanche après Pâques.

Exaltatio sanctœ Crucis, fête fixée au 14 Septembre, dans l'Église grecque, comme dans l'Eglise latine. On prétend, sur la foi des actes de sainte Marie égyptienne, que cette fête se célébrait, avant que l'empereur Héraclius eût reporté, à Jérusalem, la vraie Croix qu'il avait recouvrée sur les Perses, l'an 628. Ce qui est certain, c'est qu'à Jérusalem on célébrait, le 14 .Septembre, l'anniversaire de la Dédicace de l'Eglise de la Résurrection, bâtie par sainte Hélène , et qu'en ce jour on adorait la vraie Croix.

Exaudi Domine, Introït du dimanche dans l'octave de l'Ascension, ou du sixième dimanche après Pâques.

Exaudivit de teinplo, lundi et mardi après Rogate (5 e dimanche après Pâques).

Exceptio reliquiarwm S. Dionysii cum sociis ejus, le 15 Juillet.

Ex ore infantium, le 28 Décembre, à partir de 1573.

Expecta Dominum, le Mardi après Judica (5 e dimanche de Carême).

Expectatio B. Maria, la fête de l'Expectation de la sainte Vierge, ou de l'attente de sa délivrance ; le jour qu'on chante la première des antiennes appelées les 00 de l'Avent. C'est le 18 Décembre, et, en quelques églises, le 16 du même mois, comme à Paris, où il y a neuf antiennes, tandis qu'il n'y en a que sept, dans les églises où la fête de l'Expectation se célébrait le 18 du même mois.' Voy. Oléries.

Exurge, Domine, Introït et nom du Dimanche de la Sexagésime.

Exurge, Domine, quare obdormisti, le 4° dimanche de l'Avent.

Exultate Deo, le mercredi des Quatre-Temps après l'Exaltation (21 Septembre).

Fac mecum, Domine, le vendredi après Oculi (3° dimanche de Carême). Factus est Dominus, Introït et nom du second dimanche après la Pentecôte. Felicissimus Dies, le jour de Pâques.

Femme adultère (La), le samedi de la troisième semaine de Carême

Fenal, Fenel, Fenaud, Fenou, Fenoul, Fenail, Fenereck, Fenalmois, la fin de juin et le mois de juillet, époque de la Fenaison, dans les Flandres.

Fenels [S. Pierre des . Le jour de s. Pierre et des. Paul, 29 Juin, dans la saison des foins.

Feria. Ce mot a eu deux sens. Il a signifié Férié, et désigné les jours de la semaine ; il a signifié également Foire. Nous séparons les expressions diverses qui se raporlent à ces deux significations.

Feria a été quelquefois remplacé par Forcnsis. (Voir ce mot.)

L'usage s'introduisit d'appeler Fériés les six jours de la semaine ordinaire, bien qu'ils ne soient pas fériés, parce qu'on nomma d'abord ainsi les six jours de la semaine de raques, lesquels étaient réellement chômés et exempts de tout travail, comme le dimanche.

Feria prima, est le dimanche.

— secunda, » lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi.

— ad Angelum, le mercredi des Quatre-Tems de l'Avent; parce qu'on chante ce jour-là l'évangile Missus est .

— Aléa, \<- Jeudi-Saint.

— bona sexto, le Vendredi-Saint; — Septima, le Samedi-Saint.

— caeci Httti } le mercredi après le Dimanche de Lsetare (4° dimanche de Carême).

— introduxit nos Dominus, le lundi de Pâques.

— judicii extremi, le lundi après Invocavil (premier dimanche de Carême").

— largum sero, le 24 Décembre.

— magnificat, le jeudi après Oculi (troisième dimanche de Carême).

— magni Scrutinii, ou Sancti Scrulinii, le mercredi de la quatrième semaine de Carême, où l'on commençait l'examen des catéchumènes qu'on devait admettre au baptême, dix-huit jours après.

— quarto cinerum, le Mercredi des Cendres.

— quar/a major, ou magna, le Mercredi-Saint.

— quinla major, ou magna, le Jeudi-Saint.

— Salué popu/i, le jeudi après Oculi, troisième dimanche de Carême.

— secunda major, ou magna, le Lundi-Saint.

— septima major, ou magna, le Samedi-Saint.

— sexta major, ou magna, le Vendredi-Saint.

— lertia major, ou magna, le Mercredi-Saint.

tertia,

quarto,

quinla,

sexta,

septima,

Fera Lignini, mauvaise leçon des Fontes rer. Austr. de Tafel et Thomas (t. XII, Doc. Vénitiens, t. 1, p. 385.) Obligation contractée à Venise par les barons français en 1202 — est pour Feria Lagnini la foire de Lagny, une des foires de Champagne, et n'a aucun rapport avec un Saint-Linguin, d'ailleurs fort incertain.

Feria Valida, la Foire Chaude, en Champagne ; c'est la foire de la s. Jean- Baptiste, à Troyes, le 24 Juin.

— Frigida, la Foire du 1 er Octobre, à Trojes. L'une des célèbres foires de

Champagne, comme la précédente.

— Prati, la Foire du Pré ou de la Prairie, désigne dans les documents normands du XIII e et du XIV e siècle, et particulièrement dans les documents du diocèse de Caen, le 9 Octobre ou Fête de s. Denis, jour auquel se tenait une grande foire dans la prairie de Caen. C'était une époque de paiement très fréquemment indiquée. (C te de Bourmont, Bill, de VEc. des chart. 1880, p. 457.)

Ferialia Paschœ. Il faut entendre par là les jours compris entre Pâques et la Quasimodo. Dans le compte de l'an 1202, publié par Brussel à la suite de son Examen de l'usage des fiefs, on lit (t. II, p. cevi) : Pro VII balistariis equUibus a quinlana usque ad diem Mercurii ferialium Paschœ de XLV diebus, etc. Le quarante-cinquième jour après le premier dimauche de Carême (Quintana) est bien le mercredi de Pâques ; il ne peut donc y avoir aucun doute sur l'expression dies Mercurii ferialium Paschœ. On trouve dans le même compte, le samedi de Pâques appelé dies Sabbati ferialium Paschœ.

Ces dénominations, à vrai dire, ne présentent pas de difficulté ; mais il n'est pas "inutile d'en rapprocher une locution analogue, qui est peut-être beaucoup moins connue quoiqu'elle est ait persisté beaucoup plus tard. Nous voulons parler du mot effairin ou effarie employé deux fois dans un livre d'heures manuscrit qui avait appartenu à une famille originaire du Mans, domiciliée ensuite à Laval. Les chefs de la maison en avait fait un véritable registre d'état civil, où chacun d'eux, successivement, inscrivait les mariages, les naissances et les décès de ses proches. Voici la daté de l'un de ces actes : Le mardi des effairies de Pasques, 22 e jour d'apvril, l'an mil cinq cens unze ; en 1511, Pâques répond au 30 avril, et par conséquent le mardi des effairies de Pâques désigne le mardi de Pâques, de même que dans le compte de 1202 le mercredi de Pâques est désigné par les mois dies Mercurii ferialium Paschœ. Que les effairies se rattachent naturellement aux fériés, on n'en peut pas douter ; mais il ne faudrait pas les confondre ; car la première férié désignait invariablement le dimanche, tandis que, dans une autre date tirée de ce même livre d'heures, les mots premier effarie s'appliquent nécessairement au lundi de Pâques : Le 20 d'apvril 1609, entre Pasques et le 1 er effarie...; en 1609, Pâques tomba le 19 avril, et c'est la nuit du dimanche au lundi de Pâques qu'on a voulu évidemment désigner par cette formule de date. {Annuaire de la Soc. de l'hist. de Fr. 1852, p. 30-32.)

Festa Paschalia.. « Les auteurs ecclésiastiques, grecs et latins, dit M. de

» Marca {Histoire de Béarn, p. 803), depuis mille ans, ont appelé les Irois » solennités, de la Nativité, de la Résurrection et de la Pentecôte, les fêles Pas- « châles ou les jours Paschals, soit à l'exemple des Juifs, qui nommaient Pâques n les trois principales solennités de l'année, la Scénopégie, les Azimes et lu Pen- » tecôle, qui était la fermeture ou le dernier jour de la cinquantaine après le » dernier des Azymes ; soit en conséquence, peut-être, de ce que, par le synode » d'Agde et par les Capitulaires, il fut ordoené à tons les fidèles de communier » aux trois fêtes de Pâques, de la Pentecôte et de ia Nativité, comme il élait » ordonné auparavant de conférer le baptême aux fêtes seules de Pâques et de la » Pentecôte... auxquels jours l'usage ajouta depuis, celui de la Nativité, pour la » célébration du baptême solennel, comme il était affecté pour la communion. »

Fesle. Voy. Fôte.

Feslivitas beata Anna 1 , matris S. Maria, 26 Juillet.

Festivitas Dominica Matris, l'Annonciation, au neuvième concile de Tolède.

Festorum omnium melropolis, le 25 Décembre.

Festum. Voy. aussi les mots Festa, File, Festirilas, et indépendamment des indications suivantes, le second mot complétant le sens, comme : Angclorum , Animarurn , Apostolorum , Architrirlini , Asinorum , Brancheriurum, Coronœ Càristf, Coronœ Domiai, etc.

Festum Aqnetis secundo, l'octave de la fête de Ste-Agnès, le 28 Janvier.

— a vineuUl Pétri, la fête de s. Pierre aux liens, le 1 er Août.

— Aximonm, le jour de Pâques.

— Ca/endarum, dans une charte de Marseille, semble être le jotirde Noël,

fête que les Provençaux appellent encore aujourd'hui Calènes. Voyez Festum Calendarvm au mot Kaleiidœ.

— calicis, ou Natalit calicis, le Jeudi-Saint, en commémoration de

l'institution de l'Euchoristie.

— Campa itarum, en quelques provinces, le25 Mars, peut-être, disent les

Bénédictins, parce que on sonnait beaucoup de cloches, à cause de la fête de l'Annonciation.

— Candelarum, Candelosœ, la Chandeleur, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Catenarum S. Pet ri. La fête de s. Pierre aux liens, le V Août.

— CAristi, Noël, suivant la Chronique Anglo-Saxone.

— compassionis, ou scplem dolorvm B. Maria. Le vendredi après le

dimanche de Juii/ate 'voy. ce mol), à Cologne, en Angleterre et en Italie ; — le vendredi avant la Pentecôte à Lubeck ; — le mercredi de la semaine de la Passion en France.

— Conceplionis sancti Joannis Baptista, le 20 Septembre, à Limoges ; le

24 Septembre, d'ap. Hampson.

— corporis Christi (La Fête-Dieu). Voyez Corpus Christi.

— Corona. Voy. Corona Christi, etc.

— de Clavis Domini. Voyez Festum Corona Christi.

Festum Dei, Fête-Dieu. Voy. Corpus Christi. La Fête-Dieu, ou Fête du Saint- Sacrement, dite aussi le Sacre du Corps de Dieu, la Saint- Sauveur, en latin Corporis Christi Festum. Voy. ces mots.

— de Nomine Jesu, le 15 Janvier chez les Dominicains ; le 15 Mars à

Meissen.

— Divisionis, ou de Dispersione Apostolorum, jour auquel les Apôtres se

séparèrent pour aller prêcher l'Evangile dans le monde. Cette fête est marquée, par plusieurs martyrologes, au 15 Juillet ; et au 14 du même mois, dans un manuscrit de Saint- Victor de Paris.

— Evangelismi, cinquième dimanche après Pâques. Cette fête, où l'on

honore le commencement de la Prédication de J.-C, était autrefois fixée, en plusieurs lieux, au 1 er mai.

— festorum. Le Jour de Pâques.

— Herharum, l'Assomption de la Sainte-Vierge.

— Hypapantes, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Hypodiaconorum, ou Suldiaconorum, fête des sous-diacres, le premier

de l'an, dans quelques églises, ou le jour suivant ; dans d'autres, à la fin de l'année.

— incarnationis Verbi. L'Annonciation.

— innocenlum., le 28 Décembre.

— instrumentorum Dominiez Passionis ; F. Lanceœ Domini. Voyez Festum

Coronœ Christi.

— inventionis capitis S. Johannis. Le 24 Février.

— luminarium. L'Epiphanie.

— Luminum, la Chandeleur, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— B. Maria de Nive. Sainte Marie-aux-Neiges , que l'Eglise romaine

célèbre le 5 Août. Voyez pour les explic. S. Maria ad Nives.

— B. Mariœ de Victoria. Voyez <S. Maria de Victoria.

— Magorum, l'EpipbaDie.

— nivis. Le même que Festum B. Mariœ ad nives. (Voy. ce mot).

— nominis Jesu. Le 7 Août.

— obdormitionis B. M. Virginis. L'Assomption.

— Occursus, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

— Olivarum, le Dimanche des Rameaux.

— omnium Sanctorum, fête de tous les Saints, la Toussaint, 1 er Novembre;

le premier dimanche après la Pentecôte, chez les Grecs. Orthodoxiœ, le deuxième dimanche de Carême dans l'Église grecque.

— ovorum Le samedi qui précède le Mardi-( Iras.

— Palmarum, le Dimanche des Rameaux.

— passionis dominicœ imaginis. Le 9 Novembre.

— passionis Pétri, le 29 Juin, jour des ss. Pierre; Paul

Festum patefactionis Christiin monte Thabor. La Transfiguration de Notre- Scigneur, le 6 Août.

— primitiarum, le 1 er d'Août, dans la Chronique saxonne d'Angleterre.

— primitivum, le 1 er Août.

— principis aposlolorum. La fête de s. Pierre aux liens.

— relevationis S. Stephani. Le 3 Août.

— religuiarum ; à Paris, la Fesle des Reliques est la fête de la réception des

reliques de la Passion à la Sainte-Chapelle. On la célébrait le 30 Septembre. Bibl. nat. mss. suppl. français n° 218 à l'an 1322. (Annuaire de la Soc. de l'ffist. de Fr. 1851. p. 34.)

— religuiarum et armorum (depuis 1354), le vendredi après Quasimodo

(premier dimanche après Pâques).

— religuiarum ecclesia B. Pétri Exoniensis, 22 Mai.

