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GRAVER, V. a. (i.) Du substantif arabe j^ tomieau , aépuiere , les Allemands ont formé graif {tomie)^ en changeant Tordre des deux dernières radicales , et de là vient évidemment leur yerhe graéen, qui veut dire graver^ cretiser (une pierre, un métal, du bois, etc.). A ces mots répondent le substantif anglais grave [tamhe] et le verbe to grave, dont la signification est également semblable à celle de gr a/ver, creuser avec un burin. '^ Graver s'emploie souvent au figuré pour fiœer profandémetit (une pensée dans son esprit, un sentiment dans son cœur).— Cette comparaison de termes identiques conduit naturellement à rorigine arabe du verbe français.
GREDIN, E, subst. (a.) j^U trompeur, perficLe; dérivé de j^ tromper, trahir. —L'explication fournie par les étymologistes sur le sens de ce mot paraît manquer d'exactitude. Gredin, suivant eux, désigne un hom,m,e sa/ns naissa/nce, un guetix^ et par extension, un homme sans honneur; mais cette dernière acception est la seule admissible.— Ils considèrent gredvn comme une corruption de gradin, parce que, disent-ils, autrefois certains valets au service de grands personnages se tenaient sur les gradins ou degrés du palais de leur seigneur, en attendant ses ordres. Voilà, certes, une raison bien peu concluante! — CreÉ^in, aussi bien
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que l'arabe t<^U, désigne un homme perfide, scms^pro'hiié, qu'il soit maître ou serviteur , riche ou pauvre. — Les Arabes ont encore d'autres formes d'adjectifs dérivés de la même racine et donnant le même sens; cependant celui que j'indique ici est, je crois, le type du correspondant français, puisqu'il sufiSt, pour obtenir l'orthographe de gredin, de changer la dernière radicale r en n.
GRIMACE, s. f. (p.) ^.^S rega/rd tendre, œillade am^mreuse. Jeu de la physionomie qui donne un air tantôt joyeux, tantôt sombre, et souvent ridicule. Au figuré, ce' mot se dit pour hypocrisie^ dissimulation. — C'est aussi le nom qu'on donne, dans notre langue, à certaines bottes garnies d'épingles et servant à la toilette des dames. — Malgré la différence qu'on peut remarquer ici entre le persan et le français, je ne pense pas que grimace ait une autre origine. Il est d'ailleurs facile d^aplanir la diflBculté, en changeant l'une pour l'autre les troisième et quatrième consonnes radicales.
GUADALQUIVIR, n. pr. (a.) ^^!j fleuve, j! iè, j^ gra/nd. Nom donné par les Arabes à l'ancien Bétis, grand fleuve d'Espagne, qui prend sa source dans le mont de Guadarrama, traverse l'Anda-^ lousie dans toute sa longueur , et va se perdre dans, le golfe de Cadix, à San-Lucar de Barameda.