‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 197 sur 242 · Sic · texte numérisé non relu

Sic

Saint-Maur, du bref qui avait ordonné à La Valette de renon cer à l'abbaye et aux Mauristes de se retirer devant les Cassinistes, de l'acte par lequel le roi s'y était opposé en nommant Conti à la mort de La Valette, de ce que Bagni et Grimaldi, « alors nonce en France », ont dit que Lérins ne rapportait guère au Mont-Cassin et proposèrent qu'on cédât à ce dernier « portio nimirum Sepulchri, vulgo La Saborra, principatus », c'est-à-dire une partie de la principauté de Sabourg, entre Perinaldo, San-Remo, Bordighera et Vintimille, qui provenait, selon les moines de Lérins, d'une charte de donation remontant à 954. M. Moris a indiqué que l'authenticité en est fort discutée 4, que de cette principauté les moines n'ont jamais joui paisiblement, qu'elle était peu importante au point de vue territorial, mais avait une valeur considérable en ce qu'elle donnait aux abbés de Lérins les privilèges attachés à la souveraineté, celui de délivrer des lettres de grâce et 2 de battre monnaie.

Le cardinal Jérôme Grimaldi avait été chargé par le pape 3 de déterminer le prince Henri II de Gondé à décider son fils Armand à renoncer à la commende de cette abbaye de Lérins qui était déjà, avant les mesures de Louis XIII, unie à une autre congrégation que celle de Saint-Maur. Le vieux prince n'eût pas demandé mieux que de voir l'état de choses durer jusqu'après la mort du nouvel abbé que la régente avait choisi et qui n'avait que 16 ans. Le nonce rédigea alors un mémoire pour établir que les Mauristes avaient été introduits injustement, que feu le cardinal de La Valette n'avait obtenu ses bulles qu'à la suite d'un rapport inexact, qu'elles avaient été annulées, que le prince de Gonti ne pouvait en tirer le moindre droit \

Par contre, Godeau envoya au comte Loménie de Brienne5

1. Moris, Cart. de Lèr., II, p. i83, et s\bb. de Lér., p. 167.

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