GOU
trou large et profond, ou encore un précipice où des courants d'eaux opposés se rencontrent, s'emploie aussi au figuré , en arabe et en français , en parlant des malheurs et des chagrins qui fondent à la fois sur quelqu'un. Les Arabes disent proverbialement d'un homme qui a couru les plus grands dangers : ï^ U^ Jic j^-^=* .U!^ il s' est trouvé sur la livre {ie hord) d* un gouffre de feu. — Quel rapport orthographique les étymologistes ont-ils donc pu trouver entre gouffre et le latin gurges?
GOULE, s. m. (a.) Jy Nom d'une espèce de démon qui, selon la mythologie orientale, habite les forêts, attaque les animaux et les hommes, et se nourrit de cadavres. — Ce mot vient du verbe arabe JLà fondre sur quelqu'un, fatteufuer suhi^ tement. — Plusieurs dictionnaires français donnent au substantif ^ote^ le genre féminin, mais en arabe il est au masculin et présente un sens qui équivaut à celui de tùupgarou dans les contes faits pour les enfants.
GOULOT, s. m. (p.) ^ gorge, gosier. Col d'un vase, d'une bouteille. — Autrefois on disait goulet; mais aujourd'hui ce dernier terme n'est plus employé que dans la marine, pour désigner l'entrée étroite d'une rade, comme, par exemple, le goulet de Brest, ou encore une espèce d'entonnoir que
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les pécheurs placent à l'entrée du filet, afin que le poisson une fois pris n'en puisse plus sortir. -- Remarquez Fanalogie du persan avec le latin guia, dont le sens est le même.
GOURER, V. a. (a.) Je tromper. —Se dit d'un homme qui falsifie les drogues, ou qui trompe dans les relations commerciales. — Goure, tromperie, qui s'écrit en arabe ^jj-ê, avec le même sens, vient encore , par Tanalogie de son orthographe , à Tappui du radical arabe.
GOtRGANDINE, s. f. (p.) A-as-^^c prostituée , femme Uéidineuse , couretise. — Terme très-familier et de mauvais ton en français. — L'identité de senâ et d'orthographe qui règne entre le persan et le français ne permet guère d'assigner au mot gourgandine une origine plus certaine.
GOURMAND, E, adj. (p.) jjLpljjaJw giouton, gourmand; composé de \jjs^ aiimsnt^ nourriture^ et de -^^ terminaison qui sert à former certains adjectifs. — Il ne faut pas confondre l'origine de ce mot avec celle de gourmander , qui appartient aussi à la langue persane, mais avec une orthographe difierente.
GOURMANDER, v. a. (p.) ^j^y^j^ réprim^inder vertement quelqu'un, Réimporter