MAN
périr un grand nombre sous ses yeux ; aussi n'est-il plus question de Mamlonks aujourd'hui. — Cest manUouic qu'il faut écrire, et non mameiuek comme le donnent plusieurs dictionnaires, attendu qu'il n'y a que deux syllabes dans le mot arabe.
MANNE, s. f. (a.) J^ éienfaitj faveur divine^ en arabe comme en hébreu. Nom d'un suc qui découle de certains arbres, particulièrement du frêne, et qui se coagule comme le miel; c'est un excellent purgatif. On^ appelle aussi tnarme une substance que Dieu fit tomber du ciel en faveur des Israélites dans le disert, et que l'on croit analogue à la manne ordinaire. La Bible nous apprend que tes Hébreux en faisaient une sorte de pain dont ils se nourrirent pendant quarante années. On était forcé de la recueillir chaque jour , car elle fondait au soleil et ne pouvait guère se conserver au delà de vingt-quatre heures.--^ En style religieux, manne s'emploie souvent dans le sens &aiiment céleste^ eucharistiqtie.
MANTILy s. m. (a.) Jjjjj» nappe y serviette^ et turha/n (en latin mantiie). De là vient aussi le vêtement espagnol appelé mantitia^ pièce d'étoffe de soie, de velours, ou autre, que les femmes se mettent sur la tête et croisent sous le menton. En France, la mantille est une imitation de ce costume,
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mais elle n'enveloppe que les épaules. -*- Chez les Grecs , uavdxm désignait le manteau militaire des Perses; aussi doit-on probablement attribuer à TOrient Torigine du mot MANTE, sorte de couverture dont la forme a subi diverses modifications ^ comme le prouvent ses dérivés
' MANTBA0, MANTELBT Ct MANTELIKE.
MAOUARANNAHR, n. pr. (a.Ji ^^1 \j^ L ce qui est au delà du fleuve^ locution ar^be qui désigne la contrée située au delà de TOxus, la Trans- 4)xiane. Pour compléter le sens de cette locution , il faut sous-entendre djeïhoun ^y^^:^ , nom oriental du grand fleuve appelé Oxus par les Romains, qui séparait Tlran du Touran, et dont les eaux viennent se jeter dans la mer Caspienne. — Quelques géographes écrivent aussi, mais moins correctement, mavarennâhab.
MAQUEREAU, ELLE, subst. (a.) «j5^ fém. ijfcji^ odieux y ahominabie; dérivé de ^^ détester^ avoir en horreur, — Terme dont on doit éviler l'usage et qui désigne Thomme ou la femme qui tient une maison de débauche et de prostitution. — Il est évident qu'on ne peut trouver aucun rapport étymologique entre ce nom et celui du poisson connu sous la même orthographe. — On dit fréquemment en turc , en parlant d'un homme impur ou méchant : bir makrouh ÂBEM DUR jJb»^) *j;^ j^ C'est un vilain homme.
MÂR
MARABOUT, s. m. (a.) ^^J^ ^^> ^^^chéy dérivé d^^j lier ^ attacher ^ au propre et au figuré. Homme attaché à la yie spirituelle oii à la retraite , chez les Musulmans ; on rencontre un assez grand nombre de ces religieux dans l'Afrique septentrionale. — Plusieurs auteurs ont pensé que maraéout ^ et admoraviflô n'étaient que le même mot représenté par deux orthographes différentes; cependant la 3* forme iajL , d*où dérive il) 1^ MOUBÂBiT' ( par corruption mobavide), veut dire particulièrement : se tenir avec vne armée sur ies frontières pour inquiéter tes ennemis^ et cette signification est, je crois, la seule qui puisse s'appliquer aux aimoravidesj qui, loin de s'attacher à leur résidence primitive , se rendirent célèbres par leurs invasions en Afrique et en Espagne. Voyez almobavides; — La petite chapelle ou mosquée desservie par le marahout porte en français le même nom qire ce solitaire, mais elle a pour correspondant arabe )^y , nom du iieu où i*on est iié^ attaché, — Par assimilation, on appelle aussi marabout une espèce de cafetière è large base, et dont le couvercle, assez semblable à la petite coupole qui surmonte la demeure du marabout, se termine en pointe à l'extérieur.
MARABOUTIN, s. m. (a.) J^l^ adj. formé de ^^y auquel répond mobavide,