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cyprès. On emploie la saindaraque dan» la composUiôn des vernis, et très-souvent en pottdre fine que Ton étend sur le papier, gratté pour lui donner plus de corps et éviter que Tencre ne macule à la place des mots enlevés. — Quelques étymologistes attribuent au grec Torigine de ce mot; mais il faut remarquer que wy^pétxn désigne spécialement Ya/raenic rouge ^ signification qui ne peut convenir ici.
SANDJÀK, s. m. (t.) ^Lsr^ étendard^ et particulièrement celui de Mahomet, qui transporté d'Asie en Europe en 1595, sous Mourad III, est conservé en temps de paix dans une chapelle du palais du Grand-Seigneur. — Ce mot signifie également administration d'une petite province^ dont le chef s*ap{)eile sanjdjakbet (,^^5-^ Jl'-?^)» «t non pas sa/ndjak seulement, .comme le disent à tort les dictionnaires; car l'emploi des deux mots est indispensable pour qualifier le gouverneur d'un district. Ce fonctionnaire ne peut faire porter devant lui qu'une seule queue de cheval. — On écrit aussi eangiacj mais cette dernière transcription est un peu moins exacte que la première.
SAPHIR, s. m. (A.) jJi>*^ (en hébreu T8D) Pierre précieuse d'un beau bleu de ciel, et très-dure. — Saphir se dit quelquefois par
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métaphore de tout autre «Ajet dont la eouleur a qudfoe analogie avec eelle du diamant oriental.
SARRÀ^N, E, adj. et subst. (a.) ^j^ P'- \jT^j^ orientaL DéDominatioD collective des dîTcrses iribas nomades qni^ parties de l'Ortent, envahirent l'Afrique septentrionale, l'Espagne, le Portugal, ritalie et le midi de la France. Du temps des Croisades, les Chrétiens appelaient ainsi tous les Musulmans. — On a cherché à flétrir le nom de sarrasin en le donnant comme synonyme de érigand^ voleur; mais il est fiaicile d'en reconstruire la véritable racine. Ce n*est pas au verbç ^j^ dérober, qu'il faut le rappiH'ter, mais bien à ^j^ se lever (en parlant du soleil ), d'où vient ^j^ orientai. Toute la difCà'ence, eomme on le voit, provient uniquement de la suppression des points diacritiques de la première radicale.
SATAN, n. pr. (a.) ^LkJi. diable^ démon; dérivé de ^Jiekt» être reéeUe, orgueUieux. Génie du mal, puissance infernale dont il est souvent parlé dans la Bible et dans l'Alcoran; les Musulmans l'appellent aussi iblis. Voyez ce mot.
SATRAPE, s. m. (p.) wl^ Titre porté par les gouvwneurs de provinces chez les anciens Perses. Le mot persan a cessé depuis longtemps d'être en usage dans l'Orient, mais les Grecs et les
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Latins l'employaient aussi dans te même sens. ^— Les satrapes, indépendants les uns des autres, exerçaient un pouToir absolu sur leurs sujets. — Quelquefois on dit au figuré, en parlant d'un seigneur arrogant et yoluptueux : c'est vn mirape.
SEIN, s. m. (p.) ^j^ et ^-^ poitrine^ sein. Partie du corps humain oii
se trouvent placées les mamelles et qui s'étend depuis le cou jusqu'au creux de l'estomac. — Se dit aussi, par ex^ tensicui, des mamelles, du ventre, de l'intérieur d'une Êifflille^ du milieu d'une chose, et enfin de l'esprit ou du cœur de l'homme.. — Comparez avec le persan le latin «in«M, dont tes acceptions sont aussi variées qu'en français.
SEMOUM, s. m. (a.) p^w vent trûiant^ pestitentiei; dérivé de !JLm empoi* sonner. Ce vent, qui souffle souvent la nuit dans les desserts de l'Afrique, soulève les sables et cause parfois la mort de caravanes entières. — Il ne faut pas, à l'exemple des lexicographes français, écrire simoun; car la dernière radicale arabe est un >» m , et non pas un ^ n. — Sur la Méditerranée, il règne quelquefois un vent analogue au semoum; c'est te sirocoy qui vient du sud-est et fait beaucoup de mal au personnel des navires.
-SÉNÉ, s. m. (a.) Um. Plante rosacée qui croit naturellement dans le Yémen,
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riade^ la Barbarie, et dont les feuilles étaient autrefois employées en médecine, à cause de leur Tertu purgative. On n'en fait presque plus usage aujourd'hui;
SEQUIN,.s. m. (a.) àS^ coin qui sert à frapper ta monnaie y ejL par extension ta monnaie elle-même, marquée au coin du souverain. — Telle est sans doute l'origine de sequiny monnaie d'or qui a cours dans l'Orient et en Italie, et dont la valeur varie seloà les pays où l'on en fait usage. Celui d'Italie vaut de 11 à 12 francs; et celui d'Egypte, appelé zeb mah'bodb, c'est-à-dire or chéri^ qui était estimé 6 francs 35 centimes, ne compte plus aujourd'hui que pour 5 francs 58 centimes. — Comparez avec l'arabe et le français l'italien zecchino^ dérivé sans doute de zecca^ qui désigne en Italie le lieu où l'on frappe la monnaie.
SÉRAÏ, s. m. (p.) sS^j^ poiaisy haut; se dit aussi de l'ensemble du personnet de ta cour de Constantinople. — C'est à tort qu'un grand nombre d'écrivains français ont désigné sous ce i^om la partie du palais du Grand-Turc réservée aux femmes; car, en Orient, on l'appelle toujours harem >^ , c'est-à-dire tieu défendu ^ interdit (aux hommes). — ^J^ mis à la suite de jljt^^=» sert à former l'expression composée garavanséraî (hôtellerie de voya-
geurs]. Voyez ce mot. — Quant à l'orthographe ie sérail