SUPPLÉMENT
Abre-Cftbre (V. ce mot). Dans certaines localités Tàbre-càbre se nomme aussi âbre Macchabée. (V. Macabre,)
Agiiibrée (a-ghi-brée), s. f. Accident. — En v'ià eune aguibrée, s'écrie-t-on quand on voit de la vaisselle cassée, une .table renversée.
Étyro. inc.
Arbori8te (ar-bo-risf), s. m. Herboriste, marchand d'herbes médicinales.
Arris (â-rl), s. m. Lieu inculte. (Y. Larris,)
Avéris (a-vé-ri), adj. Bien portant, robuste, en bon état. Ëtym. inc.
Bégn (bè-gu), adj. Enflé. — Il a le ventre bégu. — (V. Beillu.)
Bervasser (beur-va-sé), v. n. Boire sans soif d'un cabaret dans Tautre. ~ J'avons bervassé toute la matinée.
Binaud (bi-nô), adj. Niais, sot. Grand binaud, grand béta.
Biqueter (bik*té), v. n. Faire ses biquets, en parlant de la chèvre.
Boudesse (bou-dès'), s. f. Bouderie. — Tirer à boudesse, bouder sur l'ouvrage. (Perche.)
Bougot (V. ce mot). Pécher les écrevisses au bougot. On place dans un ruisseau des souches remplies de trous, dans lesquels se fourrent les écrevisses, dont on s'empare en retirant les bougots avec précaution.
Bringelé (brin-g'lé), adj. Rayé, tacheté, en parlant des animaux dont la robe est zébrée de couleurs différentes. Dans la Beauce on dit bringelé, et à Vendôme, bringuelé. Étym. ino.
Câbler (kà-blé), v. n. S*écroiiler, s'elTondrer. — Un arbre câblé par le vent. (V. Chabler.) Ane. fr. Caabler, môme sens.
Dans une délibération du conseil de ville de Vendôme, de 1722, il est question d'un pont de bois prêt è cÂbler et è refaire.
Gertaia (ser-tin), adj. Favorable, salutaire. — Le mariage ne lui est pas certain. — Le régiment est certain à ce gas.
Chiens de bois. Le premier dimanche de carême, pendant qu*on dansait à la lueur des brandons, on faisait jouer les chietiH de bois. « On appelle ainsi le bruit strident que Ton obtient par le frottement d'une lame de fer sur le bord d*un tonneau vide défoncé ; cri strident, d*un effet bizarre quand plusieurs personnes le multiplient, et qui, entendu au loin, imite les aboiements d'une grosse meute. » (Netlz, La condita (le Naveil.)
Chrême (krém*), s. m., fig. On dit d'une personne ou d'une chose excellente : c'est du bon, du vieux chrême.
Chrémeau (kré-mo), s. m. Petit bonnet ou calotte, que Ton mettait sur la tête de l'enfant après le baptême lorsqu'il avait reçu l'onction du saint-chrême. L'enfant devait porter le chrémeau pendant neuf jours. Cette calotte était en toile de fll, et lors de Tinvasion du coton, on mettait toujours un chrémeau en fil, sous le bonnet en coton, dont le contact était réputé malsain à la tête.
Corporé (kor-po-ré), adj. Corpulent. — Un gas ben corporé.
Crier (keu-rié), v. n. Ce mot, notamment dans le Perche, signifie non pousser des cris, mais spécialement pleurer, verser des larmes. — Quequ'vous avez à keurier? — J'ai perdu ma femme, ou ma pauvre argent ! — I n'i reste qu'ses yeux pour keurier.
Débauché (dé-bô-ché), adj. On dit que le temps est débauché, est à la débauche, lorsqu'il se met à la pluie. — J'me dépêche de rentrer mes foins, Ttemps va s'débaucher.
Débuchée (dé-hu-chée), s. f. La sortie du lit, de la maison. — Prendre quelqu'un à la débuchée, au saut du lit. — Ces bougueur' de charr'tiers ont toujours faim, i mangent drôs la débuchée du lit.
Étym. de Hucher, être perché.
Dessoucher (dé-son-ché), v. a. Enlever les sonches, défï*icher un hois.
Font, pronom. Ce mot s'emploie comme abréviation de périphrases, telles que : par suite de quoi, tellement que, époque ù partir de laquelle, etc.
1791. Froid, au 12 juin, qui dura jusqu'au 19, dont avait gelé blanc le 13.
1758. De la neige un pied et demi de haut, dont il en mouru
plusieurs dans la neige.
17%. Du froid et de la pluie, dt^nt les raisins faisaient très mal.
1T98. L'hiver humide jusqu'au 6 janvier, dont il gela 4 ou 5 jours.
{Journal du vigneron L\Trnov.)
Duit (dui), s. m. Source à laquelle on lave. || Nom de famille as.se/. répandu dans le Perche.
Lat. DuctuHy conduit.
A Orléans, on appelle le duit une chaussée établie dans le milieu do la Loire pour rejeter les eaux dans le chenal navigable.
Ecohine (é-ko-in*), s. f. Prononciation de Egohine.
Entoumer (an-tour-né), v. a. Entourer. — Un jardin entouré de charniers.
Dans l'ancien français on ajoutait volontiers l'ii, comme dans tournelle au lieu de tourelle.
Ecuisser (é-kui-sô), v. n. Arracher les souches d'arbres, les briser à coups de cognée.
Esclot (es-klô), s. m. Sabot.
Ane. fr. Esclos, esclot; langue d'oc: esclo.
Bas-lat. Esclavay sabot, chaussure de bois.
Furieux (feu-rieû), adj. Fort, bien portant, corpulent, bien développé, en parlant des personnes. — l^ne fumelle ben fourieusc. || Capiteux, en parlant du vin.
1.'.56... Les vins étaient si bons et si furieux qu'on n'en osoil boire.
{Mém. du chan. Garrault.)
Gourfouler (V. ce mol). On dit segourfouler la main, se donner un offort, une foulure.
Héxie (hé-rie), VU est aspirée, s. f. Héritage, seigneurie, domaine.
Du lat. Herus. Maître, seigneur.
Méga (mô-ga), s. f. Nom d*un paquet, (v. ce mot) au jeu de cannettes.
Étym. inc.
Paire d*eau, loc. Grande quantité d'eau. — Il faudrait bien deux paires d'eau pour lui laver les mains. — A remarquer le pléonasme c deux paires ».
ItoTèqni (r'vêe-ki), adj. Ressuscité, part, passé de revivre.
Sarché (sar-ché), adj. Sacré. — Oh ! la sarchée itimelle ! (Perche.)
Tioocher (ti-ko-ché), v. n. Taquiner, onomatopée.
Orléans. — linp. Georges Jacob.