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tbbé Bertrand, Vie de Henri de Béthune, l'aria, Picard, tom. 1. 10
11 appartiendra alors au célèbre cardinal de Retz, .1. 1 . P. de Gondi, d'abord archevêque de Gorinthe, ;i qui Innocenl \ donna, !«• 11 septem lue i65a, le litre de cardinal prêtre de Sain te»Marie tapra Minervam,
de Sens étaient peu satisfaits de l'amputation qu'ils avaient subie alors.
Si nous connaissons les impressions de la première messe de Godeau, nous ignorons celles du jour où le jeune académicien de 3i ans reçut la plénitude du sacerdoce. M. l'abbé Cognet les a ingénieusement déduites de ce que Godeau, prononçant le panégyrique de saint Thomas Becket, l'archevêque-martyr de Gantorbéry, dans l'église de Saint-Thomas du Louvre le 29 décembre i656, dit de ce que dut éprouver, le jourde son sacre, en 1162, le chancelier du roi Henri II Plantagenet1. « Sa consécration », s'écriait l'évêque de Vence, « ne fut pas seulement une cérémonie extérieure, faite avec magnificence. Ce fut une onction intérieure, faite par le Saint- Esprit, et une nouvelle naissance... Il quitta les ténèbres de sa vie passée et prit des armes de lumière... Il fut changé en un autre homme, comme l'Ecriture dit de Saùl oint roi d'Israël » 2.
Avant de finir ce chapitre, un mot seulement de Grasse.
Le 17 octobre i636, le clergé du diocèse, convoqué par le cabiscol Claude Bernard, vicaire-général et officiai, tint une assemblée « dans la salle au-dessus de la sacristie » 3. Il y fut exposé que l'Assemblée générale du clergé, tenue à Paris en i635 4, avait accordé au roi la continuation de la
1. Saint Thomas de Gantorbéry, dont Henri VIII dispersa les reliques en i538, fut assassiné en 11 70 sur l'ordre ou du moins selon le désir du roi dont il avait commencé par être l'un des ministres les plus zélés. 11 avait confessé la liberté de l'Eglise et défendu les droits extérieurs du sacerdoce. Bossuet aussi a fait son panégyrique.
2. Voir Godeau, Eloges des évêques, etc., Paris, i665, Muguet.
3 Ev.de Gr., n5, fo 80 et 121. Présents: Bernard, le chanoine Th. Raybaud, économe du chapitre, le R. P. dom Louis de Maynier, doyen et cellérier et économe « de Saint-Honoré des îles de Lérins », syndics nés, le prévôt A. Ailhaud, le sacristain B. Mati, le prieur d'Opio et Cabris, Jean de Villeneuve, le vicaire de Gourdon, Guillaume Jean, tous deux en qualité de « syndics modernes du clergé du diocèse », Michel Hugues, prieur de Châteauneuf, Antoine Isnard, prieur de Biot, Guillaume Tournaire, prieur de Saint-Ambroise, bénéficiers.
k. Ce qu'étaient les Assemblées générales du clergé, je le rappellerai dans ce qui suit.
levée des décimes ordinaires durant dix années à compter du i*r janvier 1606 ; que Louis XIII avait envoyé « à L'évêque de Grasse ou au vicaire » * des lettres-patentes, datées du i5 juillet i 636, qui ordonnaient d'imposer diverses sommes, 2.009 liv. 6 s. 2 den. pour la dime ordinaire, 6i liv. i4 s. 10 den. « pour les ministres convertis » 2, payables en deux termes par an, 543 liv. 1/1 s. 4 den. pour les frais de la der nière assemblée générale, payables moitié en octobre i636 et moitié en février 1637, 825 liv. 12 s. !\ den. pour les frais de rassemblée particulière qui se tiendrait en 16/40, payables en quatre termes exigibles en i638 eti63g, 2.63o liv. 9 s. 4 den. pour les frais de l'assemblée générale qui se tiendrait en iG'ij. payables en huit termes exigibles de 1 64 1 à i644- Remarquons qu'il n'est pas dit un seul mot de la nomination de Godeau : elle devait pourtant être connue à Grasse.