— roSarii B. Maria ; la même que Festum B. Maria de Victoria.

— sacrosancti Sacramenti. Vov. Corpus Christi, la Fête-Dieu

— tanctificaliiniis Deipara. La Nativité de la Vierge, 8 Septembre.

— //. Maria de Xavicella, la fêle de la dédicace de l'église de Sainte-Marie

de la Navicella à Rome.

— S. Pétri Epularum. Voy. Cathedra S. Pétri.

— sancti Régis, en Hongrie, la fête du roi Saint-Etienne, qui tombe le 2

Septembre.

— S. Simeonis, le 2 Février. Voyez Hypapanli.

— Sancti Spiritus. La Pentecôte.

— Sanctorum Maria et Filiastri. Filiaster, ou Filius sororis, désignerait,

suivant Du Cange (t. III, 293, s. Jacques, frère du Sauveur, et la fêle dont il est ici question tomberait le 14 des Cal. d'Août, ou le 19 Juillet. Mais Cf. Hampsou, p. 163.

— sanguinis Christi, peut être le même que Festum passionis dominica

imaginis (Vov. ce mot;. Elle était célébrée le 19 Juin, d'après un missel de Bàle de 1480 ; la Reportatio sanguinis, le 3 Juin, d'après un missel d'Hildesheim de 1491.

— septem Fratrum, le 7 Juillet, dans un calendrier de Metz.

— septem gaudiorum S. Maria, le 23 Septembre.

— spasmi S Maria. Voy. Compassion de la Vierge.

— septuaginta duorum Christi Discipulorum, le 15 Juillet, qui est aussi

le jour consacré à la fête de la division des Apôtres : ce qui a peutêtre donné lieu, à l'auteur du Martyrologe français de rapporter la fête des soixante-douze disciples au 4 Janvier, comme les Grecs, qui la célèbrent ce jour-là.

— Stella, le 6 Janvier. Voyez Epiphania.

Festum Stultorum, la fête des Fous, le premier jour de l'an, eu plusieurs villes.

— Translations Jesu, dans le testament de Rotherham, évèque d'Yorck,

en 1498, est la même fête que la Transfiguration que nous célébrons le 6 Août. C'est peut-être une faute pour Festum Transfigurationis.

— SS. Triniiatis. Il y en avait deux : l'une le premier dimanche après la

Pentecôte ; l'autre, le dernier. La première s'appelait Trinilas œstivalis.

— trium regum. La fête des Irois rois [de Cologne] ; nom de l'Epiphanie.

— Valletorum, la fête aux Varlets ; le dimanche après la Saint-Denis, fête

qui se célèbre le 9 Octobre.

— visitalionis occisorum a Tartaris Sendomiriae. Fête instituée par

Alexandre IV ; célébrée le 2 Juin.

Fête aux Cornets, ou le Quarel saint Gentien, 7 mai, veille de la translation des reliques de s. Gentien, à l'abbaye de Corbie. Ce jour, après les vêpres, ceux des habitants de Corbie, qui tenaient de l'abbaye, à demi-cens, certaines portions de terres appelées quadrelli, (d'où est venu le nom de quarel), montaient à cheval, se rendaient à la porte de l'abbaye, chacun une corne de bœuf à la main ; la parade faite, et les cornes remplies de vin, la compagnie s'en retournait en chantant. De là, le nom de Fête aux Cornets, donné à cette cérémonie.

Fête aux Normands (La), le 8 Décembre, Fête de l'Immaculée Conception.

— de la Croix de Mai. Invention de la Sainte-Croix , le 3 Mai. Voy. aussi

Exaltation de la Sainte Croix, 14 Septembre.

Fête-Dieu. Voy. Corpus Christi.

— des Anes, Fête des Fous. Ces fêtes grossières, trop longtemps tolérées par

l'Église pour amuser le peuple, avaient lieu le 1 er Janvier, à la Circoncision (Fête des Fous) et le 14 Janvier (Fête des Anes).

— des Merveilles, ou Fête des Miracles, le lundi avant la fête de la s. Jean-

Baptiste du 24 Juin ; (charte du comte de Savoie de 1312), abolie en

— du Sacre de NoUre Seigneur; Feste du sacre du Corps de Nostre Seigneur. C'est la Fête du Saint-Sacrement ou la Fête-Dieu. Voy. ces mots.

Florum alque Ramorum Dies, ou Festum, le Dimanche des Rameaux.

Focorum Dies, voy. Brandones, le premier dimanche de Carême. Voy. Buree, Borda, Brandones.

Fonts bénis (Les). Le Samedi-Saint; jour où l'on bénit les fonds baptismaux, jour qui était le véritable commencement de la nouvelle année. On connait une charte passée à Béthune, le 5 avril 1539 « après les Fonts Bénis. » Mercure de France, 1736. Juin, p. 111.

Forensis employé quelquefois pour Feria. On trouve, dans Ludewig, des chartes datées Forensi IIII, Forensi V- C'est le mercredi et le jeudi. » Anno » Domini 1415, currente Forensi 4°, ante Dominicain Palmarum, quae eratdies » 20 Martii, etc. » Reliquiœ tnss. t. VI, p. 131. Voy. aussi p. 147-154.

Franciscani septem. Fête en commémoration de 7 Franciscains tués par les Surrazins en 1221.

Frassnaendag, Frassgerdag , le lundi, le mardi de la Quinquagésime.

Frereld Freols, littéralement la fête du passage ou du voyage ; nom anglosaxon de la Pàque.

Gang days, littéralement les jours d j promenades de procession ; les Rogations. De même en Allemagne Gangnoche, Gang tage.

Gaudeamus ornnes, le 29 décembre ;Thomas, évêque de Cantorbérv).

Gaudete in Domino, Introït et nom du troisième dimanche de l'Avent.

Geiler montag, le lundi de la Quinquagésime.

Genethliacus dits Constantinopolitanœ Uriis, la Dédicace de la ville de Constantinople, le 11 Mai.

Genlien Fête du Quarel S.), en Picardie. Vov. Fête aux Cornets.

Geskcrcch, Ghieskerec, Ghiesquière, Gaschière. Jasciire, Giserec/i, Jusserech, et, parait-il, Juseris, désignent dans les chartes flamandes le mois de Juin, (et non Août comme avait dit Du Cange), le mois des Jachères. (M. Emile Gachet, Rech. sur les noms des mots, p. 17.)

Giouli, Giuli, nom donné par Bède [De ratione lemporurn, Cap. 13.) aux deux mois de Décembre et de Janvier, parce que, dans l'année luni-solaire des anciens Anglo-Saxons, le solstice tombait tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre de ces deux mois. JE 'fiera geola, désignait le mois de Janvier chez les Anglo-Saxons.

Godeis Sunday , littéralement le jour de Dieu ; le jour de Pâques.

Good Friday, Good Thursdai/. Le Vendredi-Saint ; le Jeudi-Saint. On trouve aussi en Allemagne des expressions analogues : Guter Donnerstag ,\e Jeudi-Saint; Guter Freiti/g, le Vendredi-Saint ; Gute mitlrvocher, le mercredi de la semaine sainte.

Grosser sonntag in der vasten, le grand dimanche du Carême , ouïe dimanche d'Invocavit, premier dimanche de Carême.

Gula Augitsti. La Gule ou Goule d'Aoust. La Saint-Pierre en Goule Août, au commencement d'Août. Le 1 er Août, qui est la Saint-Pierre-aux-Liens.

Halens legionem. Voy. Dominica de habente legionem.

Halcyon days. Les 7 jours avant, et les 7 jours après le solstice d'hiver, dans Bède.

Halegmonath, Halimgmonath, le mois de Septembre dans Bède.

Haost. Haoust-Maend, Hueslen, le mois d'Août dans les documents flamands.

J/asta Christi Festum. Voj. Festum Coronœ Christi.

Hebdomada Alba, Albaria ou in Albis. La semaine qui suit Pâques ou la Pentecôte.

— Authentica, la Semaine-Sainte.

— Casla, la semaine où commence le Carême.

— Crucis, la Semaine-Sainte.

— Crucium, la semaine des Rogations, ou semaine des Processions.

Voj. ce que nous avons dit au mot : Les Croix Noires.

— de Excepto. La dernière semaine de l'Avent.

— Duplex. Yoy. Hebdomada Trinitatis.

— Expectationis, la semaine d'après l'Ascension, qui rappelle l'Attente

de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.

— ferialis, la Semaine-Sainte.

— Indulgentiœ, la Semainte-Sainte.

— laboriosa, la semaine de la Passion.

— Magna, la Semaine-Sainte. On donnait aussi ce nom à la semaine

avant la Pentecôte.

— Mediana Quadragesimœ, la quatrième semaine de Carême, celle

qui précède la Passion.

— Muta, la Semaine-Sainte : parce qu'on ne sonne point les cloches

durant ses trois derniers jours, du Jeudi au Samedi-Saint.

— Pœnalis, Pœnosa, la Semaine-Sainte, la semaine Peneuse.

— Palrnarum, la Semaine-Sainte, la semaine qui suit le Dimanche

des Rampaux.

— Sacra, la semaine avant Pâques, et aussi la semaine qui précède la

Pentecôte.

— Trinitatis, la semaine après le dimanche de la Trinité, appelée

aussi Hebdomada Duplex, parce qu'elle est en même tems la semaine du premier dimanche après la Pentecôte. Hebdomada Grœcœ. Les semaines des Grecs sont composées comme les nôtres de sept jours ; mais il y a cette différence que le Dimanche est souvent le dernier jour de leur semaine, tandis qu'il est toujours le premier dans l'église latine. Ceci mérite une grande attention par rapport aux dates. Le nom d'une semaine ne se tire pas toujours, chez les Grecs, du dimanche qui la précède. Dans certains temps de l'année, il se prend du dimanche qui la suit, et qui en est comme la fin. Ainsi la première semaine de Carême dans le Calendrier grec, est celle qui •précède le premier dimanche de Carême, et dans laquelle se trouve, compris notre jour des Cendres. La semaine de la Passion n'est pas comme chez nous la semaine qui suit la Passion, mais la semaine qui précède le Dimanche de la Passion. De même la semaine des Rameaux dans l'église grecque est la semaine qui se trouve avant et non après le Dimanche des Rameaux, notre Semaine-Sainte. — Voici un exemple intéressant, qu'il est à propos de rapporter au sujet de cette dernière semaine : Il est positif que Constantinople fut prise par les Français , le 12 avril

1204, qui était le lundi de la Passion, notre lundi de la semaine de la Passion. Or, on lit dans Ville-Hardouin, que Constantinople fut prise par les Français le Lundi de Pâques Flories. Cette expression a trompé quelques auteurs, qui, faute de faire attention que Ville-Hardouin comptait les semaines à lu grecque, ont cru qu'il désignait par là le lendemain des Rameaux (lundi 19 Avril), tandis qu'il désignait le lundi de la semaine précédente (le lundi de la Passion), qui effectivement tombait le 12 Avril en 1204.

La semaine qui suit les Rameaux, ne s'appelle pas cependant chez les Grecs la semaine de Pâques, mais bien la Semaine-Sainte, comme parmi nous.

On voit par là que les semaines quadragésimales des Grecs ne répondent point à celle des Latins, quoiqu'elles soient en même nombre précisément que les nôtres. Il n'en est pas de même des semaines qui sont entre Pâques et la Pentecôte : elles ne prennent point leur nom du Dimanche qui les termine. La semaine, par exemple, qui vient après l'Octave de Pâques, s'appelle, dans l'Eglise grecque comme parmi nous, la seconde semaine après Pâques ; mais le dimanche suivant, qui est notre second dimanche après Pâques , se nomme parmi les Grecs le troisième, et ainsi des autres, en sorte que les Grecs comptent sept dimanches entre Pâques et la Pentecôte, celui de Pâques compris, et autant de semaines. Après la Pentecôte, ils recommencent à compter le dimanche pour le dernier jour de la semaine. Cependant, par une contradiction singulière, les Grecs ont l'habitude d'appeler en tous temps, comme nous, le lundi, le second jour de la semaine, le mardi le troisième, et de même des suivants. (Art de vérif.)

Hcbdomas Diacœnesima, la Semaine du renouvellement ; c'est la première semaine de Pâques, chez les Grecs.

Ileilthumfest. Voyez Festum reliquiarum .

Ilerbarum Festum, l'Assomption de la Sainte-Vierge, 15 Août.

Herbitsmanoth, le mois de Septembre dans Eginhard.

Heumonath, Heumonet. Hemimanoth, IIoumanod,\e mois de Juillet, ou le mois de la Fenaison, chez les nations germaniques.

Heylmonalh, Helmonat, le mois de Décembre, dans les doc. germaniques.

Hlafmas (en anglais moderne Lammas), littéralement la messe du pain. Le I e Août.

Hodie scitis, la veille de Noël.

Hotting. La veille de l'Epiphanie. La procession du Holling, à Brough, en '\Vestmoreland, est une sorte de Festum Stella, en mémoire de l'étoile qui guida les Mages en Orient. Le Holling (ou holy tree, littéralement arbre sacré) est un frêne.

Hoke day, le jour des mystifications, le second mardi après Pâques.

Huitiève de S. Jean, Huitiève de S. Martin ; Octave de s. Jean, Octave de s. Martin et ainsi des autres.

Hypodiaconorum, ou Subdiaconorum festum. La fête des Sous-Diacres; le 1 er ou 2 e jour de l'an.

Hypapanti, hypapantes, hypantc du grec Iiranravré, en latin Occursns ; en français, Rencontre ; fête de la Présentation de N.-S. J.-C. au Temple, où se rencontrèrent le vieillard Siméon et Anne la prophétesse : Festum S. Simeonis, F. Candelariœ, F. S. Maria Candelariœ, F. Candelosœ, Candelarum, F. luminum, la Chandeleur ; en quelques provinces, la Chandeleuse ; communément la Purification de la Sainte -Vierge, que nous célébrons, le 2 Février.

Idus, les Ides. Le 15 en Mars, Mai, Juillet et Octobre ; le 13 dans les autres mois.

