‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 145 sur 173 · SAI · texte numérisé non relu

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culinaire et ea médeeine. Les Égyptiens, le^ Hébreux, les Grecs , les Romains et autres peuples de l'antiquité , faisaient un grand usage de cette couleur. — Il y a plusieurs espèces dé safran; celui de llnde s'appelle cuirGUMA,^ et le safran bâtard, cabthame. Voyez ces mots.

SAHAilA, n. pr. (a.) \jx^ vaste ptaine, désert. Grand désert de l'Afrique septentrionale, rempli de sables brûlants et souvent mc^tels pour les caravanes qui tentent de le franchir. On y rencontre ça et là quelques tribus berbères et beaucoup d'animaux nuisibles ; la végétation y est presque nulle, attendu le manque d'eau.

SAÏD, n. pr. (À.) JuM> étevé, dérivé de -x*^ monter. Nom donné par les Arabes à Tancienne Thébaïde, dont la capitale moderne est Djirdjeh. Cette contrée, la moins fertile et la moins peuplée de toute l'Egypte , a été appelée Sa€d à cause de sa position géographique.

SAILLIR, V.. n. (a.) JLa sauter j s'élancer; se dit surtout des liquides, mais jaiUir est plus usité. — Le substantif saillie signifie sortie hrusque^ emportement^ trait d'esprit et relief. — Dans les arts, saillik veut dire déborder, avoir du relief; employé comme verbe actif, il s'applique au cheval ou au taureau qui couvre sa femelle. — C'est de

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rarabesADsdoute que vient le latin jolifv, qui, précédé de la pr^MMitiôn ad^ a servi de modèle au français m- SAILLIR y ftpndre sur ftêûtqu'un, i'atia^uer vivement, au propre et au figuré.

SAÏQUE, s. f. (T.) ^L^ Sorte de bâtiment de charge, en usage sur la mer Noire et la Méditerranée.

SALADIN, n. pr. (a.) ^ jJt ^bL> éon ordre de ia reiigian. Nom d'un sultan qui s'empara de Jérusalem et se reikdit célèbre par la résistance héroïque qu'ii opposa aux Chrétiens dans la troisième Croisade. Élevé d'abord, par sa valeur, à la dignité de vizir du khalife Nour eddtn, il s'empara du trône, à la mort de ce dernier , et poursuivit ses conquêtes. La mort de Saladin, arrivée en 1193, fat a la fois pleurée des Musulmans et des Chrétiens. — Satadin est une corruption des deux mots arabes, que l'on devrait prononcer s'aiàh' eddin^ si lUisage n'en avait autrement décidé.

SALAMALËC, s. m. (a.) vJJc JiL^ saiut à toi! Locution arabe composée du substantif >^ saiiutj de la préposition ^ sur, à, et du pronom afBxe singulier de la seconde personne vJ toi, dont le pluriel est '^=> vous. — Saiamaiec, en français, se dit par plaisanterie pour désigner une révérence pro^ fonde. — La transcription exacte devrait être s^iâm

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'uiejfk, mais le ^ arabe a eomplèlement disparu , el \e& deux mots ont élé réunis en un seul , qui prend l'a au pluriel.

SALAMANDRE, s. f. (p.) ^«x;^ Reptile du genre des lézards , à p^u visqueuse , et. qui répand une liqueur abondante quand on le bri(lile, ce qui faisait croire autrefois que la salamandre était incombustible, bien que le feu ne l'épargne pas plus que les antres animaux. — Malgré l'absence de la lettre i dans le mot oriental, il parait plus ancien que le grec »«>«fiivBpa dont le français est une imitation.

SALEP, s. m. {a.)

s^s^Jœ— (en turc v^.^^Le» par corruption). Boisson faite avec la bulbe d'une espèce d'orchis qu'on appelle en turc GRÂTEHi tsa'leb v^JUj L>lfiL OU testicuies de r&naTd^ à cause de sa forme. — Les Orientaux préparent le salep de la manière suivante. Après avoir dépouillé les bulbes* de leur enveloppe, ils les jettent dans Teau froide et les en retirent au bout de quelques 'heures pour les faire cuire , puis ils les enfilent et les font sécher. C'est le pins sûr moyen de les conserver, autrement elles ne tarderaient pas à se corrompre. Ces bulbes deviennent alors très-dures et assez diaphanes. Lorsqu'on veut en faire usage, on les réduit en poudre et l'on jette dessus de Teau bouillante à laquelle on ajoute du lait ou du miel: elles

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