‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 123 sur 173 · MYR · texte numérisé non relu

MYR

Monnaie de compte usitée au Maroc, et en Algérie avant la domination française; elle vaut environ 8 centimes.

MUSC, s. m. (A.) ^Aa^ Quadrupède, de la grosseur du chevreuil, qui produit une espèce de parfum de couleuf brune, appelé musc comme lui, et dont les Orientaux font le plus grand cas. -^ On trouve dans les poésies arabes, persanes et turques, une foule de vers consacrés à Téloge du musc et de Tambre. — De là vient l'adjectif musqué, e, en arabe "^*»^\ qui s'emploie dans les deux langues au propre et au figuré.

MUSCAT, s. m. (a.) LCj^ vin muscat, qui a une odeur de m^tuc. — C'est aussi le nom de plusieurs espèces de poires dont le goût rappelle celui du même parfum.

MUSULMAN, E, adj. (a,) S^^ soumis (à Dieu et à Mahornet)\ dérivé de X^\ se soum^ettre^ U* forme de J^ être sain et sa/uf. — Le mot arabe se prononce m^ouMvm^ mais augmenté de la terminaison persane j' ( jL^L^) Jl a servi de type à l'adjectif français, qui se dit indistinctement de toutes les sectes mahométanes, dont la religion s'appelle islam ou ISLAMISME. Voyez ce mot.

MYRRHE, s. f. (A.) ' y amer. Gomme résineuse, odoriférante, de couleur

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jaunâtre, et fort antère, comme Tindique son nom. On. la, trouve en grande quantité dans le Yémen ; c*est un excellent remède contre la toux et le scorbut. — Il est hors de doute que le grec fvjppa y d'où vieqt le fk*an^is myrrhe, n'est qu'une reproduction de Tarabe.

MYSTÈRE, s. m. (a.) j^^x,.^ caché, voUé; dérivé de y^ vaUer, d'où vient aussi le substantif store. Sens caché, vérité impénétrable 9 surtout en matière de religion. — Bien que les étymologistes fassent venir mystère du latin mysterium. ou du grec fAverni/scov, il n'en est pas moins vrai que l'origine de ces mots est entièrement arabe, et que la première consonne m est tout à fait accessoire,

NABAB, s. m. (a.) ' s^ly pi. de w^'Li iieutenant. Ce mot, quoique au plu^ rîel, s'emploie comme s'il était au singulier, en pariant d'un gouverneur de province, d'un lieutenant du souverain, etc. , dans rinde musulmane. — On peut voir, à l'article atan, un exemple semblable d'un substantif pluriel mis à la place du singulier. — Écrivez tm nahah, et des naéué, saris s^ afin de conserver au pluriel arabe la terminaison qui lui est propre.

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NACAIRE, s. f. (p.) . .

2|;L^ Petite timbale en usage dans la mùsiiiue militaire des Orientaux; — Les Arabes ont un mot très-rapprocbé de celui-ci pour d&igner une espèce particulière dinstrument à vent ; c'est ^y^li , dont ils se servent en parlant de la trompette du jtigèment dernier. — Ces deux substantifs appartiennent au verbe arabe yij , qui veut dire aussi : battre [le tàméaur) et sonner (deia trompette). — Les Itàlijens disent naccherà dans le sens dé timéaie^ et ce teriï^e a la même origine qiie le correspondant français.

MCARAT, adj. et subst. masc. (f.) jiXi peinture^ figure ornée de couieurs variées; les poètes font quelquefois usage de ce mot pour désigner une beiie^ une armante, — D'après Jean de Sousa, lé persan a servi de racine au portugais nacarado^ a, qui se dit spécialement de la couleur vermeiiie^ du rouge ^ciair ^ntre ie cerise et ie rose^ et dont nous avons fait NACAEAT ( Voyez Iç lexique intitulé : Vestigios da Ungoa arabica cm Portugal ^\\ï'¥\ Lisboa, 1830, â"" édition, augmentée et annotée par Moura).

" NADIR, s, m. (a.) j^ égai^ qui correspond à; dérivé de^ui être semùiabicy 3® forme de^aj regarder. Terme d'astronomie qui indique le point du ciel placé sous iios pieds, eu

qaeique lieu de la terre qse nbîis nous troat^ons. Le nadir est perpeoâicQlaireinent opposé au zénith.

NAFÉ, s. m^ (a.) ^Li àaiutaire , dérive de ^lÂJ ^ere utih. Nom dOAlié au fruit de la ketmie odorante, plante malvacée très-estimée en Orient , à cause de sa propriété adoucissante. On en fait une pâte et un sirop employés avec succès contre les maladies de poitrine.

NAFTE, s. f. (A.) ^i^ àdeuT agréa'bU^ touffU emh'aunU. On ne se sert dii mot nafft que dans cette expression composée : eaude-fiaffe^ c'est-à-dire eau de senteur, -^Le redoublement de la consonne f remplace ici le ^ , qu'on n'aurait pu rendre d'une manière sensible dans ia transcription.

NAÏB, s. m. (aJ.

<w^L> lieutenant, dérivé de wlj rempiacer. Substitut d'un cadhi, vicaire d'un imam. Ce terme, en Turquie, s'emploie dans l'ordre judiciaire et religieux, comme yÈfith J/j dan^ l'ordre civil et politique. — Du pluriel s^ty Tient, par corruption, le substantif nabab. Voyez ce mot.

NAKIB, s. m. (a.)

w^mJu prince y chef; dérivé de w*aJ commande. Le

titre de naécié jouit dans toute la Turquie d'une baute considération, mais surtout à Gonstanttnople, où le nakib

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