Iduum (Caput) ; le jour où l'on commençait à compter par les Ides, le 8 des Ides ; c'est-à- dire le 8 du mois en Mars, Mai, Juillet et Octobre ; le 6 dans les autres mois.

Hlatio S. Mariœ, comme Prœsentatio S. Mariée. On lit dans un missel de Hambourg de 1509 : « Festum prsesentationis Marias peragitur dominica sub octava Martini, quae, si in dominicain incidat, octava anticipatur sabbato. »

Immaculée Conception (L'), le 8 Décembre.

Incarnatio herilis. L'Incarnation du Seigneur.

Incarnation renouvelée. Cette expression indique, dans les pièces où on l'emploie, que le commencement de l'aimée y est pris au 25 Mars. Voj. ci-dessus, col. 22.

Inclina aurem tuam, Introït et nom du quinzième dimanche après la Pentecôte.

In Deo laudaio, le lundi après le Dimanche Oculi.

Indictum, la foire du Lendit, établie à S. Denis, cd France, par Charles-le- Chauve, suivant Guillaume de Nangis. Elle commençait, anciennement, le Mercredi de la seconde semaine du mois de Juin : Et nundinas mauca, m ptatœa q%œ indictum dicitur, quolibet anno, in secundâ qnartâ fend junn fieri institua. On voit des chartes anciennes, datées d'avant ou d'après le Lendit.

Urbain II, étant à Angers, en 1096, établit aussi un Lendit en cette ville, pour l'anniversaire de la dédicace qu'il y avait faite de l'église de S. Nicolas, le dimanche de la Septuagésime, 10 février, de cette année . ConsUtuit etiam, dit le comte Foulques le Rechin, idem apostolicus, et edic.to jussit , ut m eodem termino quo dedicalionem feceral, Indictum puèlicum celebraretur uno quoque anto apud S. Nicolaum. (Chronique d'Angers^ ap. Martène, Thés. Anec, tcm. III, cd. 1381). L'incendie du pont d'Angers est daté de l'an 1145, Sabbato post indictum, c'està-dire 16 Février. Voy. Bénéisson.

Inductio in JEgyptum, le 11 Février. Voj. Fductio Chnsti ex JEgyfto.

Indulgenliae Dies, le Jeudi-Saint.

In exeko throno, Introït et nom du premier dimanche après l'Epiphanie.

Infernus factus est, le 13 Février,

In medio eccUsiee, le 27 Décembre.

In nomine Jesu, le mercredi après le Dimanche des Rameaux.

Instrumentorum Dominicœ passionis festurn. Voy. Coronœ christi festnm. Interroqans Jettm dites. Voy. Dominica de Interroganle, etc. Intrantes ou Exeuntes Dies. Les derniers et les premiers jours du mois à l'époque où l'on divisait le mois en deux quinzaines. Voy. Mentis intrans. Intret oratio mea, le samedi après Invo.mvit, premier dimanche de Carême. Introduxit nos Dominus, le lundi de Pâques.

Inventio capitis S. Johannis prœcursoris . Le 24 Février, dans le martyrologe de Bède.

— corporis S. Diouysii, le 22 Avril.

— sanclœ Crucis, le 3 Mai chez les Latins ; le 6 Mars, chez les Grecs du

Moyen-Age. Aujourd'hui les Grecs réunissent celte fête à celle de l'Exaltation.

— clavorum dominicorum, le 7 Mai.

— reliquiaruin S. Stephani. Le 3 Août.

Jnvocavit me, Introït et nom du premier dimanche de Carême. In vulunlale tua, Introït et nom du vingt-et-unième dimanche après lu Pentecôte.

hti sunt dies, Dimanche de la Passion, ainsi nommé du répons de la Procession.

Janvir, Januel, Jenvir, Jhenoier. Jhinoulié, Jenevoir. Genvier, Yenvier, le mois de Janvier.

Jean (S.) de Collace, la décollation de s. Jean-Baptiste, le 29 Août (Baluze, Hist. delà Maison d'Aur, t. II, p. 295).

Jejunandi temjions adortus. Le premier jour de Carême.

Jejunium aestivale. Le jeûne d'été, commençant le mercredi de la Pentecôte

— automnale, après l'Exaltation (14 Septembre).

— hiemale, après la sainte Luce (13 Décembre).

— vernale, le Carême.

— primi, quarti, decimi mensis. Le jeûne de Mars, de Juin, de Décembre.

— oiservatum tribus diebus. Dans un calendrier mozarabique. Ces mots paraissent désigner les 3, 4 et 5 Janvier.

Jeudi [Le), le Grand-Jeudi, le Jeudi-Saint, appelé encore le Jeudi blanc, à cause des pains blancs ou de première qualité que l'on distribuait aux pauvres, usage pratiqué encore en plusieurs églises, après le lavement des pieds. Peut-être aussi ce nom vient-il des vêtements blancs et or que revêtent les prêtres en ce grand jour de l'institution de l'Eucharistie. Voy. Festum Calicis.

Jeudi Magnificet, ou le Jeudi de la Mi-Carème, ainsi nommé, en Picardie, du premier mot de la collecte.

Joannée ou Jouannée. La veille de s. Jean, 23 Juin.

Joannes Albus (S.), fête de la s. Jean-Baptiste, au 24 Juin.

Johan devant la porte de Arseyn (s. Jean devant la porte de l'Arsenal). Le 6 Mai. Le même que s. Jean ante portant Latinam.

Johannes in captivitate, le second dimanche de l'Avent.

Johannis parisi, ou in dolio (Dies) ; le 6 Mai. — conceptio, sauctificatio, le 24 Septembre.

Josephus sponsus, la S. Joseph. Le 19 Mars.

Jouler Monath. C'est ainsi que les Suédois appellent le mois de Décembre, du nom de la fête ou du banquet qu'ils célébraient, étant encore païens, aux deux jours du solstice d'hiver. La Jol est ancienne dans le nord ; et il en est fait mention dans l'Edda.

Jours nataux, les plus grandes fêtes de l'année. Voy. Natales.

Jovis absolutus, J. Absolutionis, le Jeudi -Saint.

— albi dies, le Jeudi-Saint.

— mandati, Jovis in mandato dies, le Jeudi-Saint. Voy. Mandatum. Jubilate omms terra, Introït et nom du troisième dimanche après Pâques. Judica me, Introït et nom du Dimanche de la Passion, ou cinquième dimanche

de Carême.

Jugement dernier, le lundi de la première semaine de Carême.

Julo-daghr. Le jour de Noël, dans le calendrier runique. Voy. Jouler Monath.

Judica, Domine, nocentes, le lundi après le Dimanche des Rameaux.

Judicium extremum, le lundi après Invocavil, premier dimanche de Carême.

Jun, Jung, Juing, Juçin, June, et Junet, le mois de Juin. Voy. aussi Somestras, Ghieskierec et Resaille mois.

Juignet, Jugnet, Jonignet, Jungné, Jugniet, Jullet, Julette, Jul, Julie, Julie, Juile, le mois de Juillet.

Juseris, le mois dé Juin dans les chartes flamandes. Voy. Ghieskerec.

Justus es, Domine, Introït et nom du dix-septième dimanche après la Pentecôte.

KalendtB, dies Calendarum, ou Kalendarum, le jour des Calendes. C'est ordinairement le premier jour du mois, et quelquefois le premier jour dans le mois précédent, auquel on commençait à compter par les Calendes du mois suivant. On trouve, par exemple, dans les Annales, publiées par Lambecius, au tome II de la Bibliothèque Césarienne, que Charlemagne revenant de Rome en 774, se trouva à Lauiesham Die Kalendarum Septembris, qui était le jour de la Translation de S. Nazaire dans cPtte Abbaye. Les Translations des Reliques se faisaient alors le dimanche, et en 774, le premier de Septembre était un jeudi ; ainsi le Die Kalendarum Septembris ne signifie point le premier de ce mois : il signifie ce que la Chronique du même Monastère nous dit ailleurs, par cette expression : Incapile Kalendarum Septembrium, c'est-à-dire, le XIX" Calendas Septembris, ou le quatorze du mois d'Août, qui est le premier jour de ce mois auquel on com-

niençait d compter par les Calendes de Septembre, et qui était en effet un Dimanche en 774.

Il y a deux remarques à faire à ce sujet : 1° Au lieu de compter dans un ordre rétrograde, à la manière des Romains, les jours avant les Nones, les Ides et les Calendes, les rédacteurs des chartes du mojen et du bas-âge, les comptaient quelquefois dans un ordre direct. Ainsi, par exemple, au lieu de désigner le 14 Janvier par XIX Kakndas Februarii, ils disaient: prima die Calendarum Februarii, et pour ie jour suivant, secunda die Calendarum Februarii, au lieu de XVIII Kakndas Februarii, etc. — 2° Dans la date de plusieurs chartes les jours des Nones, des Ides, des Calendes n'entrent point en ligne de comple. Et cela est encore une autre différence entre le Moven-Age et les Romains, qui dans leur supputation comprenaient toujours le jour même où tombent les Nones , les Ides et les Calendes. Ainsi là où nous marquerions XIX Kalendas, à l'exemple des Romains, les écrivains du mo yen-age ne mettaient souvent que XViH Kalendas. Mais il ne faut pas Oublier que toutes ces dérjgalions à l'usage classique ne sont que de très-rares exceptions.

On voit aussi au Moj'en-Age des écrivains conserver au prenier jour du mois le nom de Calendes et compter les jours suivants dans l'ordre direct à partir du 1". Ainsi, on disait quelquefois, et en renversant complètement la notion antique et classique : Post VII Kalend. Mardi, pour le 7 Mars. Heureusement que le mot Post indique bien qu'il faut compter à partir du 1" des Calendes.

Remarquons en outre que même chez les Romains, ces mots Calendes, Nones, Ides n'avaient pas toujours la même signification. Quelquefois ils se prenaient dans un sens absolu, pour marquer tout l'espace de temps qui avait rapport aux Calendes, aux Noues et aux Ides. D'autres fois, et en général , ces noms s'eraployaient dans une signification plus restreinte, pour désigner un jour particulier. Cette distinction est importante, pour concilier des dates qui paraissent se contredire. Pur exemple, lorsque Suétone dit que Tibère (l'an 784 de Rome, 31 de J.-C # .) garda le Consulat jusqu'aux Ides de Mai; celte assertion n'est pas contraire, quoiqu'en dise le Cardinal de Noris, à une inscription de Noie qu'il rapporte et dans laquelle il est marqué que Tibère abdiqua le Consulat le VII des Ides ae Mai. Ici le nom des Ides est emplojé dans un sens limité ; là il embrasse tout l'intervalle qui a rapport aux Ides. (Art deve'rif. les Dates).

Kaiendœ, o jestum kaltndarum, fête païenne, long-tems célébrée à Rome, comme ailleurs, le premier de Janvier, et que l'Église a eu de la peine à abolir.

Kalendae Circumcisionis, le 1 er Janvier.

Kojtseliger Montag, le lundi de la Quinquagésime, en Mecklembourg.

Krumme mitwoeher, mercredi avant Pâques.

Lœtare, ou Ltetare Jérusalem , Introït et nom du quatrième dimanche de Carême.

Lœtetur cor quœrentium, le vendredi des Quatre-Temps de l'Exaltation de la Croix, et le jeudi après Zœtare (quatrième dimanche de Carême).

Lair (le mois de) Août. Voy. Arenmanoih.

Lamenlationum, Lamentationis Dies, le Jeudi, le Vendredi et le Samedi Saints, où l'on chante à Matines, les Lamentations de Jérémie.

Lanmasday, ou Lamb Mass day, dans l'église d'Yorck, le 1 er Août.

Lanceœ Christi festum. Voy. Coronœ festum.

Landit, Lendit. Voy. Indiclum et Bénéisson.

Lardarium, le Mardi-Gras, ainsi appelé dans le Limousin, au douzième siècle, suivant la chronique de Geoffro du Vigeois.

. Lavationis Dies, le Samedi-Saint, jour où Notre-Seigneur lava les pieds à ses Apôtres.

Lave chef (Le). Le Dimanche des Rameaux. Voy. Capitilavium.

Laynr, de Layr, de Lair, de l'dyr, (le mois de), le mois d'Août. Voy. Aren-

Lazare (Le), le vendredi de la quatrième semaine de Carême.

Lazari [Dominica), le 5° dimanche de Carême.

Leichamstag, Leichnamstag unsers hem, en allemand moderne Frohnleichnamstag (le jour du corps du Christ), le jour du Saint-Sacrement.

Lendit (Le). Voy. Indictum et Bénéiçon.

Letare Jérusalem. Voy. Lœtare.

Lïberator meus, mercredi après Judica ; cinquième dimanche de Carême).

Litania, Litaniœ, souvent confondues avec les Rogations par nos Auteurs ; parce qu'on chante des Litanies aux Processions des Rogations, et que le mot Atxavia en Grec est la même chose que Rogatio ou Supplicatio, en Latin. Pour distinguer les Litanies du jour de s. Marc, le25 Avril, des Litanies des Rogations, on a souvent nppelé les premières Litania major, ou Litania Romana, parce qu'elles ont été ordonnées à Rome par s. Grégoire le Grand, et les secondes Litania minor, ou Litania Gallicana, parce qu'elles ont été d'abord établies à Vienne, en Dauphiné, par s. Mamert, évêque de cette ville, d'où elles ont passé dans les églises de France avant que d'être en usage dans l'Église de Rome et dans les autres Églises. Les Litanies mineures ou Litanies Gallicanes se chantent aux processions des Rogations, les lundi, mardi et mercredi qui suivent le cinquième dimanche après Pâques.

Litania Triduana, les Litanies de trois jours ou Litanies gallicanes.

Litha Monath, le mois de Juin dans le Calendrier saxon.

Lofeday, Love-Day. Voy. Dies Baronum.

Lucœ prima, Lucm secunda, etc. Voy. Dominica Luc<e.

Luminasancta. Voy. Festum Luminarium.

Luminum festum, la Chandeleur, 2 Février.

Luna incensa. la pleine Lune.

Lune dies, le lundi. Quant aux jours successifs ou quantièmes de la lune voy. Cyclus Lunaris, et le Cycle de XIX ans, dans la Dissertation sur les Dates.

