G. d'ap. Chapelain, l. c, p
7. « Dépiquer » est assez peu usité dans ce sens, où il signifie « consoler, faire qu'un homme n'est plus piqué, fâché ».
8. Saint Paul, qu'il appelait le 3o octobre i63a « le premier en date des créanciers » de Godeau.
avait joué un tel rôle que, si nous en croyons ce que Chapelain lui écrivait le 8 décembre i632, — Godeau était à Dreux et l'Académie n'eut qu'en 1 634 une existence officielle, sinon légale l : « Vous reviendrez... vous nous rendrez même l'Académie de laquelle nous nous sommes aperçus que vous êtes le prince et le chef... nous avons remis à voire retour l'assemblée de nos conseils et la tenue de nos états... vous nous haranguerez, lorsque nous remonterons sur les fleurs de lys du Parnasse ».
M. l'abbé Cognet cite, d'après les Archives communales de Dreux, l'acte d'un baptême où, le 5 novembre i636, dans cette ville, Godeau fut parrain : il y est appelé « evesque de Grasse » et signe « Antonius episcopus Grassensis »2. Il eût pu ajouter, d'après le Dictionnaire de Jal — et son livre prouve d'ailleurs qu'il l'a consulté plus d'une fois — que, le a5 novembre 1 636, un mois avant son sacre, Godeau fut le parrain d'un enfant d'un « peintre du roi », Pierre Brébiette, le célèbre graveur3 qui, né à Mantes vers i5q8 et revenu d'Italie en 1626, perdit sa femme, Louise de Neufgermain, en 1 637 \
Godeau avait trouvé son chemin de Damas dans la paraphrase, on l'a vu, de quelques-unes des Epitres de saint Paul. Le 8 septembre i636, il vendit à Jean Camusat le droit d'imprimer sa paraphrase de toutes les Epitres de l'apôtre. Il est alors qualifié de « conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé »5 ; mais de sa qualité dévcque nommé, il
i. Abbé Kabre. p. 7.
2. Arch. comm. de Dreux, A. A. 10. — La marraine est la femme du lieutenant-général du comté et bailliage de Dreux, « damoiselle Anne Guinot, femme de noble homme maistre Louis Goulon ».
3. Voir l'article de Rosenthal dans la Gaz. des fi. -Arts de janvier 1911.
4. 1 u autre de leurs enfants, Claude, né en 1 63 1, était filleul dit Rosen thaï, du peintre Claude Vignon.
5. on sait que le Mire de conseiller d'Etat ne signifiait pas grand'chose
en lui-même et que la formule : " Kxlrail des registres du Conseil
d'Etal » ne fut qu'une pure fiction sous L'Ancien Régime {Hlst, gén. de Lavisse et Rambaud, tom V, p, \>n).
n'est pas question. Comme en août, il demeurait alors « en l'île Notre-Dame » *. En 1637, Gamusat édita la paraphrase du psaume CXLV1II et le cantique « Lumineuse troupe des Anges » (voilà pour la poésie), et, d'autre part, la paraphrase sur VEpître aux Hébreux. Sa veuve édita les autres et plus d'une des œuvres que notre auteur composa dans la suite.
Godeau fut sacré, comme l'indique le certificat des vicaires-généraux de Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, — reçu par Charles Baudoin, licencié en droit, notaire et secrétaire ordinaire de l'archevêché de Paris 2, — le dimanche i4 décembre3, dans l'église des Oratoriens 4, à Paris ou plus exactement dans le faubourg Saint-Jacques, par l'évêque de Chartres, Msr Léonor d'Etampes de Valençay 3, qu'assistaient celui de Saint-Papoul, Mgr Bernard Despruets 6, et celui de Dardanie in partibus, Mgr Etienne Puget 7.
Léonor d'Etampes est connu pour avoir dit le premier, en 1627, au nom de l'Assemblée des notables qui se tenait à Paris, que, sans la mer, on ne peut ni profiter de la paix ni