Bouche, p. 889 sq
4. Il y avait six ans que leur père, le duc Henri, et leur oncle, le cardinal Louis, avaient été assassinés par Henri III à Blois.
5. Fille de Henri,— que Ton connaît volontiers sous le nom de P. Ange, capucin, et qui était mort en 1608 à Rivoli, près de Turin, — et de Catherine de Nogaret de la Valette, sœur du duc Jean-Louis d'Epernon.
sier. Le duc de Guise, révoqué le 3 i août i63i , avait dû, nous l'avons dit, quitter la Provence et même la France.
Sa femme, obligée de se retirer à Florence en 1 6 3 4 ' , vint à Cannes, y trouva l'un de ses fils, François, prince de Joinville -, et deux galères que le grand-duc de Toscane avait mises à ses ordres, et partit3. Des dix enfants du duc Charles, on connaît surtout, — outre le prince de Joinville et Charles-Louis, duc de Joyeuse, qui vécut aussi peu de temps que celui-ci', — Henri, duc de Guise, dont l'existence a été un roman. Nommé en 1629, sans avoir reçu les ordres, archevêque de Reims, à quinze ans, il fut l'amant d'Anne de Gonzague, « l'incomparable et adorable princesse Oriente », la future Palatine, 0 Pamphilie », comme l'appelle le Dictionnaire des Précieuses de Somaize ; on parla même d'un mariage secret. Il conspira avec le comte de Soissons, en i64i, avec Masaniello à Naples en 16/17, avec les Frondeurs à Paris en i652, fut brouillon, aventureux, ennemi de toute discipline, « un des seigneurs les plus galants et les plus accomplis ))', mais ne joua jamais un rôle politique sérieux0. Un de ses frères, Louis, duc de Joyeuse, grand-chambellan en i644î épousa, le 3 novembre 16/10, la fille d'un personnage dont nous parlerons bientôt, Marie de Valois7 : nous n'aurons qu'un mol à dire du duc de Joyeuse.
Ceux qui n'aimaient pas Vitry, — et ils étaient nombreux, — pensaient volontiers au duc Charles, à la duchesse Henriette-Catherine, à leurs enfants.
1. Papon raconte (tom. IV) que, lorsqu'elle traversa alors la Provence, le baron du Luc et la comtesse de Garces furent seuls à la saluer.