Lundi, le grand lundi , le Luudi-Saint.

Lustrationit dies. Les Rogations.

Litka ou Lytha monath, Le mois de Juin. Aeftera Lytha monath, le mois de Juillet.

Lux fulgebil, la seconde messe de Noël.

Magna dominica, le Dimanche de Pâques.

Magne Domina dies on Festum, le jour de l'Assomption.

Magna fcstivitatis dies, le Jeudi-Saint.

Magnum paschatis dominicum, le jour de Pâques.

Magnus Dies, le jour de Pâques.

Magorum fcslum, l'Epiphanie.

Malade de 38 ans, le vendredi de la première semaine, ou des Quatre-Tems de Carême

Mandali dies. Le Jeudi-Saint, où l'on chante : « Mandatum novumdo vobis...» pendant la cérémonie du lavement des pieds. Mandali dies, est devenu en anglais moderne Maundy thursday.

Mandatum paupernm. Lesamedi avant les Rameaux.

March, Marche, Marce, Mairs, Marc, Mas, dans le pays de Liè^e, le mois de Mars.

Mardi, le grand Mardi, le Mardi-Saint.

Marie (Ste.), la sainte Vierge. La plus ancienne fête consacrée à son culte est celle qui étoit autrefois célébrée le 1" Janvier sous le nom de Natale S. Maria; sa Conception se célèbre le 8 Décembre ; sa Nativité, ou sa naissance, le 8 Septembre ; sa Présentation au Temple le 21 Novembre ; la Conception du Sauveur le 25 Mars sous le nom de l'Annonciation ; la fêle de la Visite qu'elle rendit à sainte Elisabeth le 2 Juillet , sous le titre de la Visitation ; celle de sa Purification le 2 Février ; celle de sa mort le 15 Août, sous les divers titres de Déposition, de Sommeil, de Repos, de Passage, de Trépas, et aujourd'hui d'Assomption. Ce sont là les principales fêtes de la sainte Vierge célébrées dans toute l'Église. Baillet en rapporte plusieurs autres observées dans les Églises particulières ; on peut le consulter sur l'Assomption , au 15 Août.

Maria (S.) ad Xires ou de JSÎive, le 5 Août, en mémoire de la chute extraordinaire d'une grande quantité de neige au milieu de l'été, le jour de la dédicace de l'église de sainte Marie-Majeure à Rome.

Marie S.) ad presepie [Festum). Fête de sainte Marie-Majeure, à Rome, célébrée le 5 Août, depuis qu'on y conserve les restes de la crèche de Bethléem.

— [S) Candelarie, ou Candelarum (Festum), la Chandeleur, le 2 Février.

Mariée Cerealis (Dies sanctee), le 2 Février.

— (S) de Victoria Festum, ou Festum Rosarii B. Mariée, le 7 Octobre ;

en souvenir de la bataille de Lépante (7 Oct. 1571).

— (S) de 0. [Festurn). Nom donné, dans le rituel mozarabique à la fête dite l'Attente de la délivrance de Notre-Dame. Célébrée en Espagne 8 jours avant Noël. Vo y. de l'Avent et Expectatio B. Mariée.

• — (S.) Cleophee (Festum), le 25 Mai, anciennement à Paris.

— (S) Salome Festum, le 22 Octobre, anciennement à Paris. Marterwoche , hillige mertelweken, (la semainte du saint martyr), la Semaine

Sainte.

Martini (Sancti) Hiemalis dies ou Festum, le 11 Novembre.

Martinus calidus [Sanctus], S. Martini Bullionis festum, S. Martini eestivalis dies, saint Martin le Bouillant, le 4 Juillet; jour de ia. translation des reliques du grand saint à Tours.

Marlror (La), la Toussaint, dans les chartes de Languedoc. De Martror in Martror, d'une fête de la Toussaint à l'autre. Marlror, veut dire Martyrs ; et l'on donnait ce nom à la Toussaint parce que cette fête, à l'origine, ne fut consacrée qu'aux Martyrs.

Marzacke, Marcesche, l'Annonciation, ainsi appelée par quelques auteurs français, parce qu'elle tombe vers la fin de Mars, le 25 du mois.

Mater noclium, la nuit de Noël.

Matris Dominicee festivitas. Voy. Dominicee matris festivitas .

Mauvais riche (Le), le jeudi de la seconde semaine de Carême

Media jejuniorum Paschalium septimana. La quatrième semaine du Carême chez les Grecs, et le troisième chez les Latins.

Mediana Octava. Voj. Dominica Mediana.

Media Quadragesima, la Mi-Carême. C'est aujourd'hui le jeudi qui suit le troisième dimanche de Carême; mais au Mo^en-Age ces mots désignaient le quatrième dimanche de Carême. On lit dans la Chronique de s. Nicaise de Reims : M. CCC. IX. Dominica post Annunciationem Dominicain, qnee quidem Dominica fuit média Quadragesimee. L'année 1309 (V. S.) énoncée ici dura jusqu'au 18 Avril, veille du jour de Pâques ; le dimanche Lcetare, quatrième dimanche de Carême, appelé dans ce même passage le dimanche de la Mi-Carême, tomba en effet le 29 Mars, quatre jours après l'Annonciation. On trouve en outre celte expression dans un compte de 1202 : A die Veneris postmediavi Quadragesimam usque ad Oclavas Pentecostes, de LXXII diebus. Le soixante-douzième jour après le Vendredi qui suit le quatrième dimanche de Carême ou Laetare, tombe en effet sur le Dimanche de la Trinité, qui est i'octave de la Pentecôte. (Voj. Annuaire de la Soc de Vhist. de Fr. 1852, p. 32).

Meditalio cordis, le vendredi après Laetare, quatrième dimanche de Carême.

Mémento mel , ancien Introït du quatrième dimanche de l'Avent, aujourd'hui, c'est Rorate cceli.

Mensis Fenalis, le Mois fenal (voj. ce mot), Juillet.

— intrans, inlroïens, les seize premiers jours des mois de 31 jours, et les quinze premiers des mois de 30 jours. Ces jours se comptaient progressivement un, deux, trois, comme aujourd'hui; on y ajoutait seulement et surabondamment le mot intrans, ou inlroïens ; par exemple, die XIV, intranle maio, désignait le 14 Mai. 11 n'en était pas de même des 13 jours de la fin du mois marqués par l'expression : Mensis exiens, astans, stans, restans, les quinze derniers jours du mois. On comptait ceux-ci en rétrogradant de lu fin du mois vers son milieu. Aiusi, par exemple : Actum lertiâ die exeunte, astante, stante, restante, mense septembri, ou bien, Actum tertiâ die exilu mensis septembris, marque le 28 Septembre, en commençant de compter par la fin du mois, et en rétrogradant, un le 30, deux le 29, trois le 28, quatre le 27, etc. On voit un grand nombre d'exemples de cette manière de compter dès le dixième siècle, dans le Glossaire de du Cange ; elle do : t être remarquée pour ne point s'y liomper. — Voilà les faits et les usages les plus généraux au Moyen- Age. Mais 11 faut rappeler comme observations complémentaires : 1" Que l'habitude d'ajouter à la date du quantième un mot pour indiquer s'il s'agissait du commencement ou de la fin du mois était surtout suivie et commode pour les jours de la première quinzaine ; et 2° que la limite entre les quinzaines du Mensis intrans et du Mensis exiens, n'était null ment rigoureuse et que souvent enfin on datait les faits et les actes du 18", 19" et 20" jour du mois à partir du commencement du mois. Il j a des exemples de dates du 25" jour, ab introitu mensis, addition bien superflue d'ailleurs.

Les Grecs avaient une manière de partager le mois fort approchante de celle-ci. Ils divisaient leur:- mois en trois décades, ou dizaines, et comptaient les deux premières directement, ou dans l'ordre naturel, Mipic urcapivtj n^iiTi) c'est-à-dire, mensis incuiitis prima ; un-";; iaTajj.lv. u zpiTr, mensis mediantis prima, ou bien r.pùKn it.\ rh,*.%-: undecimd. La dernière dizaine était ordinairement comptée à rebours : fQivovtô; |ii)vo< iy&xctai desinentis mensis undecimd, pour les mois de 31 jours ; âexx-r, décima, pour ceux de 30 jours. Dans l'un et l'autre cas, c'était le 31 du mois. Le compte était donc rétrograde. Mais il semble que. dès le cinquième siècle, les Grecs ne partageaient plus leur mois qu'en deux parties à peu près égales, et que »9ivovtoç [i^vo; renfermait toute la seconde, qui pouvait s'étendre jusqu'à lojours. En effet, Sjnesius se sert de la date x^k Xai Ax'/Tr, ï.6ivo-j"6« [jujvo^, décima tertia dessinenlis mensis.

Mensis Magnv.s, le grand mois, Juin ; ainsi nommé parce qu'd renferme les plus longs jours.

— Messionum, le mois des Messons (ou moissons) ; le mois d'Août.

— Novarv.m, le mois d'Avril, ainsi nommé, porte un ancien Glossaire,

parce qu'en Terre Sainte, le mois d'Avril apporte les nouveaux fruits.

— Pasc/ia, ou Paschatis, désignait le quatrième dimanche après Pâques.

Voj. Dominica mensis Paschœ.

Mensis Purgalorius, Février, à cause de la Purification de la sainte Vierge, qui

se célèbre le 2 de ce mois ; ou plutôt parce que les Romains avaient coutume d'offrir, en ce même mois, des sacrifices d'expiation pour les morts. Mensis placentarum. Février, dans Bède.

— Resailhe mois, Voy. Resaille-mois.

— undecimus, Mensis duodecimus, chez les Romains et chez les Francs, sous les deux premières races, et même dans quelques monuments du X e siècle, les •mois de Janvier et de Février.

Mercoris, Mercurii dies, le mercredi.

Mercurinus Dies, le mercredi, ainsi nommé dans les statuts du Cardinal de Foix, en 1446.

Mercredi, le grand mercredi, le Mercredi-Saint.

Mercredi ens ou Cienkesms, et non : eus oucien Kesms ; dans un titre de l'Hôtelde-Ville de Lille. « M. de Bréquigny, disent les Bénédictins, consulté sur cette » date, conjecture qu'il faut lire ens ourant Kems, c'est-à dire en ouvrant Karesme, » ce qui marquerait le jour des Gendres. » M. Gachet a corrigé cette erreur ; le mercredi dont il s'agit est le mercredi de la Pentecôte. Cienkesms, ciunckesme, cinquesma, en espagnol, est la Quinquagesima, nom quelquefois donné à la Pentecôte même, qui est le cinquantième jour après Pâques. (Rech. sur les noms des mois et les grandes fêtes chrét.. Bruxelles, 1865, p. 149).

Mercredi des Traditions, le mercredi de la troisième semaine de Carême, à cause de l'Evangile de ce jour.

Mesonestime, dans l'Église grecque, la semaine de la Mi-Carême, et en particulier le jeudi de cette semaine, dont le dernier jour corresponde notre quatrième dimanche de Carême.

Mesopentecoste , chez les Grecs, nom des huits jours qui commencent le mercredi de la quatrième semaine après Pâques, et qui finissent le mercredi de la semaine suivante.

Mi-Caresrne (La) désignait au Moyen-Age le quatrième dimanche de Carême, et non pas comme aujourd'hui, le jeudi qui suit le quatrième dimanche de Carême. Voy. Media-Quadragesima.

Michel (le jour de la Révélation ou Apparition de iS.), ( le 8 Mai. Voy. Révélation.

Miserere mei, Domine, Introït, et nom du seixième dimanche après laPentecôte.

Misereris omnium, Domine, le Mercredi des Cendres.

Misericordia Domini, Introït, et nom du second dimanche après Pâques.

Missa, le jour de la fête d'un saint, comme Missa sancti Joannis, pour la s. Jean.

Missœ Domini, Alléluia, Alléluia, Alléluia, le Dimanche de Quasimodo. Les statuts synodaux de Guy de Hainaut, évêque d'Utrecht, sont ainsi datés de l'an 1310, feriâ terliâ, post Missas Domini, Alléluia, Alléluia, Alléluia.

Mtedmonatk, le mois de la fenaison, ou Juillet, dans les documents Anglo- Saxons.

Mois de l'Oir, ou de l'Héritier du Seigneur ; le mois de Décembre. Voy. Oir, — Fenalîle), le mois de la fenaison, Juillet.

Moès de Pauk (le), dans un document de Cambrai, désigne le mois de Pdt/ues; Avril à la date de ce document.

Morlis Christi dies, le Vendredi-Saint.

Mulier adultéra, le samedi avant Lsetare (quatrième dimanche du Carême). Munera oblata quœsumus, Introït, et nom du Dimanche de la Pentecôte. Muti dies, les jours de la Semaine Suinte où les cloches ne sonnent pas. Mysteriorum Dies, dans l'Eglise Gréco-Syrienne, est le Jeudi-Saint.

Nadal [La), la Noël, en provençal.

Nameloser Sonntag (le dimanche sans nom), le cinquième dimanche de Carême; appelé aussi Schwarzer Sonntag (le dimanche noir).

Natale ou Natalis (sous entendu Dies), le jour du martyre, ou de la mort d'un suint, particulièrement d'un martyr. Le jour de la mort d'un saint, non martyr, est ordinairement appelé Depositio. La naissance d'un saint est sa Nativitas.

— ou Nativitas Domini, la Noël, le 25 Décembre. Festorum omnium

Metropoli's, dit s. Jean Chrysostôme.

— .S*. Mariée, très anciennement célébrée le l' r Janvier (Voy. Ste- Marie.)

— omnium sanclorum La Toussaint.

N'taks, les principales fêtes de l'année, Noël, Pâques, la Penlecôte et la Toussaint. Ces fêles étaient quelquefois appelées Jour» nataux.

Natalis [Dies), l'anniversaire du jour où une personne a été appelé ù une dignité ; par exemple le Pape, au siège apostolique ; un cardinal à lu pourpre, un prêtre à la dignité épiscopale.

— Calicis ; le Jeudi-Saint.

— re/iyi'iarum, le jour de la translation des reliques d'un saint. Voy.

