‹ Godeau, évêque de Grasse et de Vence (1605-1672) (volume 2)Chapitre 93 sur 192 · P. gia · texte numérisé non relu

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en 1622 à cause de l'arrivée des Jésuites, et dès 162^ il atta quait le péripatétisme. Prévôt de la cathédrale de Digne, il sera de plus en plus apprécié et nous aurons plusieurs fois l'occasion de voir Godeau s'occuper de lui. Rappelons ici que c'est seulement en 1 6/|5 que Gassendi occupa la chaire de mathématiques au Collège de France, seulement en 16/47 qu'i i chercha à vulgariser 1 epicurisme dans un livre écrit en latin, et que c'est de 16/ji à i646 qu'il eut avec Descartes la vive polémique que l'on connaît. Gassendi mourut en i655 * .

Godeau dit à Bouchard qu'il loue les projets du Clovis, entrepris par Saint-Sorlin, et delà Pucelle, commencée par Chapelain GJ. « La Providence m'a confiné parmi des rochers ; je suis séparé de Rome et de Paris par tant de mers et de montagnes. C'est beaucoup qu'ayant commencé une période en français, je ne la finisse en provençal » 3. Le 18 4, il écrit « à Mlle de Bourbon », — la future duchesse de Longueville — et l'entretint sur le mépris des grandeurs. « C'est à l'autel que vous m'êtes présente, parce que c'est là que mon souvenir peut s'acquitter des obligations que j'ai a votre bonté... Je demande à Dieu qu'il ajoute d'autres lis à votre couronne et qu'il y mêle l'amour des épines de son Fils. Notre Seigneur ne hait pas les princes et les princesses, mais il ne les aime pas fort tendrement. Ses caresses sont pour les pauvres. Parmi cette foule de saints que l'Eglise honore, le nombre des rois et des reines est fort petit5 ». Il écrit le 21 G «à Madame la Princesse », — femme du prince Henri II de Condé et tante du comte d'Alais, — et lui parle des richesses et des grandeurs de la terre qu'il recommande de ne pas comparer à celles du ciel. « Il n'y a pas si loin de la cellule de

1. Sur Gassendi, thèse de l'Ecole des Chartes de M. Isnard en 19 10.

2. Le Clovis de Desmarets ne parut qu'en 1657. De la Pucelle on n'eut la première partie qu'en i656. A cette époque, Godeau était évêque, non plus de Grasse, mais de Vence.

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