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fise ici de dire qu'il se composait de six chanoines (dont un prévôt, un sacristain, un cabiscol ou préchantre, un théologal, un archidiacre), de huit bénéficiers (dont un archiprêtre), de deux curés, de deux diacres et de deux sousdiacres.
Vers 1620, il n'y avait en France, malgré les décisions du Concile de Trente1 — qui ne fut d'ailleurs reçu chez nous que par l'Assemblée générale de 1 6 1 5 — aucun séminaire. A Grasse, il n'y en avait un ni en 1607, quand Godeau y arriva, ni en i653, quand il résigna ce siège et retint celui de Vence 2. A Vence. notre évêque en fonda un, peu avant de mourir.
L'évêque de Grasse était seigneur d'Opio :{ et y percevait 1 .55o livres au milieu du xvne s. 4. Ce petit village ne comptait, au début du règne de Louis XIII, en i6i55, que 5o familles, dont 25 y habitaient toute l'année ; le reste des gens passaient à la campagne, avec leurs bestiaux, la période qui va du printemps à la Toussaint. L'église, consacrée à saint Pierre, était alors un vieux bâtiment sans portes ni fenêtres, « un ancien monastère dont le prieur d'Oppie perçoit la dîme évaluée à 25 seliers de blé ». En août i663, le vicaire général du successeur de Godeau à Grasse, Mgl de Bernage, et le promoteur de ce diocèse, curé de la ville épiscopale, notaient que l'église d'Opio était « entièrement dépourvue d'ornements nécessaires pour y célébrer la messe », que le prêtre établi pour y servir n'y était presque jamais, « ce qui est très préjudiciable; au public », et que le pays se composait alors d'environ 2/40 habitants.