Translatio.

— S. Joannis Baptiste, la fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste

[29 Août , dans les anciens martyrologes et dans les chroniques ; à lu différence de lu Nativitas, qui est le jour de sa naissance, au 24 juin.

— S. Maria, l'Assomption de la sainte Vierge au 15 Août. C'est la

plus ancienne de toutes les fêtes de la sainte Vierge. On la célébrait dans les premiers siècles de l'Eglise au 1 er Janvier.

— 5. Mariée ad Martyres, ou Dedicatio ecclesiœ B. Maria ad martyres.

Le mai tvrologe romain marque celte fête au 13 Mai. Boniface IV l'institua ù Rome lorsqu'il consacra en église le Panthéon d' Agrippa. (Voy. Dédicace).

— S. Pétri de Cathedra, la chaire de s. Pierre à Rome, le 18 Janvier ; à

Antioche le 22 février. Voy. Cathedra Sancti Pétri.

— SS. Quadraginta militum. Le 9 mars.

Natalis secundo, , le second Noël. L'Epiphanie

Nativitas. La naissance, opposé à Natale ou Natalis, (sous entendu Dies) qui est le jour de la mort d'un sainl, particulièrement d'un martyr. L'Eglise ne célèbre que trois Nativités : La Nativité de Noire Seigneur, ou la Noël ; la Nativité de la Sainte-Vierge, au 8 Septembre et la Nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 Juin.

— Beatœ Maria, Naiivitas Beata Virginis. La naissance ou Nativité

de la Sainte-Vierge, au 8 Septembre, comme nous venons de le dire, date souvent employée dans les chartes au Moyen-Age. Le peuple l'appelait La Septembrèche.

— S. Johannis Baptiste, le 24 Juin. Voy. Natalis.

Ne autem gloriari, le mardi après le Dimanche des Rameaux, et aussi le Jeudi- Saint.

Ne derelinquas me, le mercredi après Reminiscere (2 e dimanche de Carême). Ne necessitatibus mets, le vendredi après Invocavit (1 er dimanche de Carême). Neophytormn Dies, les six jours entre le Dimanche de Pâques et celui de Quasimodo, — festum, nom donné par. s. Augustin à la semaine de Pâques. Nicolai œstivalis (Dies ou Translatio Sancli) le 9 Mai

— Hiemalis [Dies Sancli), le 6 Décembre.

Nom de Jésus, Nomen Jésus. Le 14 Janvier.

— de Marie, Nomen Marie. C'est généralement l'Octave de la Vierge, fête célébrée le 15 Septembre.

Nombre d'Or, ou Cycle de dix-neuf, employé pour calculer les lunes. Voy. Cyclus Decemnovalis.

Nontag (le jour des Nones) ; der heilige schûne nontag, ou Schonnontag (le saint, le beau jour des Nones). Ces expressions ne peuvent désigner d'une façon constante le jour de l'Ascension (comme semble le croire M. Grotefend, p. 93) qui est une fête mobile.

Nolre-Dame-aux- Marteaux, l'Annonciation, 25 Mars. (Voy. Daniel, Mil. franc. t. l,p. 133.)

— Chasse-Mars, ou La Marzache, l'Annonciation, 25 Mars.

— de Mi-Août, ne peut être la fête de l'Annonciation (Voyez Daniel,

Mil. Franc., t. 1, p. 133) ; mais bien l'Assomption, 15 Août.

— des-Neiges, le 5 Août. Voy. S. Maria ad Nives.

— de-Pitié, le vendredi avant le Dimanche des Rameaux. Voyez

Compassion de la Sainte- Vierge.

— Empouse v le 25 Mars. Voy. Annonciation.

— de Saltasse, paraît être la même que la Septembrèche, la N.-D de

Septembre, ou la Nativité de la Vierge au 8 Septembre.

— l'Angevine, ou Septembrèche ; la Nativité de la Sainte-Vierge,

8 Septembre ainsi appelée en Anjou.

Notarum Mensis, Voj. Moisis.

Nox, l'espace de 24 heures, pris d'un soir à un autre. C'était l'usage des Gaulois et des Germains, selon Jules César et Tacite, de diviser le temps par le nombre des nuits. Les Francs, les Anglo-Saxons et les peuples du Nord adoptèrent cet usage, qui était encore suivi en France au douzième siècle. Quot nocles halet infans istet est-il dit dans la Vie de S. Goar. Non noctes. dit Geoffroy, abbé de Vendôme, secundum cotisuetudinem Laïcorum , sed secundum instiluta canonum , indueias postulamus.

— intempesta , nom donné par les Romains à l'espace de la nuit, compris entre

le concubium, heure à laquelle on se couchait, et minuit.

— sacrala, la veille de Pâques.

— sancta, la nuit de Noël.

de l'Avent. Voy. Expectatio Beats Maris et Oléries. Obdormitio. Yoy. Fcslum obdor mitionis B. Maria. Obersler tag (le jour souverain), l'Epiphanie.

Oldatio S. Maria in templo, curn esset trium annorum. Le 21 Novembre. Occursus festum . Voy. Hypapanti.

Octava, Octaba, plus souvent Octavœ ou Octaba, au pluriel, parce que les grandes fêtes avaient au Moyen-Age, jusqu'à deux et trois octaves. Voy. Witaves.

— Mensis Paschœ, la huitaine qui suit immédiatement la fête de Pâques.

— Infantium, le dimanche dans l'octave de Pâques, ainsi appelé par saint Augustin.

Octave du grand Carême. Cette expression paraît indiquer la semaine de Pâques On lit dans le Glossaire de du Cange, aux mots : Quadragesima major : « Che fut » fait l'an de grâce M CCC II. le mercredi prochain, après les Octaves dou >■• grant quaresme. »

Octo dies neophytorum. La semaine qui suit' Pâques et celle qui suit la Pentecôte. Voy. Albœ.

Octogesima désigne la Septuagésime, dans une chronique abrégée de Normandie : Anno M CC II, Tpapente, et Octogesima eodem die fuerunt.

Oculi, Introït et nom du troisième dimanche de Carême.

Oeftera geola, le mois de Janvier chez les Anglo-Saxons.

Oerre lida, chez les Anglo-Saxons, le mois de Juin.

Oir (le mois de 1') est le mois de Décembre, le mois de l'héritier du Seigneur. Il faut donc écrire de Voir, ou de l'air, et non deloir, delair. La date d'une charte de 1256 'Arch. nat., série S, n° 4953, pièce 10) se termine ainsi : on mois de loir dns. Les mots de et loir y sont séparés par un point ; il ne faut donc pas les réunir comme on l'a fait pendant longtemps ; en outre l'abréviation dns, qui signifie nécessairement dominus, achève de montrer que le mois de décembre s'appelait le mois de l'héritier du Seigneur.

Oléries. Le 17 Décembre et les six jours qui suivent avant la Noël sont ainsi nommés, parce que les antiennes commençant par 0, se chantent à vêpres, pendant ces sept derniers jours de l'Avent, non compris la veille de Noël. Le dimanche dernier des Oléries de devant Noël, est la date d'une charte citée dans le Gloss. de Du Cange, au mot 0. Voy. Expectatio Beatœ Mante.

Olivarwm festum, le Dimanche des Rameaux.

Olympias ; sur la signification qu'on a donné à ce terme, dans les bas tems, vojez ce qui est dit à la fin de l'article des Olympiades, dans la Dissertation des Bénédictins sur les anciennes dates, reproduite ci-dessus.

Omnes gentes, Introït et nom du septième dimanche après la Pentecôte.

Omnia quœ fecisti, Introït et nom du vingtième dimanche après la Pentecôte. — i jeudi après Judica (5 e dimanche de Carême.)

Omnis terra, Introït et nom du deuxième dimanche après l'Epiphanie.

Omnium dierum supremus. Le Jour de Pâques.

Omnium sanctorum festum, Ognissanti, la Toussaint, 1 er Novembre.

Ordination de s. Ambroise, le 7 Décembre.

— s. Grégoire, le 3 Septembre.

— s. Martin, le 4 Juillet.

— s. Swithun, le 30 Octobre.

Orthodoxiœ Festum, chez les Grecs, le deuxième dimanche de Carême, où l'on célèbre la mémoire du concile tenu à Constantinople, l'an 842, à pareil jour, après la mort de l'empereur Théophile, pour le rétablissement des saintes Images.

Osanna Dies, l'Ozanne, le Dimanche des Rameaux.

Ottembre, pour Octobre.

Pace day, littéralement le jour de la paix ; Le Jour de Pâques.

Pains, le Dimanche des cinq pains ; le quatrième de Carême.

Palmœ, Palmarum dies ou Festum, le Dimanche des Rameaux.

Pandicularis Dies, la Toussaint.

Pâques communiant, ou Pâques escommunicham, et Pâques communianx ; le Jour de Pâques, dans une charte de Charles VI, en 1387. Une quittance, rapportée par du Chêne, est datée du deux avril, nuit de Pâques communiant, avant le cierge béni. Monstrelet, pour marquer le temps où commence son histoire, s'exprime ainsi dans le prologue : Si commencera cette présente Chronique au jour de Pasques communiant, l'an de grâce 1400. — Cette expression se prend aussi pour la quinzaine de Pâques. Des lettres de grâce, de l'an 1389, dans le Trésor des Chartes, sont datées du Mardi après la quinzaine de Pasques communiant ; d'autres lettres de 1390, portent en date, le Lundi de Pasques communiant. Voy. Pascha. — Charneux, le Jour de Pâques, ainsi nommé parce que l'on y reprend l'usage des aliments gras.

Pâques Nèves, le jour où commençait la nouvelle année, que l'on comptait à partir de la bénédiction du cierge pascal, le Samedi-Saint.

— de Noël, le jour de la Nativité de Notre Seigneur, qu'autrefois on appelait aussi Pâques, sans addition, et qu'on ne distinguait de la fête de la Résurrection, qu'en nommant celle-ci grandes Pâques. C'est ainsi que l'on concilie des anciens écrivains, qui rapportent le même fait, les uns à Noël, les autres k Pâques. Encore de nos jours, on dit à Rome, Pâques de Noël, et Pâques de la Résurrection. En France, on disait, il y a environ un siècle, faire ses Pâques, pour dire, communier à quelques grande fête de l'année, indépendamment de la fête de Pâques. [Art de vérifier les dates).

— (Quinzaine drl, Voj. Quinzaine, Quindena.

Parasceve, du grec r^parx-vii, préparation. Ce mol indiquait d'une façon générale la sixième férié de la semaine, le Vendredi, sexta feria Sabhati, parce qu'on préparait en ce jour, sous l'ancien Testament, tout ce qui était nécessaire pour le lendemain, jour du Sabbat et jour du repos. Plus particulièrement, Parasceve, indiquait le Vendredi-Saint. Mais il est certain qu'oïl a également désigné ainsi au moven-âge le Jeudi-Saint : datum Silvanectis die Jovis, que dicitur Parasceve. Charte de 1218. Grand Carlul. de Corbie, fol. 88, v". Du Cange au mot : Parasceve.

Pascha seul, le Jour de Pâques ordinairement, et quelquefois la semaine de Pâques, comme Paschalis dies. Pascha se prend encore quelquefois, surtout en Italie et en Espagne, pour d'autres fêtes qup pour celle de Pâques ; mais ordinairement on ajoute à ce mot le nom même de la fête, comme Pascha Pentecostes, pour la Pentecôte, Pascha Epiphanie pour l'Epiphanie ; Pascha Nativitatis, la Noël.

Pascha annotinum, c'est l'anniversaire de la Pâque de l'année précédente. On

— célébrait encore ces anniversaires au XVIIP siècle dans 'église de Cambrei.

— c/ausuM, Pâques closes; le Dimanche de l'Octave de Pâques, ou la

Quasimodo ; la clause de Pasche, Pâques close. Le dimanche suivant, deuxième dimanche après Pâques, se nommait : Dominica prima post clausum Pascha, et mnsi des autres.

— compétent ium, le Dimanche des Rameaux, à cause du symbole qu'on

faisait réciter en ce jour à ceux qui demandaient le baptême.

— Epiphanie, le 6 Janyier, jour de l'Epiphanie.

— florum, Pascha floridum . Pâques fleuries, le Dimanche des Rameaux.

— de Madio , la Pentecôte. On trouve aussi Pascha Pentecostes , dans le

même sens.

— médium, le mercredi dans l'octave de Pâques.

— mililum, la Pentecôte, parce que l'on conférait habituellement la cheva-

lerie à cette solennité. (Muratori, scrip. ital., t. XXIV, col. 680).

— notviii, le samedi veille de Pâques.

— Xatioitalis, les Pâques de Nôèl, lu Noël.

Pascha petitum, le même que Pascha competentium.

— pnmum, le 22 Mars, ainsi appelé par plusieurs anciens auteurs, parce

que la fête de Pâques peut tomber ce jour-là , mais ne peut arriver plus tôt. On trouve aussi Pascha ultimum , pour désigner le 25 avril, jour delà date extrême à laquelle peut tomber la fête de Pâques.

— rosarwm, la Pentecôte ; temps auquel les roses fleurissent, ou sont en

fleurs.

Pascha (Ferialia). Voy. Ferialia.

Passio decem martyrum in Creta, le 23 Décembre.

— quadraginta militum, le 10 Mars.

— viginti millia martyrum in Nicomedia, le 28 Décembre.

— nndecim millia virginum, le 21 Octobre.

— quatuor coronaiorum martyrum, le 8 Novembre. Passionis lugubris dies, le Vendredi-Saint.

Pastor bonus, le Bon Pasteur, le second dimanche après Pâques, dont l'Évangile commence par ces mots : Ego sum pastor bonus.

Pausatio S. Maria, le jour de l'Assomption, 15 Août. Pécheresse pénitente (La), le jeudi de la semaine la Passion. Pentecôte (La) se célébrant 50 jours après la fête de Pâques, peut tomber sur 35 jours différents , du 10 Mai au 13 Juin.

Pentecoste, la Pentecôte. Cette expression marque quelquefois, principalement dans l'église grecque, tout le temps pascal depuis les Pâques jusqu'à la Pentecôte.

