‹ Glossaire FribourgeoisChapitre 101 sur 160 · POP · texte numérisé non relu

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P0DI8, POUISQUE, DEPOUfô.—Pr. wî. des vïoinymis, puisque et depuis. Les habitants de Friboui^ sont fort portés à prononcer le u français précédant nn i , comme le u des AUemi^ds.

PODNCHE, s. m. (pr. vie.) Ecr. punch et pr. ponche.

PODE, prép. — P. je ne suis pas malade pour dire ; D. je ne suis pas proprement malade. — P. pour vous dire la vérité^ je n'y étais pas seul (germ.) ; D. à dire vrai, je n'y étais pas seul. — P. recommandez au tailleur de faire bien vite mon gilet, pour le mettre dimanche; D. ... pourque je puisse le mettre dimanche. L'emploi de Tinfinitif après une prép. ne doit jamais donner lieu à une équivoque. — P. allez chez le boucher, pour nous envoyer un gigot; D. allez chez le boucher , lui dire de nous envoyer un gigot. — P. que lui avez-vous offert pour son cheval ? Combien demande-t-il pot^r sa maison? D. ... de son cheval ... de sa maison ? — P. combien avez-vous payé pour ce livre ? D. combien avez-vous payé ce livre ? — P. je vous remercie pour votre lettre ; D. ... de votre lettre. — P. je vous suis reconnaissant pour ce que vous avez fait ; D. ... de ce que vous avez fait. — P. qu'est-ce pour un village ? Qu'est-ce pour un homme ? Qu'est-elle pour une née? etc. (faute commune à toute la Suisse romande] ; D. quel est ce village? Quel est cet homme? De quelle famille est-elle? etc. Dans toutes ces phrases, remploi de pour est un germanisme (Voy. Tabl. des Germ.) — P. poi^r quant à moi, ni pour tant qu'à moi ; D. quant à moi. — P. qui nommera-t-on pour président ? D. qui nommera t-on président ? — P. moi, je lui reparlerais? oh! pour ça non; D. ... oh î certainement non.

POURMON, s. m. (pr. vie.) Ecr. et pr. poumon: Il crache ses poumons. (Âcad.).

POURREAU, s. m. (pr. vie.) D. poireau ou porreau.

POUSSÉE, s. f. — P. j'ai tous les printemps une poussée

p(KJ m

aux épaules (T. s. r.) ; D. ... une érnptioii ou une ébolUtion aux épaules. Poussée jx^est pas franc, dans ce sens, pas pins que jetée, qne nons employons aussi fréquemment.

POUTRAISON, s. f. (T. s. r.) Charpente d'un plancher.

POUTRE, s. f. — P. MU poutre; D. une poutre.

POUVOIR, V. a. — P. je suis le plus fort, je le peux; D. je suis le plus fort ; je ne crains pas de me mesurer avec lui. — P. il m^est impossible de pouvoir le faire ; D. il m'est impossible de le faire. — P. je n'en peux pas davantage; D. je n'en puis mais. -— P. il peut mille soldats dans cette caserne ; nous pouvons tous dans cette chambre ; D. il tient mille soldats dans cette caserne ; nous tenons tous dans cette chambre. — P. 1/ en peut ; D. il a bon appétit. — P. il a tout avalé : en peut- il de {affaire / D. ... quel gouln, quel goinfre (pop.)! — Evitez aussi cette autre expression triviale : // ne peut pas ietz, pour il n'en peut plus^ il ne peut avancer, etc.

PRÉCIPITÉE (A LA), loc. adv. (p. f.) P. il est parti à la précipitée, il a fait cela à la précipitée] D. précipitamment.

PRÉFÉRER, V. a. — P. je préfère plutôt partir (pléon. vie); D. je préfère partir ou de partir. — P. je préfère celui-ci que celui-là; D. je préfère celui-ci à celui-là.

PRÉFETTE, s. f. (p. f.) Femme du préfet. On ne doit donc pas dire madame la préfette^ pas plus que madanu* la syndique, madame la colonelle^ madame la juge, etc.

PREMIER, adj. — P. j'ai toutes ces marchandises de première main ; D. ... de la première main. — P. je vous ai reconnu à première vue ; D. ... à la première vue.

PRENDRE, V, a. — P. l'idée m'a pris d'y aller; D. l'idée m'est venue ... — P. j'ai pris froid; D. j'ai gagné un rhume. — P. j'ai pris mal au spectacle ; D. je me suis trouvé mal ... — P. il faut savoir comment s'en prendre : D. ... comment s'y prendre. — P. il a pris feu au Criblet ; D. le feu a pris au Triblot. - Voy /?'/.v.

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^ PRÈS, prëp. — P. îIb sont nos plus près parents ; je suis son plus près voisin ; D. ils sont nos plus proches parents ; je snis son plus proche voisin.

PRESSER, V. a. et n. — P. cet habit me presse; D. cet habit est pressé ou je sais pressé d'avoir cet habit. — Presser ne se dit guère pour pressurer.

PRÊTER, V. a. — P. cela prête à rire ; D. cela apprête à rire. — P. ce livre n'est pas à moi, je Taî prêté; D. ... je Pai emprunté.

PRÉTÈRITER, v. a. (T. s. r.), s'emploie chez nous tantôt dans le sens ^^ omettre : cet article a été prétérité; tantôt dans celui de faire un passe-droit : on Ta prétérité en donnant cette place à son cousin. Le mot prétérition (T. de droit) est français.

PRIER, V. a. — P. je vous prie pardon; D. je vous demande pardon. — P. prier midi, prier Tangelus ; D. dire Tangelus. ~ P. prier son chapelet ; D. dire son diapelet. — P. je prie que Ton m'écoute jusqu'au bout (germ.) ; D. je demande que ... — On dit prier de dîner et prier à dîner ; le premier est une invitation fortuite, et le second, une invitation de cérémonie.

PRIMEVÈRE, s. f . — P . wn primevère ; D. une primevère.

PRIN, adj. (p. f. — T. pat.) P. du prin bois; D. du menu bois, des broutilles.

PROCURE, s. f. (v. franc.], peut se dire de l'office de procureur dans une maison religieuse. — P. il fait la procure ; D. il exerce l'état de procureur. — P. donner sa procure ; D. donner sa procuration.

PROMENER, V. a. — P. je vais promener (fr. pop.) ; D. je vais me promener. On dit fort bien promener qu. : Promener un enfant, promener un vieillard, promener un cheval, etc. ; mais ce verbe n'est jamais neutre.

PROMETTRE, v. a. — P. je vous promets que nous avons eu du plaisir ; je vous promets qu'il est content; D.

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je vous assure qne nous avons en du plaisir, ete,^ promettre que éveillant nécessairement une idée de futur.

PRUNEAU, s. m. — P. cueillir des pruneaux; les pruneaux secs sont chers cette année ; D. cueillir des prunes ; les prunes sèches sont chères cette année. Toute prune séchée au four ou au soleil devient j^runeau.

PUISOm, s. m. — Voy. Goûme.

PUISSANT, adj. — P. une puissante femme, un puissant morceau, un puissant fardeau, une puissante fortune ; D. une grosse femme, un énorme morceau, un lourd fardeau, une immense fortune.

PUNÂIS, adj, et s., ne peut s'appliquer qu'aux personnes (Voy. le dict). P. cela sent le punais; D. cela sent le renfermé.

PURGE, s. f. (v. £r.) P. il a pris une purge ; D. une pulsation ou un purgatif.

PURGER, V. a. — P. j'ai besoin àt purger ; D. ... de me purger.

PURIN, s. m. (p. f.) Voy. Luzé,

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