‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 179 sur 242 · Ad. des Ap., III · texte numérisé non relu

Ad. des Ap., III

2. Mot célèbre, dont je ne trouve pas qu'on fasse honneur à notre évêque dans tous les ouvrages qui parlent de Lérins.

3. Godeau, LetL, 84- Tisserand (God., p. 344) dit que cette lettre est adressée « aux Visitandines » et la date du 2 3 février i643.

les commodités et les délices du siècle... vous êtes les épouses de J.-G. et les filles de la Sainte Vierge. Vous vous êtes retirées du monde, comme d'une maison qui menace de ruine, qui est exposée à toutes les injures, non de l'air que nous respirons, mais des puissances de l'air et des ténèbres, comme parle l'apôtre, et où il ne souffle que des vents de corruptions... Ne vous chargez pas de filles que vous ne puissiez entretenir de leur dot, et ne la consumez pas en bâtiments... Il manquait plus à la maison de saint Joseph qu'il ne manquera jamais à la vôtre ».

A propos de ce séjour à Vence, on a dit * que Godeau y fut insulté, que son passage provoqua des désordres, que l'évêque essuya des huées, une volée de cailloux, un coup d'arquebuse. M. Gognet écrit que l'animosité des Vençois rend « l'attentat, le coup d'arquebuse qui lui aurait effleuré le visage 2 si vraisemblable que, pour cette Jois, on ne peut guère douter de l'exactitude de Tisserand » (qui en a parlé sans dire où il avait trouvé ces détails) « et de l'authenticité du fait qu'il raconte ». Le raisonnement de M. Gognet estil rigoureux ? Tisserand ajoute que les évêques de Fréjus et de Digne durent menacer les Vençois de l'excommunication, mais, en tant que commissaires chargés par le pape de veiller à l'exécution de la bulle d'union. Il place leur intervention au lendemain de la tentative, faite par le vicaire de La Gaude, procureur de Godeau, de prendre pos-

session en son nom 3.

J'ai trouvé, aux archives de la cure de Vence, les vers suivants qui, s'ils ne sont pas l'œuvre d'un grand poète, ont de l'intérêt parce qu'ils se rapportent à Godeau. Le

i. T., God., p. 210 sq. M. Gognet a noté que Tisserand ne cite pas la source de ces détails.

2. « C'est un certain Guérin qui le tira, puis il s'enfuit vers La Gaude, passa le Var et se retira à Nice. Quand Godean prit possession de l'évêché de Vence définitivement, il le fit revenir et le combla de bienfaits » . (God., p. 2ii et 221).

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