‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 61 sur 192 · Ev. de Gr., 11 5, f° io · texte numérisé non relu

Ev. de Gr., 11 5, f° io

peu près le dixième ; le vicaire apostolique d'Antibes 34 liv. 16 s. ; le prieur de Roquefort, 21 liv. ; le prévôt du chapitre, 20 liv. 4 s. ; les prieurs d'Opio, 17 liv. 12 s., du Bar, 11 liv. 11 s. 6 den , de Cabris, autant ; le vicaire de Gipières, autant ; celui deGourdon, 11 liv. 4 s. ; le sacristain du chapitre, 11 liv. 3 s. ; les prieurs de Biot, 10 liv. 6 s., de Châteauneuf, 9 liv. 18 s., de Magagnosc, autant, du Tignet, 7 liv. 6 s. ; le vicaire de Saint-Paul *, 7 liv. ; le prieur de la Garde -, 5 liv. 3 s. ; le cabiscol du chapitre, 2 liv. i5 s. ; le prieur de Saint-Ambroise3, 2 liv. 9 s. 6 den., et l'archidiacre du chapitre, 1 liv. 12 s. 6 den.

Nous ne saurions faire ici un résumé de l'histoire du diocèse à la tête duquel Godeau venait d'être placé, ni pour l'époque où ses évêques étaient à Antibes, ni pour la période qui s'étend depuis 1244 La place me manque aussi pour indiquer quels avaient été les plus brillants prédécesseurs de Godeau et par quoi ils s'étaient distingués.

Il suffira de dire que l'ancien diocèse d'Antibes comptait deux saints : Armentaire, le plus ancien évêque de cette ville qui, pour les historiens de nos jours, soit certain et daté (442- 45 1). et Vallier, qui, pour eux, est tout au moins douteux; en outre, dit-on. des Grimaldi. D'autre part, pour le diocèse de Grasse, on citait notamment deux Grimaldi qui peut-être — rien de moins certain — avaient été nommés, ou destinés à l'être, cardinaux : Jean-André I 1 483-i5o5 ou S) et Augustin 1 1 .")().') ou 8-32 1, Augustin Trivulcef 1 537-00), cardinal de Saint- Nicolas inCaroere, Guillaume Le Blanc 1 1 588-i6oi) qui avait été en même temps, nous allons le voir, évêque de Vcnce, Jean de Grasse-Cabris (1625-28) qui n'avait pas reçu les ordres, avajl échangé l'évêché pour une abbaye, était encore vicaire apostolique d'Antibes H ne mourut qu'en [691, âgé de près de cent ans

1. Mais Sain! Paul, près de Vence. faisait partie du diocèse <l<- Vence

2. Près de Villeneuve, qui, sur la rive gauche du Loup,dépendait de Vence :\. Pi t>s de Gourdon.

j. \<>ii> rencontrerons assez souvenl Jean de Grasse-Cabris dans ce

<jui suit.

On avait songé à unir en i56*^, disait-on, le diocèse de Grasse et celui de Ven.ce. C'est seulement trente ans plus tard que celte union fut réalisée, mais au profit d'un seul homme, exclusis successoribus : Guillaume Le Blanc, qui, nommé par Henri III, en 1 588, le 4 ou 3o septembre, évêque de Vence, puis le 3o novembre, évêque de Grasse ', obtint que Clément VIII, élu le 3o janvier 1592, consentit, par une bulle datée du 16 des calendes de mars de la première année de son pontificat 2, à l'union des deux sièges. Il n'y avait trouvé que des ennuis, mais le fait que le diocèse de Grasse avait été réuni à celui de Vence ne passait pas inaperçu. Deux ans avant l'époque où Godeau, nommé évêque par Louis XIII et préconisé par Urbain VIII, reçut la consécration épiscopale, Peiresc écrivait d'Aix, le 5 décembre i634, à Saint-Sauveur Dupuy et lui disait : a L'arrêt de l'union de Vence à Grasse fut donné au Grand Conseil huit jours devant la date du brevet de M. Pierre du Vair, à présent évêque de Vence 3. Le sieur Maréchal élait avocat de son prédécesseur4 : c'était environ l'an 1601 ou 1602 en été. Je n'en ai pu avoir d'autres adresses pour le présent, les papiers du défunt évêque de Grasse 5 qui poursuivait cette désunion ayant été dérobés la plupart; on y cherchera toutefois chez les héritiers ou successeurs » 6, — c'est-à-dire chez les héritiers de l'évêque-capucin, Mgr de Boucicaut, jadis

1. Voir mon article sur la vie de G. Le Blanc (Annal, du Midi, XIII, 1901) et sa bibliothèque (Annal, de la Soc. d'Etud. provenç., I, 1904).

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