— collectorum, la Pentecôte des collecteurs, désigne la fête de la

Pentecôte.

— média , dans l'église latine, est le mercredi de la semaine de

la Pentecôte,

— prima, le 10 Mai, premier jour de l'année auquel puisse tomber

la Pentecôte.

Penthesis, est un des noms que les Grecs donnaient autrefois à la fête de la Purification.

Perchery (Saint), nom populaire en quelques pays de la fête de la Chaire de Saint-Pierre. Voy. Cathedra Sancti Pétri.

Perdu [le dimanche), désigne la Septuagésime, dimanche qui n'a pas d'autre nom.

Petite carême (La), la fête de St-Martin, 11 Novembre.

Petits Rois (Les), l'Octave de l'Epiphanie, qui est le jour des Rois.

Pétri [Dies Sancti), Dies ou Festum Epularum S. Pétri, le jour de la Chaire de St-Pierre, le 22 Février. Le Dies sanctorum Pétri et Pauli, est le 29 Juin.

Petrus [Sanctus] Cathedratus, Sanctus Petrus ad Cathedram, la fête de la Chaire de S. Pierre, ou la Saint-Perchery le 22 Février. Voy. Cathedra Sancti Pétri.

S. Petrus in gula Augusti, Saint-Pierre-aux-Liens, dit aussi Saint-Pierre-

Engoule-Août et Anqoul-Août, le l ,r Août dans l'église latine, le 15 Janvier dans l'église grecque. Les Anglais appellent le premier jour d'Août, lammasday. Dans les anciens livres saxons , ce jour est appelé hlaf-mass , c'est-à-dire la messe du pain on du Me. Ce nom se trouve dans la Chronique saxonne imprimée, et caractérise la fête des premiers fruits de la moisson (Ad. an. 921 .

S. Pierre (La fête de la Chaire de) , le 22 Février. Voy. Epularum saiicti Petr dies, Cathedra S. Pétri, la Saint-Perchery.

Pierre (Saint) en la Ferreure, est la fête de St-Pierre-aux-Liens, du 1" Août.

— Fenels ou de Fends, la Saint-Pierre du 29 Juin , jour de lh mort de

St-Pierre , et sa principale fête , à l'époque où on fait les foins, Juin- Juillet.

— en goule Août (La St.) ou 1 er Août, est la Saint-Pierre-aux-Liens.

Voy. S. Petrus in gula augusti. «

— ycer souz pierre [Saint], dicton populaire qui désigne la fête de la Chaire de St-Pierre. Cette solennité, que Paul IV transféra au 18 Janvier, se célébrait auparavant le 22 Février. (Voy. Cathedra sancti Pétri). Comme la réforme du calendrier ne fut effectuée qu'en 1582 , le printemps ou la fin de l'hiver était plus rapproché du 22 Février qu'il ne l'est aujourd'hui , pour ceux qui vivaient trois ou quatre siècles auparavant. Il ne faut donc pas s'étonner si en fêtant la Chaire de St-Pierre, on s'applaudissait alors d'avoir fini avec l'hiver, on pour ainsi dire par l'avoir enterré , mis sous pierre. Telle est l'interprétation très vraisemblable qu'on a donnée de cette expression , employée dans un acte du Trésor des Chartes (J. 163. B. n. 72), dont voici la date textuelle : Le mercredi devant la Saint-Pierre, yver sous pierre. [Annuaire de l'ffist. de Fr., 1851 , ]). 36). Voj. Perchery.

Pingres dies, les jours gras qui précèdent le jour des Cendres.

Pi)ixesten, forme, dans l'allemand du moyen-âge, du mol Pfingsten qui désigne le jour de la Pentecôte.

Populus Sion, introït, et nom du second dimanche de l'Avent.

Prati [Feria), le 9 Octobre. Voy. Feria.

Prœsenlalio D. N. J. C, la Présentation de Notre-Seigneur au Temple, le 2 Février. Voyez Hypapanti .

Présentation de la Sainte-Vierge, 21 Novembre. Cette fêle, instituée en mémoire de ce que la Sainte-Vierge fut dans son enfance présentée au Temple et consacrée è Dieu par ses parents, était déjà célébrée dans l'église grecque dès le XII e siècle. Grégoire XI l'introduisit en Occident l'an 1372; Charles V la fit célébrer pour la première fois dans laSte-Chapelle en 1375; Sixte-Quint ordonna en 1585 d'en réciter l'office dans toute l'église.

Prima ascensio Domini in celos, le 30 Avril, croyons-nous ; premier jour auquel puisse arriver l'Ascension.

Primitiarum ou Primilimm feslum, le 1 er Août, suivant une Chronique anglosaxonne.

Privicarnium Sacerdotum, le Dimanche de la Septuagésime. Voy. Carmpri-

Processio in cappis, surtout les l" r et 3 Mai.

— major, minor, le même sens que litania major, minor. (Voy. Litania).

Prodigus, l'enfant prodigue, le Dimanche de la Septuagésime dans l'église grecque ; le samedi de la deuxième semaine de Carême dans l'église latine. Voy. Dominica Asoti.

Prope es tu, Domine,\c vendredi après le troisième dimanche de l'Avent.

Prosphone'sime, c'est le nom que les Grecs donnent à la semaine de la Septuagésime. Ce mot veut dire invitation ; et les Grecs désignent ainsi la Septuagésime et les six jours qui la précèdent parce qu'on annonce aux fidèles dans cette semaine, le Carême qui approche.

Protector noster, introït, et nom du quatorzième dimanche après la Pentecôte.

Publicani et Pharisaei, Evangile et nom du dixième dimanche après la Pentecôte.

Puer Jésus relatus de JEgypto, le 7 Janvier.

Puer natus, introït de la troisième messe de Noël, et aussi du dimanche suivant.

Pueri Très, le 24 Janvier.

Puerperium, la fête de l'Enfantement, ou des couches de la Vierge, fête célébrée le 26 décembre, chez les Grecs et les Russes.

Pulchra Dies, le Jour de Pâques.

Purificatio B. Mariœ, la Purification de la Sainte-Vierge, le 2 Février. Voyez Hypapanti.

Quadragesima, carême. Ce nom, pris absolument, désigne les quarante jours de jeûne qui précèdent la fête de Pâques , et que l'on nomme dans quelques actes Quadragesima major, le grand carême. Mais il faut remarquer que l'on pratiquait anciennement dans l'église plusieurs carêmes : premièrement celui qui précède Pâques et dont nous venons de parler, le seul qu'ait conservé l'église lutine ; secondement, le carême de la Pentecôte; troisièmement, le carême de Noël. C'est ce que l'on voit expressément marqué dans les Capilulaires de Charlemagne , I. VI, c. 284. Admoneant sacerdotes, ut jejunia tria légitima in anno agantur, id est, XL. dies ante Nativicatem Domini , et XL. ante Pascha , nbi décimas anni solvimus; et post Pentecosten XL dies. A ces carêmes, les Grecs ajoutent encore celui des apôtres saint Pierre et saint Paul, et celui de l'Assomption de la sainte Vierge. Les Jacobites observent enfin un sixième carême , qu'ils nomment des Ninivites.

Quadragesima, désigne aussi le Dimanche de la Quadragésime.

Quadragesima intrans. Quaresmentranum, Carême entrant, le mardi avant le Mercredi des Cpndres, ou Mardi-gras. Voyez Caresmentranus. Quadragesima intrans, se prend aussi pour le premier dimanche de caiême. « Gallinam unam in Dominica quam vocant Quadragesimam intrantern. »C. de Cluny, ann. 1180.

— major, le carême qui précède Pâques.

— S. Martini, le carême de la St-Martin, qui durait pendant 40 jours avant Noël. Il y eut aussi dans l'église latine un autre carême , qui précédait la Nativité de St-Jean, (24 Juin).

Quadraginta ou Dominica Quadraginta, le Dimanche de la Quinquagésime, ainsi appelé du premier répons des Matines : Quadraginta dies et noctes, etc., dans l'ancien bréviaire de Beauvais.

Quadringesima , le même que Quadragesima. (Mabill. Lit. Gall. p. 228).

Quarel Saint Gentien, (fête du) ou Fête aux Cornets, en Picardie, le 7 Mai. Voy. Fête aux Cornets.

Quaresmel, le Mardi-Gras.

Quasimodo, introït, et nom du premier dimanche après Pâques, qui est celui de l'Octave. Ce jour a été, croyons-nous, désigné quelquefois sous le nom de Resurrectionis Christi prima (Octava), quand il tombait le 29 Mars, premier jour de l'année auquel l'Octave de Pâques puisse arriver. Voy. Resurrectio et Pascha primum.

Qualre-temps (Les). Voy. Angaria.

Quatuordecim auxiliatores ; en allemand du moyen-âge : Nothfelfer vierzehn: Sainte Blasius, Georgius, Erasmns, Vitor, Christophorus, Pantaleo, Cyriacus, Egidi îs, Eustachius, Achatius, Dionysius, Margaretha, Kalharina et Barbara.

Quatuor dies. entre le Maidi-gras et h- premier dimanche de Carême.

Quatuor tempora Intret. les Quatre-Temps avant Reminiscere.

— Caritas Dei, les Quutre-Temps avant la Trinité

— Venite adoremus , les Quatre-Temps après l'Exaltation de la

croix (14 Sept).

— • Rorate cœli, les Quatre-Temps après la Sle-Luce (13 Dec. Quindena, quindana, quinquenna, la quinzaine. Quindena Paschœ, la quinzaine

de Pâques. Nous appelons ainsi les huit jours qui précèdent Pâques unis aux huit jours qui suivent la solennité. Les Bénédictins pensaient qu'il en était de même au moyen- âge. On peut en douter cependant. Il est incontestable que omis les Tablettes de cire de Jean Sarrazin , publiées au XXI e volume des historiens de France, la quinzaine de Pâques se compte à partir du jour dî Pâques seulement. Cet usage était-il général du temps de Jean Sarrazin? Telle est la question à résoudre; et nous inclinons vers l*affirmative. S'il en fut ainsi, les expressions : Octava mensis Paschœ , Quindena mensis Paschœ , Très septimana mensis Paschœ , étaient en relation régulière et signifiaient une , deux ou trois

semaines après Pâques. Quant à la quinzaine de la Penteeôte , à la quinzaine de Noël, c'est sans aucun doute du jour même de la fête que l'on doit commencer à en compter les quinze jours.

Quindena Pentecostes, signifie comme nous venons de le dire la quinzaine de la Pentecôte commençant à la Pentecôte même. Ainsi Dominica in, Quindena Pentecostes est le second dimanche après la Pentecôte. On trouve aussi les expressions Quindena Nativitatis, Quindena Purificationis, Quindena sancti Joannis Baptiste, Quindena sancti Michœlis, etc., au sujet desquelles on donne la même explication, c'est-à-dire, que ces quinzaines commencent au jour même de la fête. Nous en avons la preuve pour la quinzaine de Noël dans le Concile de Montpellier tenu en 1215. Pierre de Vaux-Cernay date ce Concile de la quinzaine de Noël, et les Actes le datent du VI. des Ides, ou 8 de Janvier.

Quinquagesima, le Dimanche de la Quinquagésime ordinairement ; et quelquefois le Temps Pascal, qui est de cinquante jours, depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte ; quelquefois aussi le jour de la Pentecôte même, qui est le cinquantième jour après Pâques. Voy. Mercredi ens ou Cienkesms.

Quinlena, Quintana, la quintaine, le premier dimanche de Carême, et non pas le Dimanche de la Quinquagésime, comme l'a pensé du Cange.

Quintilis mensis, c'est le nom que portait le mois de Juillet, avant que Marc- Antoine lui eût donné celui de Jules-César.

Quinzaine de Pâques, quinzaine de la Pentecôte. Voy. Quindena.

Ramispalma, Ramifera, Ramorum festum, ou dies, le Dimanche des Rameaux.

Reconciliationis dies, le Jeudi Saint.

Reddite quœ sunt Cœsaris Cœsari, le vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte, ainsi appelé par les historiens contemporains de la bataille de Weissemberg, près de Prague, donnée le 18 Novembre 1620. Dominica, disent-ils, in quâ cantatur Evangelium : Reddite, etc.

Redime me, le lundi après Remisnicere, second dimanche de Carême.

Regalis dies, le jour de Pâques.

Régis (S.), festum, en Hongrie, le 2 Septembre, fête du roi S. Etienne.

Régnante Christo, régnante Trinilate. Termes parfois employés dans les Chartes, pour remplacer le millésime chrétien.

Reick, mot anglo saxon, qui signifie une meule de foin. Devant le temps de vendange ou de reik, lit-on dans une Charte d'Edouard III. Cette expression est semblable à celles de mois fenal , temps des aires , usitées en France

Relatio pueri Jesu de ^Egypto, le 7 Janvier.

Relevatio S. Stephani, la découverte des reliques de St-Etienne Parfois relevatio est synonyme de translatio. (Voy. ce motf

Relèvement Monseigneur Si-Louis, ou translnlion des reliques de Si-Louis, lorsqu'elles furent placées sur les autels pour y èlre honorées du culte des Saints.

Reliquiarum ecclesiœ B. Pétri Fxouiensis festum, le 22 Mai. — fes'um, à Paris. Voj. Festum.

Remini scere, introït, et nom du second dimanche de carême.

Renvoisons, Roueisons, Rouvoisons , ou Rouùons , les Rogations, ou petite Litanie. Voy. Litania minor.

Réoctave, second octave d'une fête. Voy. Très septimanœ.

Repleatur os meum, le vendredi après la Pentecôte.

Requies dominici corporis, le samedi.

Regw'es Marie, le 15 Août.

Resaille- Mois, Resailhemois, Roseilmois, Rezeilmois, Reysdhmoys, Reselle, Rusailh, Rnlesaille. Voici la date de la paix de Flone, telle qu'on la trouve dans la chronique de Jean d'Outre Meuse : « L'ain de grasce. M. CCC. et XXX., le » premier jour du mois de Junet, que ons dit Resalhemois, assavoir le vendredis » après la Pentechostes. » On lit dans une Charte de 1376. « Le 14 de mois de > Juincg, qu'on appelle Resaillemois. » M. E. Gachet, p. 19, 21 cf. Kervyn de Lettenhoven, Froissart. t. XXII, p. 65 et en flamand Rosenmnend, Russelmaend ; ces expressions diverses, surtout usitées dans les Flandres et en Belgique signifient le mou des Roses, et désignent le mois de Juin.

