Bouche, p
dant un retour de fortune » ' . En réalité, d'après les documents que j'ai sous les yeux, Meynier ne fut ni à Yallauris ni à Saint-Honorat, et ce que disent ceux de ses religieux qui se trouvaient à Vallauris, permet de penser qu'il était ou à Paris, désireux de parler à Louis XI11, ou à Turin, soucieux de s'entretenir avec le nouvel abbé que Louis XIU avait nommé. Meynier qui, avant d'être élu en avril i638 à Pérouse, était, nous l'avons vu, doyen 2, cellérier et économe de Lérins, se retira à Bordeaux durant l'occupation des Mauristes : on lui écrivit dans cette ville des lettres où il porte toujours le titre d'abbé 3.
La France était représentée à Rome par le maréchal François-Annibal d'Estrées '* qui y était revenu en i636. Lors de sa première ambassade, en 1621, il avait décidé par ses intrigues, même par ses violences, l'élection de Grégoire XV Ludovisi 5. Lors de sa seconde mission, il se brouilla avec les Barberini et excita le duc de Parme à marcher contre Urbain VIII. En mai i638, on crut que celui-ci allait mourir; Richelieu fit même préparer, en cas de vacance du siège apostolique, des lettres destinées à quelques membres du conclave qu'on s'attendait avoir convoquer, notammentaux cardinaux Bichi, Fr et Ant. Barberini, Bentivoglio, Bagni 6.
Godeau annonce l'installation des Mauristes au cardinal de La Valette, et celui ci avise le maréchal d'Estrées que l'évê-