‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 188 sur 192 · Arch. des V.M.. /•>. dr Qr. G. 3g, fol. 635 verso · texte numérisé non relu

Arch. des V.M.. /•>. dr Qr. G. 3g, fol. 635 verso

3. M<r du Vair n'avait plus qu'une trentaine de mois à vivre. \. Le nom des mandataires est en blanc.

La procuration de J. Ribier de Beaupré est reçue par deux notaires au Ghâtelet, Vaultiei el Ghailet. Je ne vois pas qu'il y soit parlé de Godeau qui. ;i la date de janvier i636, n'était pas évêque -i»1 Grasse

\idi. des \. M.. /•>• de V., G 7. Sic, poui ( oadjuteui

sent comme vicaire-général sede vacante l'un d'entre eux, Jacques Barcillon *. désignent le greffier spirituel, et nomment Paul Isnard, docteur en droit, prévôt de Glandèves, résidant à Nice, pour être vicaire forain des « lieux et villages qui sont hors du royaume de France », c'est-à-dire ainsi que nous l'avons expliqué, dans le duché de Savoie 2.

Que savons nous de cet héritier? Le prélat mort était allié à plusieurs magistrats du Parlement de Paris. Son père, Jean, avait été procureur général à la Cour des aides et maître de requêtes, mais Henri III l'avait ruiné en récompense de 25 ans de services. Son frère, Guillaume, qui était mort à Tonneins le 3 août 162 1, conseiller-clerc au Parlement de Paris en i584, député en i5q3 aux États de la Ligue où il combattit les intrigues espagnoles et fit maintenir la loi salique, maître des requêtes de l'hôtel de Henri IV, premier président du parlement d'Aix3, garde des sceaux sous la régence de Marie de Médicis, puis sous Louis XIII, avait été un des principaux personnages de son temps 4. G. du Vair est estimé encore de nos jours comme un magistrat éminent, un orateur éloquent, un moraliste élevé, un politique avisé, un homme qui appartient à la fois à la fin du xvi° siècle par ses écrits et au xvne par son rôle politique5.

Si nous en croyons Tisserand, c'est par un des neveux de Pierre du Vair, Jean-Baptiste Ribier, que Pévêque de

1. Bans les listes des membres du chapitre inscrites en tête du procèsverbal des réunions capitulaires qui suivirent, J. Barcillon continue à être qualifié de docteur en théologie et placé à son rang de chanoine. On ne le désigne comme vicaire général sede vacante qu'au cours des discussions. Il ne signe jamais v. y. Tisserand l'appelle Louis de Barcillon (God., p. 208).

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