‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 83 sur 173 · GIB · texte numérisé non relu

GIB

GIBECIÈRE, s. f. (a).

w^w^ poche ou sac. La gibecière se portait autrefois suspendue à la ceinture, et se met aujourd'hui sur le dos, en voyage et particulièrement à la chasse. — Boiste dit qu'il vaut mieux écrire gtptière, «oc d*esca/moteur , d'Égyptien. Si Ton adopte cette dernière orthographe, il convient alors de rattacher le mot français à Farabe Jsui (Égyptien). Cependant, comme on écrit ordinairement ^î^eciére dans le double sens de sac de chasse et bourse d'escam4}teur, on peut, je crois, s'en tenir à la première racine ^ plus simple et plus naturelle.

GIBEL, employé pour ETNA, n. pr. (a.) J-;^ manUigne. C'est ainsi que les géographes modernes appellent TEtna, volcan célèbre de la Sicile; mais il faut observer qu'en faisaiit précéder le mot arabe du français monty ils sont tombée dans une grave erreur, en donnant à penser au lecteur que Gihel avait une signification toute spéciale. J-r^ veut dire montagne^ et ne peut à lui seul désigner un voican^ qui se dit en arabe gibel (mieux djebel) bnnar jLJI J-;-aw. montctgne de feu. Cette dénomination de rStna appartient évidemment à la langue arabe ; et si l'usage a fait considérer jusqu'à présent Giôei comme un nom propre, il serait au moins plus conforme à la raison d'écrire: ieGihei, sans employer un pléonasme que le bon sens réprouve.

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GIBET, s. m. (a.) J.^^ montagne^ lieu élevé où Ton faisait autrefois subir aux criminels le dernier supplice, afin que l'exemple de leur châtiment fît plus d'impression sur le peuple. — De là vient, dit-on, gibet, auquel on a donné par extension le sens de croix ou potence à laquelle on attachait les condamnés à mort. — On peut aussi en reconnaître la racine dans rhel)reu ni;34 coUine^ qui semble se rapprocher davantage de l'orthographe française.

GIBRALTAR, n. pr. (a.) ^.LL J-;H^ ou (3^1-^1 Sr^ montagne de Tariq^ dans l'Andalousie, ainsi appelée parce que Tariq ben Ziad, général sarrasin, vint s'en emparer; Tan 92 de Thégire, tandis que Mousa ben Nasir faisait la conquête de la Sardaigne. Près de cette montagne est bâtie la ville qui porte le même nom. — Les Arabes désignent le détroit de Gibraltar par les mots bâb elasouâq ^Mj-^^I w^b forte des marchés^ probablement à cause des relations fréquentes qu'il établit entre l'Océan et la Méditerranée. — Remarquez aussi qu'en arabe (jîj'^ signifie rôdeur^ voyageur de nuit.

GILET, s. m. (a.) jia. feau , cuir d'un animal , qui sert à faire des vêtements. Le giUt est une sorte de camisole de laine ou de coton que l'on porte habituellement sur la peau ou par-

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