TRA
TBAVOUGNEB, v« a. (en pat. trévougni et tservougni). Tif ailler : Il ne ceise de me travougner ; ne traeougne pas ce chat. Les Neaohâteloia disent tervoigner et tire^' eougner,
TREMPE, adj. CP' fO P. je sais tout trempe; D. je sais toat trempé.
* TRES, ady. — P. voilà mes filles très-toutes mariées ; D. voilà mes filles toutes mariées.
TRIMER, V. n., est français dans le sens de marcher t>%te et avec fatigue. Mais chez nous, trimer^ emprunté au pat. trima^ a le même sens que *foutimasser Cêtre occupé à des riens) : Je ne sais pas ce qu'il a tant à trimer du matin au soir.
TRIPOTEUR, SE, s. CP- fO* se dit des gens cancaniers, de ceux qui se mêlent de tripotages.
TROBLION, s. m. (T. pat.) Ce qui est trouble. On dira d*un vin qui n'aura pas été transvasé : c'est du troblion; la dernière goutte de la bouteille sera du *fondr%llon.
TROILLER, V. a. Cdu-pat. trohlli). Presser le vin on les fruits au pressoir Cau triT).
TRONCHEi, s, f. (du pat. trontze), signifie surtout un tronc. Nous l'employons aussi pour désigner une grosse, femme : Une tronche, une puissante tronche, — Nous appelons trontzelelle (dimin. de trontte) une petite personne d'un embonpoint peu proportionné à sa taille.
TROSSER, V. a. (p. f. — du pat. trossï). Rompre, casser : Trosser des branches.
TROUPE, s. f., n'est pas synonyme de quantité, P. ta as fait une troupe de fautes ; D. . . quantité de fentes. — P. une troupe de monde; D. ane troupe de gens.
TRU, s. m. (T. pat.) Pressoir. Les Vaudois disent tré.
TSAFFAIRU, s. m. (T. pat.) Feux allumés le soir des Brandons sur les hauteurs par de jeunes villageois.
TSALEIN, TSALENA, s., sert à désigner les homme» et les femmes d'Echallens et de toute cette contrée.
TSÂRFOUILLISSE. s, f. (T. pat.) Restes de viande, débris provenant d*nne pièce de viande qai a été dëoonpée.
TSIRON, s. m. (T. pat.) Tas.
TSOCËVILLE, s. f. (da pat. tschauUemlla^ sorcière). Oanchemar. Quelques-nus disent Hoquelet^ et alors ce mot signifie (outre le sens dans lequel nous Tavons cité) an mautais esprit qui vient se placer sur la poitrine du dormeur et arrêter sa respiration.
TUBE, s. m. — Nous donnons par analogie le nom de tube à nn certain genre de chapeau. Ce terme est généralement reçu, mais aucun dictionnaire ne Ta encore accneilli dans ses colonnes.
UN, UNE, adj. num. — P. ce monsieur est un Italien ; cet homme est un menuisier ; D. ce monsieur est Italien ; cet homme est menuisier. On supprime un^ une^ après le verbe être, quand ce verbe n^est pas précédé de c«, ou que le substantif ne se trouve pas modifié par un adjectif ou un autre complément. On dirait donc : C'est un Italien ; cet homme est un menuisier très-habile.
VA-T'EN, s. — Il a le ta^fen équivaut à : il ne saurait tenir en place.
VENDRE, V. a. — Trahir. P. il a été eendu par les prisonniers ; D. il a été trahi . . .
VERDICT, s. m. — Prononcez f^erdik.
VÉRITÉ, s. f. — P. pour dire la eérité^ je n'en sais rien (germ.) ; D. à la vérité ou à vrai dire, à vous dire vrai . . •
VIDE, aaj. -^ P. âvcte-vflUlii èiicit>i« âds^tt&àtiibrëB tiâes
(jgent.) ? D. àVM-voii8 etNwre dén èhftfnbreè vacantes ? ^^ Une chambre oide est une chambre saiiB menlites. ' '
VIEUX, nây, ne doit pas être c^nfonda avec anden et antique ; vieux est opposé à neuf; ancien à nouveau, et antique k moderne : Dans nne chapelle aiitigiie, on voyait d'anciens règlements écrits sur de vieux pi^rcbemins. •
VILAINEMENT, adv. -- P. 1/ m'a fait vilainement {àrx^ pat. f m'a fai poutament ; D. il a été méchant à moû égard, il m'a radoyé, maltraité, etc.
VIRER CASAQUE. — Changer la direction de sa condnite, s^attacher à un antre parti. L^ Académie dit tourner casoique et virer de bord.
VITE, adv. — P. ma montre va trop vite (germ.) ; D, ma montre avance.
VOLAN^ s. m. (p^ f.} P. couper l'herbe avec un volan; D. . . avec nne faucille.
VOLEUR, s. m. —- Nous appelons voleurs ces petits filaments qui en se détachant de la mèche d'une chandelle allumée, la font fondre tout de travers.
VOMIR, V. a. — P. prendre pour vomir; D, prendra un vomitif.
VOUA I Interjection familière pour marquer l'étonnément, le doute, la négation, etc. : Il se marie^ — : Voua f Vous irez au bal ? — Ah voua ! On dit en français dans le même sens &a&/ a& &a&/ l
VOULOIR, V. a. — P. il veut à la maison (germ.); D. il veut aller à la maison.
Y, pron. — P. fy ai dit, jf^ ai répondu ; D. je lui ai dit, je lui ai répondu.
-YOUTZITBB, V. B. (dB put yon^^difti). Ponsm» des oriade îûe ^oi m tisiAaifleiit pwr leik.dipbtbooga^ ym/
Nous avons cité un certain nombre de termes provençaux qui prouveront que nos barbarismes ne sont pas tous aborigènes; en voici encore quelques-uns qui pourront intéresser nos lecteurs, slls veulent bien se donner la peine de les comparer aux, mots analogues signalés dans le Glossaire : ^
Agaoin^ cor an pied, nid cT^agace; baragno, haie, *haragne; bourbouillon^ brouillon, *barhouitlon; cachomaUhOy tirelire, ^cachemaille; chap/ar, couper, *chapler; ùumascle^ crémaillère, *coumacliou; croutoun^ cachot souterrain, *croton; cougnety^ coiHy cugnet; escaupre^ ciseau, *échopre; encoublo, entrave, *encoubler; arrarir^ éclaircir, ^émrir; eissarty terre défrichée, *e8shrt; este^ oatiJ?, bottes de pêcheur, *éteveavx; goudoufle^ godet, ^godofle; outado^ potée, *olette; p/oc, tronc, *plot; taeaUy taon, Havan; toumo, fromage mon^ *,tqmme. La plupart de ces mots dérjvent du celtique ou du latin.
En voici d'autres qui, dans notre langage, sont restés patois: ilr^^oti, orteil, artet] bourneou^ tuyau de fontaine^ bqrm; cgunchar, salir, contschi; delon^ dema, demicro, devéndre, Innôi^ mardi, mercredi, vendredi, [les mêmea dans notre patois) ; eicoubar^ balayer, écova; miian, milieu, mcritan, etc.
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