Reniée Domine, introït et nom du treizième dimanche après la Pentecôte.

Resurrectio Christi, le 22 Mars. Voy. Pascha primum. ■ — Domini prima, même sens.

— B. Maria, la Purification, dans une Charte de 1218.

Resnrrectionis Christi, ou Domini prima, sous entendu sans doute Octava, l'Octave ; le 29 Mars. Voy. Quasimodo.

Révélation, ou Apparition, de Saint-Michel 'le jour de la), 8 de Mai. Monstrelet, chron. ch. 52, édit. D'Arcq, t. II, p. 17.

Rex Dominicarum, le Dimanche de la Trinité.

Rhedmonat, le mois lunaire de Mars. « hhedmonat, a dea illorum (les Saxons) Rheda cui in illo Mense sacrificabant, nominatur. » (Bède, De Rat. lemp., chap. 13)

Rode, nu Rood, ou Holy rood day, le jour de la Croix ou de la Sainte Croix, désigne soit l'Invention de la Croix (3 Mai;, soit l'Exaltation (14 sept).

Rogations, les trois jours de processions publiques qui précèdent l'Ascension, dans la cinquième semaine après Pâques. On disait au moyen-âge, en français, les Rouvoisons. Un acte de 1235 est ainsi daté : Le Dimanche après les Rou voisons. (Arch. J. 214. n. 4 Dans les textes liturgiques, cette fête instituée au V e siècle par S. Mamert, ev. de Vienne se nommait aussi Litaniœ Gallicane ou Litania minores. Voy. Litania et Renvoisons.

Roi aes dimanches (Le\ le Dimanche de la Trinité.

Rois, (Les), le jour des Rois, est le jour de l'Epiphanie ou l'Adoration des Mages, au 6 Janvier.

— (Les Petits), est le jour de l'Octave de l'Epiphanie. Voy. Viginti Dies.

Rorate cœli, aujourd'hui disent les Bénédictins [1187), introït et nom du quatrième dimanche de l'Avent; autrefois, c'était Mémento met.

Rosée Dominica, le quatrième dimanche de Carême, et celui dans l'octave de l'Ascension. Voyez Dominica Rosœ.

Rosaire (fête du), 1 er dimanche d'Octobre.

Rosalia, la Pentecôte.

Rosarii, B. Mariœ festum, la même que S. Mariœ de Victoria festum.

Rosarum dies, le 6 Février, chez les Hongrois, suivant Sponde, ad an 1386.

Rosenmaend, Russelmaend, le mois de Juin, dans les Chartes flamandes. Voyez Resaille - mois.

Rosata dominica, le dimanche de la Mi-Carême. Voy. Dominica Rosœ.

Rosata Pascha, Rozatum Paseha, la Pentecôte.

Rouvoisons (Les), signifie les Rogations.

Rupti sunt fontes abyssi, le 12 Avril.

Sabbatum, le samedi ordinairement, et quelquefois la semaine entière. De là vient l'expression %na, ou prima Sabbati, pour le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le dimanche ; et secunda Sabbati, pour désigner le lundi, etc. .

Sabbatum Acathisti, est le nom que les Grecs donnaient au samedi de la cinquième semaine de Carême. Ce jour était fêté à Constantinople en mémoire de le délivrance miraculeuse de la ville assiégée par les Abares, en 626, délivrance attribuée à l'intercession de la sainte Vierge. On chantait ce jour-là, en l'honneur de la Mère de Dieu une hymne nommée Acathistos,, parce qu'elle se chantait debout. Voyez Gretzer, L. III observ. in Coddinum, c. 7.

Sabbatum audivit Dominus, le samedi après le Mercredi des Cendres.

— caritas Domini, le samedi avant la Trinité.

— de gaudete, le troisième samedi de l'Avent.

— in Albis ou infra Albas, le samedi de la semaine de Pâques. ,

— Sabbatum in traditione symboli, le samedi que précède le dimanche

des Rameaux.

— duodecim lectionum, samedi aux douze leçons ; les quatre samedis des

Quatre-Temps.

— Luminum, le Samedi-Saint.

— Magnum, le grand samedi, le Samedi-Saint.

— vacans, le samedi avant le Dimanche des Rameaux, ainsi appelé à Rome, parce qu'il n'y avait point d'office ; le pape consacrant ce jour à distribuer des aumônes.

Sacerdotes tui, le 31 Décembre.

Sacre du Corps de Dieu (La feste du), c'est la Fête-Dieu, ou la fête du Saint- Sacrement ou le Corpus Christi. Voy. ces mots.

GLOSSAIRE DES DATKS

Sacrement (Le), c'est la Fête du Saint-Sacrement. « Chascun an au jour du » Sacrement. » Du Cange. Gloss. Sacrum, n. 3.

Saint-Sacrement (fêle du) ou Fête-Dieu, fêle célébrée le jeudi qui suit le Dimanche de la Trinité et renvoyée souvent au dimanche suivant. On l'a appelée au moyen-âge la Saint-Sauveur, la Fête du Corps de Dieu, le Corpus Christi. Voy. ces noms.

Saint-Sauveur (La), la fête du Sacrement. « Et furent les rues parées comme à la Saint— Sauveur. » Du Cange, Gloss. Sacrum, n. 3.

Sainte-Croix fête de la). Voy. Croix.

Salax lunœ [dus), le Lundi-Gras en Allemagne.

Salome [B. Maria) festum, autrefois le 22 Octobre, à Paris.

Saltasse (La), Voy. N. D. de Saltasse.

Salus Populi, introït, et nom du dis-ueuvième dimanche après la Pentecôte.

Salutatio Maria, le 18 Décembre dans un calendrier de Verden du XIV'' siècle.

Samaritaine (La), le vendredi de la Mi-Carême, ou de la troisième semaine de. Carême.

Sambadi, le Samedi.

Sancta dies, le jour de Pâques.

Sancti dies, le Carême.

Sanctissimi dies sex, les six jours de la semaine sainte.

Sanctus dus, le dimanche.

Sanguis domini, la Cène.

Sapientia [0\, introït de l'antienne pour le 10 Décembre. « sapientia, quae ex ore Altissimi prodidisti. »

Sarcophaga {esta, le Mardi-Gras.

Saturni Dies, en roman, Disalhé, Disatté, le samedi.

Scambling days, les lundis et samedis du Carême, où les mets, dans les grandes maisons anglaises, n'étaient pas servis avec la régularité ordinaire.

Scrutinii dies, les jours des scrutins, jours où l'on examinait les catéchumènes destinés au baptême. 11 y avait ordinairement sept scrutins. Le premier av it lieu le lundi ou le mercredi de la troisième semaine de Carême ; le second, le samedi de la même semaine ; les cinq autres le mercredi de la quatrième semaine, et les quatre jours suivants. Dans plusieurs églises, ce n'était point le même jour; le mercredi de la quatrième semaine de Carême seul a été par tout le jour du grand scrutin; il était nommé : Dies. ou Feria magni Scrutinii.

Secunda nativitas. L'Epiphanie.

Sederunt principes, le 25 Décembre.

Seforma Monath, ou ^Eftera geola, le mois de Janvier chez les Anglo Saxons.

Semaine, Voy. Hebdomada.

— du Fromage (La), chez les Grecs, la semaine du Carnaval.

— grecque, ou semaine des Grecs. Voy. Hebdomada Grœca.

— peneuse ^La), Hebdomada peenosa, la semaine sainte. Voy. Hebdomada.

Septembrèche (La), en Anjou, ou N. D. l'Angevine, la Nativité de la sainte Vierge, le 8 Septembre.

Septem dolorum commemoratio, fête instituée par un diacre nommé Georges Haller, le 23 Avril 1545.

— dormientes, le 27 Juillet.

— puellœ, le 9 Avril.

— fratrum festum, le 7 Juillet dans un calendrier de Metz. Peut-être, les sept frères, fils de Ste-Félicité, martyrs ; mais leur fête est marquée au 10 Juillet.

Septiformis processio . Voy. Litania major.

Septimana la semaine. Voyez Hebdomada.

— in albis, la semaine de Pâques, pendant laquelle les néophytes gar-

daient des vêtements blancs qu'ils déposaient le samedi de cette semaine, c'est-à-dire le samedi après Pâques. Voy. Festwrn Neophyiorum.

— communis, la semaine qui commençait au dimanche après la Saint-

Michel de Septembre. (Haltaus Calend. medii œve, pag. 131). Dans Ludewig, Reliq. mss. tom. 7, pagA93, on trouve un diplôme ainsi daté. A 1306, feria quarto, in Communibus. C'est le mercredi 5 Octobre.

— média jejuniorum Paschalium, la troisième semaine du Carême. Il

ne faut point confondre cette semaine avec Y Hebdomada mediana Quadragesimce, qui est la quatrième semaine du Carême.

— pœnosa, la semaine péneuse, la semaine sainte. Septuage'sime, le neuvième dimanche, et non le soixante-dixième jour avant

Pâques, comme plusieurs savants l'ont pensé ; mais, parce que le sixième dimanche avant Pâques, qui est le premier dimanche de Carême, fut nommé Quadragésime, on nomma les trois dimanches qui le précèdent Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime. C'est là, comme disent les Bénédictins, l'explication la plus vraisemblable de cette dénominatisn, que quelques liturgisles ont cependant voulu expliquer autrement, en disant que ce dimanche était le soixante dixième jour avantle dimanche in Albis ou de Quasimodo, jour où prend fin la période pascale.

Septuaginta duorum Christi discipulorum festum, au mois de Juillet en quelques pays; plus communément le 4 Janvier dans l'Église grecque et les martyrologes français.

Seval (serait ce FenalT), paraît être le nom de Juillet dans cette Charte de Godefroy II, sire de Peruweys : Ce fut fait Van del Incarnation Jesu MCCLXIV, el mois de Seval, le jour S. Jakeme et S. Christoffle. (Butkens, tom. I. p. .pag. 229).

Sextilis mensis, nom du mois d'Août, avant qu'Auguste lui eût donné le sien.

Sicut ocidi servorum, introït et nom du lundi après le premier dimanche de Carême. Charte de la fondation de la collégiale de St-Denis d'Issoudun, par Gérard la Fuile, abbé de N.-D. d'Issoudun. Aclum solemniter in capitulo nostro,

r eria II, qua can'atur : sicut oculi servorum, quinto idus mardi anno Dom.

Incarn. MCLXXXV. [Gali. Christ., tom. II,pro. col. 49).

Si iniquitates, introït, et nom du vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte,

Simeonis [S. festum, le 2 Février. Voy. Hypapanti.

Sheer, Shire, Schere ou schire thursday (littéralement le pur jeudi) ; le Jeudi Saint. Ce jour était un de ceux où l'on rasait anciennement les moines, au monastère de Cluny.

Simnel sunday, le Dimanche de la Mi-Carême.

Sitientes, venile ad aquam, le samedi avant le dimanche de la Passion. Ces mots sont tirés d'Isaïe. I, v.

Solemnitas Solemnitalum, le jour de Piques.

Solemnitas S. Pétri, la Commémoration de St Pierre, le 30 Juin.

Solis Dies, le Dimanche, appelé par les astronomes le jour du Soleil.

Solmonatk ou Salmonath, mois de Février chez les Anglo-Saxons.

Solstice d'été, les archives départementales du Bas-Rhin renferment probablement un assez grand nombre de chartes portant cette date astronomique. Nous pouvons citer du moins un acte de 1311, daté de la veille du solstice d'été, et deux actes, l'un de 1348, l'autre de 1362 donnés l'un et l'autre le dimanche avant le solstice d'été. Il serait curieux de rechercher s'il n'existe pas quelques formules plus précises qui désigneraient expressément le quantième du mois. [Ann. de la Soc. de l'hist. de Fr. 1851. p. 35).

Somestras ou Sonmartras, le mois de Juin, au pays .Messin. Charte de Baudouin u'Kpiual, abbé de Saint-Vincent de Metz, datée lou premier jour de somestras, Van de grasce nostre Signor, mil trois cent et dons ans. Sauf conduit accordé, l'an 1356, à tous ctux qui viendront acheter des laines en cette ville, pour la saison dou vendaigc des termes des Paisques, dès le jour de [este Saint-Gcngoul, en rnay, jusces jour de /'este S. Vy, en sonmartras, c'est-à-dire, jusqu'à la fêle de Saint-Vit, Saint-Modeste et Sainte-Crescence, martyrs, qui tombe le 15 Juin. — Somestras vie/it peut-être de Svmmv.s Œstatis, le commencement de l'été, qui est, en effet, le 21 Juin. Ce qui semblerait confirmer celte explication, c'est qu'on lit dans le calendrier de M. Hampson (p. 362) que le mois de Juin se nomme à Messine : Somertras ; mais je crois que M. Hampson a pris ici le pays de Metz pour la ville de Messine.

Spiritus Domini replevit, introït et nom du dimanche de la Trinité.

Statuit, introït et nom du 22 Février, la Chaire de St-Pierre.

Stephani (Relevatio sancti), découverte des reliques de S. Etienne, martyr, le 3 Août.

Strages Sendomiria, massacre de chrétiens par les Tartares, à Sandomir, en 1260. Voy. Festum visilationis occisorum.

Strenas [Dominica post), le premier dimanche après le 1 er Janvier.

Stella festum, le 6 Janvier. Voy. Epiphanie.

Stultorum festum, la fête des Fous, le premier jour de l'an.

Subdiaconorum festum. Voj. Hypodiaconorum festum.

Succinctio campanarum , les derniers jours de la semaine sainte. Voj. Dies muti, Hebdomada muta. On lit dans Galbert, (vie de Charles, . comte de Flandre, n. 84) : Tertio Kal. April. feria II II, in succintione Campanarum.

Suscepimus Deus, introït, et nom du huitième dimanche après la Pentecôte.

