‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 107 sur 242 · Les lis des Valois · texte numérisé non relu

Les lis des Valois

armis provinciam ab hostium impetu * facile défendes nostrisque musis ostium et sedes securas conservabis. Tui semper amantes erunt, tuasque laudes canendas summa cum voluptate suscipient. Scies illas nec sordidas nec illiberales : decet enim virgines Jove natas esse animo vere regio » 2.

Le i5, jour de l'Assomption, Godeau écrit « à M. le président de Thomassin » et l'entretient du détachement des choses de ce monde3. « Toute notre religion est dans l'unité : un Dieu, un rédempteur, un esprit, une foi, un baptême, une église, une chose nécessaire ». Cette lettre du i5 août n'est adressée ni à François Thomassin, qui était conseiller au Parlement depuis i633, et ne fut point président; ni à Auguste Thomas, marquis de la Garde, qui, reçu président en 1662, mourut en 1698 ; mais à François Thomassin de la Garde, qui fut conseiller au Parlement le 28 mai 16/19 et président aux Enquêtes. L'éditeur de 1713 lui donne le titre auquel il eut droit quelques années après i643.

Le 28 août. Godeau qui, depuis novembre 1637, n'avait assisté à aucune des assemblées du clergé de son diocèse de Grasse, présida la neuvième dans la salle du palais épiscopal 4. Il y dit que l'archevêque d'Embrun l'avait avisé, par une lettre datée du 16, de ce que le roi l'avait chargé de convoquer une assemblée provinciale, à l'effet de nommer un agent général du clergé, « n'ayant pas eu agréable la nomination qui avait été faite » 5 ; que l'archevêque la convoquait à Digne pour le 10 septembre. L'archidiacre, Sigismond de Lombard, docteur en droits, y fut député.

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