‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 139 sur 242 · Arch. des A. -M., H · texte numérisé non relu

Arch. des A. -M., H

Une lettre de cachet, envoyée de Paris, le 7 octobre, au prieur « des Bénédictins réformés de Lérins » et contresignée par le secrétaire d'Etat aux affaires Etrangères, H. Aug. Loménie de Brienne ', ordonna de maintenir les Mauristes 2. Une lettre de Louis XIV, adressée de Paris, le 5 novembre, au comte d'Alais et contresignée par le même Loménie, avisa le gouverneur de Provence de ce que les anciens religieux avaient obtenu « un bref », qu'il serait injurieux pour les nouveaux d'être chassés, que l'on ne pouvait « confier cette abbaye pour sa situation à des religieux la plupart étrangers », et que le roi venait de charger son ambassadeur à Rome de dire au Saint-Père « que cette bulle3 l'a surpris » et que jamais il ne souffrira de religieux qui ne soient point Français 4.

Nous verrons que les Mauristes, malgré ces encouragements, ne devaient plus rester longtemps à Lérins.

Du i3 septembre i6/i3 au 9 février 16^7, les audiences de la cour spirituelle de Grasse furent tenues par le vicaire gérai Gavaleri 5.

Lévêque de Grasse partit pour Paris à la fin de i6/i36, au moment où la cabale des Importants venait d'être comprimée : au début de septembre, ses principaux meneurs avaient été réduits à l'obéissance, le duc de Beaufort, enfermé à Vincennes, les ducs de Vendôme, de Mercœur et de Guise exilés ; lévêque de Beauvais, Mfir Potier, que Retz appelle « le plus idiot des idiots », consigné dans son diocèse ; Mazarin a appelé Séguier aux sceaux, Le Tellier à la guerre, Particelli d'Emery aux finances. Les Espagnols et les Impériaux continuent à nous faire la guerre ; mais le jeune duc d'Enghien a vaincu à Rocroy le 18 mai et à Thionville le 18 août, et en Italie nous avons pris quelques places. Le

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