Susceptio Sanctœ Crucis, la Susception de la sainte-Croix, à Paris, le 11 du mois d'Août, nommée aussi Coronœ Domini Festum.

Suscipe, Domine, fidelium preces, cinquième dimanche après Pâques.

Teilleur (La), nom donné à Besançon à l'office de la fête des Fous. Ce nom vient de ce qu'on faisait flamber des teilles ou chènevottes, sans doute pour enseigner au Pape des Fous que les satisfactions et les triomphes des étourdis s'éteignent comme les flammèches et s'évanouissent comme la fumée. (Mém. de la Soc. du Doubs, cinquième série, 2 e voli 1877, p. 398).

Tenebrœ, les vigiles des trois nuits de la semaine de la Passion ; désigne aussi les cérémonies symboliques accomplies pendant ces offices.

Teophania, l'Epiphanie, 6 Janvier. Voj. Théophania.

Terminus Pascalis, terme pascal souvent marqué dans la date des Chartes. C'était le jour de la pleine lune de Mars, ou le quatorzième jour de la lune de Mars, à partir duquel pouvait arriver le dimanche où l'on devait célébrer la Pâque en vertu des décisions du Concile de Nicée. Voj. ci-dessus, Dissert, sur les dates.

Tessaracoste , la Quarantaine, nom du Carême dans l'église grecque.

Tetrada, le quatrième jour delà semaine, ou le mercredi.

Théophania, la fête de Noël, et celle de l'Epiphanie, réunies, dans les premiers siècles, et célébrées encore en Orient, l'une et l'autre, le 6 Janvier. De Théophania, sont venues les anciennes expressions vulgaires : Tiphaqne, Tiphaine, Tiéphaine, Thie'phanie, Thiephaigne , Tiphaigne, Piphaigne, qui désignent ordinairement le jour des Rois. Vojez Epiphania.

Thore maneth, ou lune de Thor, nom donné par les Suédois au mois de Janvier, et par les Danois au mois de Mars, du nom d'unefête célébrée par ces peuples au temps où ils étaient encore païens.

Thoresene, la veille du Jeudi-Saint.

Thrymylce monath, le mois de Mai, en anglo-saxon. Le nom vient de ce qu'en ce mois, il y avait dans la Grande-Bretagne, et dans les contrées d'Allemagne d'où les Angles sont originaires, tant de foin, qu'on pouvait traire les bêtes trois fois (three-3, milk-lait) par jour.

• Tibi dixit, mardi après Reminiscere, (deuxième dimanche de Carême).

Trabeatio, la Naissance de N. S. Annus Trabeationis, Era Trabeationis , signifie donc l'année de la Nativité, l'ère de la Nativité, c'est-à-dire l'année et

l'ère commençant au 25 Décembre. On lit dans l'office de la fête de S. Etienne, célébrée le 25 Décembre, ces mots de S. Fulgence : Heri rex noster trabea carnis indutus est.

Traditions (mercredi des . le mercredi de la troisième semaine de Carême ; parce que l'Evangile de ce jour parle des fausses traditions des Juifs, que les disciple- 1 du Sauveur n'observaient point dans leur repas.

Transfgurattonis Bominica, le second dimanche de Carême, parce qu'on y chante l'évangile de la Transfiguration de J. C. — festum. la Transfiguration de J. C, le 6 Août.

Translatif), ou Relevatio, translation d'un saint ou des reliques d'un saint. On disait aussi : Natalis reliquiamm sancti N. C'était la fête célébrée le jour anniversaire de l'époque à laquelle on avait transféré ses reliques d'un lieu à un autre, et ires souvent l'anniversaire du jour auquel on avait tranféré son corps du lieu où il avait été primitivement inhumé au lieu où il devait être désormais vénéré comme saint; cérémonie qui était une canonisation populaire. Voy. aussi Relevatio.

Voici les dates des principales Translations fêtées par l'Église :

Translation de C. P. à Rome, de S. Jean Chnsostome, docteur de l'église,

27 Janvier.

— (d'Alexandrie d'Egypte à Venise) de SUVIarc, évangéliste, 31 Jan-

vier.

— (à Cumes dans la Cumpanie) de Ste-Julienne. vierge et martyre,

16 Février.

— (à Pavie) de St-Augustin, évéque d'Hippone et docteur de l'église,

28 Février.

— (à Pérouse en Italie) de Sl-Herculun. évoque et martyr, P T Mars.

— (d'Ostie à Rome) de Ste-Monique, mère de St-Augustin, 9 Avril.

— (d'Ethiopie à Salerue) de S. Mathieu, apôtre et évangéliste,

6 Mai.

— (de C. P à Rome) de St-Etienne, le premier des martyis, 7 Mai.

— (à C. P.) de St-André, apôtre et martyr, 9 Mai.

— (à C. P.) de St-Luc. évangéliste, 9 Mai.

— (à Rome, église Ste-Marie-à-la-Crêche) de St-Jérôme, docteur de

l'église, 9 Mai.

— (à Bari, en Pouille) de St-Nicolas, évêque de Myre, 9 Mai.

— (à C. P.) de S. Thimothée, évêque d'F,phèse, 9 Mai.

— (à Bologne) de S. Dominique, fondateur de l'O. des Frères Prê-

cheurs, 24 Mai.

— [à Assise, en 1230) de St-Francois d'Assise, 25 Mai.

— (à Véroli, en Italie,) de Sle-Marie, mère de St-Jacques, 25 Mai.

— (de Constantinople à Rome), de S. Grégoire de Nazianze, 11 Juin.

— (à Édesse en Mésopotamie) de St-Thomas, apôtre, 3 Juillet.

— (à Tours) de St-Martin. évêque de Tours et confesseur. 4 Juillet.

Translation (de C. P. à Venise) de Ste-Marine, vierge et religieuse, 17 Juillet.

— (à Lucques en Toscane) de St-Fridien, évêque et confesseur,

18 Novembre.

— de la Maison delà Sainte-Vierge à Lorette, en Italie. 10 Décembre,

— (d'Antioche à Rome) de St-Ignace, patriarche d'Antioche et

martyr, 17 Décembre.

Translation du chef de saint Louis à la Sainte-Chapelle, le souvenir de cette solennité était consacré par une fête mobile qui répondait au mardi de la Pentecôte. On peut consulter sur ce point les Vies des Papes d'Avignon, par Baluze (t. II, p. 79), et deux des registres de la Chambre des comptes que l'on conserve aux Archives nationales (série P., n° 2288, p. 266, et n° 2294, p. 771). Il en est aussi fait mention dans le registre XLI du Trésor des chartes pièce 54, [Ann. de la Soc. de l'hist. de Fr., 1851, p. 35).

Translations Jesu Festum, dans le testament de Rotherham, év. d'York, en 1498, est une faute pour Transfiçurationis, puisque la date répond au 6 Août, qui est la fête de la Transfiguration.

Très piteri, le 24 Janvier. Il y a aussi une fête de ce nom, le 12 Septembre, en commémoration de trois enfants martyrisés à Ancyre.

— Septimance Paschales, les trois semaines commençant au jour de Pâques. Les lettres d'ajournement adressées par le roi Philippe-le-Long aux pairs de France, dans le procès de Robert d'Artois, et rapportées dans le P. Anselme, tom. II, pag. 820, portent: Ad diem Sabbati post très septimanas instantis Paschatis, videlicet ad diem viçjesimam maii. Ces lettres sont datées du 9 avril de l'an 1317. Mais il est indubitable qu'elles appartiennent à l'an 1318, suivant notre manière de commencer l'année. En effet, elles sont antérieures, comme il est visible, au jour de Pâques. Or, Pâques, en 1317, tombait le 3 Avril ; et de plus, le 20 Mai, cette année, était un vendredi, et non pas un samedi ; tandis qu'en 1318, Pâques tombait le 23 avril, et le 20 Mai était le samedi de la quatrième semaine après Pâques. Les trois semaines précédentes sont donc le temps que Philippe-le-Long appelait très septimanas Paschatis. Ainsi, cette expression, qui se rencontre dans divers actes, marque bien les trois semaines qui commençaient au jour de Pâques.

On trouve aussi très septimance Penlccostes, très septimance Nativitatis, très septimanœ S. Joanis B. pour lesquelles on donnerait une semblable explication. La raison de cette dénomination, c'est que, dans plusieurs endroits, les grandes fêtes avaient jusqu'à trois octaves consécutives. En d'autres pays, elles n'en avaient que deux et alors les deux semaines consacrées à ces octaves étaient désignées par le mot Quindena. Ce qui vient d'être dit, explique pourquoi, dans les anciennes Chartes et les anciennes Chroniques, on trouve ordinairement Octaves au pluriel plutôt qu'Octava.

Tricennalia, commémorations qui revenaient tous les trois ans. « Pro annualibus et tricennalibus missarum, » lit-on dans une Charte de l'évêque de Salisburv eu 121". On trouve triennalia dans une Charte de l'évêque de Durham en 1220.

Triduante litaniœ. la litania major était ainsi appelée parce qu'elle lombail trois jours avant l'Ascension.

Trinité \e jour, la fête ou le dimanche de la), le premier dimanche après la Pentecôte. On a aussi quelque fois désigné le dernier dimanche après la Pentecôte, sous le nom de dimanche de la Trinité, mais le premier seul s'appelait Trinitas cestivalis, Dominica duplex, dominica Lenedicta et Rex dominicarum.

Triodion, Tptu&ov, est le nom que les Grecs donnent au dimanche avant la Septuagésime, parce qu'en ce jour, on commence la grande hvmne appelée Tptudtov, qui dure jusqu'à Pâques.

Triumphus corporis Christi, la fête du Saint- Sacrement.

Triiim Heyum Dies, le jour des trois rois ou des Mages, l'Epiphanie au 6 Janvier.

Tua nos quœsumus, Domine, introït et nom du seizième dimanche après la Trinité.

Twelfth day, littéralement le douzième jour, nom de l'Epiphanie, qui tombe le douzième jour après la naissance du Sauveur.

Tnelft eve/i. littér. la veille du douzième jour, la veille de l'Epiphanie. On trouve aussi chez les Allemands une expression correspondante à celle de twelfth day, et avec lu même signification, sous les formes dartienstay, dertienlay, druttiende day, drnzehende day (le treizième jour), et aussi Zwûlfte tay, twôlften lay, qui revient exactement ù l'expression anglaise, le douzième jour, à partir de Noël.

Tybi, 27 décembre, commencement du 5 1 ' mois égjptien.

Tyéphainc, Tiphaine (La). Voj. Theophania.

Undern, mot anglo-saxon qui désigne l'heure canonique de tierce, soit neuj heures du matin ; parfois, dans un sens plus large, il désigne le matin.

Valletorum feslunt, la feste aux Variés, le dimanche qui suit lu St-Denis, fête qui se célébrait le 9 Octobre.

Veilinys, nom donné à certaines fêtes durant lesquelles les mariages pouvaient être célébrés, ou étaient prohibés, en Espagne. Es étaient défendus le Dimanche de l'Avent et le Mercredi des Cendres , permis à l'Epiphanie et le premier dimanche après Pâques.

Veneris Dies, Dicenres, Divendres, le vendredi.

Veni et ostende, samedi après le troisième dimanche de l'Avent.

DES DOCUMENTS DU MOYEN-AGE. Od

Venite, benedicite, mercredi après Pâques.

Verba mea, samedi après Oculi, troisième dimanche de Carême.

Verberalia, le Dimanche des Rameaux.

Verceris (le mois de) pour Juseris dans quelques Chartes flamandes, Juin.

Verdi aoré, pour Vendredi adoré, le Vendredi-Saint, ainsi appelé autrefois, à cause de l'Adoration de la Croix.

Veuve de Naïm (La), le jeudi de la quatrième semaine de Carême.

Vexatia dœmone. Voyez Dominica de vexatisa dcernone.

Victricem mamim, jeudi après Pâques.

Vigilia Horemii (pour Lorencii), la veille de Saint-Laurent, ou le 9 Août, dans un traité de Gebbehard, évêque d'Halberstat, passé l'an 1477, avec l'abbaye de-Quedelinbourg. (Ludewig, Reliq. tom. X, p. 93).

Vigilia luminum, la veille de Noël, le 24 Décembre.

Vigilia vigilia Nativitatis, le 23 Décembre .

Viginti dies, les vingt jours compris entre Noël et l'octave des Rois. Lettres de grâce de l'an 1423, la veille des vingt jours nommés les Petits Rois.

Vignerons (Les), le vendredi de la seconde semaine de Carême.

Vinicolœ, vendredi après Reminiscere (deuxième dimanche de Carême), selon l'Evangile du jour.

Viridis, Viridus, ou Viridius dies, en allemand Dergriine Donnerstag, le Jeudi- Saint dans quelques anciens calendriers allemands. Martin Gerbert, abbé de Saint-Biaise, dans la Forêt Noire, avoue qu'il n'a pu donner la raison de cette dénomination : Rationem hujus denominationis, a Christi lïgno viridi, impetrare a me necdum potui, ut probarem. [Vit. Liiurg. Alem. tom. 1, pag. 849, n.)

Visitatio, la Visitation, fête célébrée le 2 Juillet, en'souvenir de la visite de la St- Vierge à Ste-Élisabeth. Voy. Borland. Juillet. 1. 259.

Visitatio occisorwm a Tartaris Sendomiriœ, à Sandomir en Pologne, 2 Juin.

Visitation de Notre-Dame, le 2 Juillet. Voy. Festum Visitationis .

Vitembre, le mois d'octobre.

Vocatl ad nuptias. Voy. Dominica de vocatis.

Vocem jucunditatis , introït, et nom du cinquième dimanche après Pâques.

IVeisser sonntag fie dimanche blanc), le premier dimanche de Carême.

JVinter filleth, octobre. Ces mots signifient sans doute le commencement de l'hiver. « Ac si dicas, composito nomine, hyemeplenium. » (Bède).

Witaves, ff'itives (Les), l'octave. On lit dans le testament d'Alix, femme de Jean, seigneur de Lille, de l'an 1274 : Et vel que les devant dites dix livres soient prises et paye'es au devant dit Witaves de cheste Chandeleur prochain à venir.

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