Moris, Abb. de Lér., p. 5o
7. Il est dit que Conti avait été nommé par Louis XIII abbé de Lérins. Notons que le roi défendait à Conti de céder sa commende et s'interdisait de lui donner, en cas de mort, un successeur (Moris, Abb. de Lèr.t P- 49).
soupçon » 4. Le 8 septembre, Louis XIV envoya au comte d'Alais une lettre de cachet, contresignée de Loménie, afin que les Gassinistes fussent rétablis à Lérins â. Les lettrespatentes exigeaient l'exécution du concordat du 7 août et proclamaient, non seulement « leur régularité et piété exemplaire », mais encore « leur fidélité » 3.
Si l'on en croyait Bouche, les Gassinistes payèrent 3. 5oo liv. pour permettre aux Mauristes de rentrer chez eux et pour les. indemniser des dépenses qu'ils avaient faites depuis sept années 4. En réalité, on se querella. Ecoutons d'abord la protestation du prieur des Mauristes. Le 23 octobre, dit-il, les Cassinistes vinrent à Lérins, avec Raymond d'Espagnet, conseiller au Parlement d'Aix 5, chargé de les réinstaller, débarquèrent à 1 heure de l'après-midi et voulurent faire sortir aussitôt les Mauristes 6. Dom Léandre Avets, prieur de ceux-ci, affirma que les conditions du contrat du 7 août n'avaient pas été remplies. Dom Louis de Maynier appela le capitaine de la garnison et les soldats. Ceux-ci, — d'après la protestation des Mauristes — menacèrent les religieux français « de les battre et de les faire passer par les fenêtres », les mirent sur un bateau « deux heures après l'arrivée du commissaire » et à la tombée de la nuit, et les firent conduire « sur le rivage de Cannes », sans même leur donner acte de leurs protestations. Les consuls de ce village les firent mener « au logis de la Poste » où les expulsés resté rent quelques jours « à grands frais, avec grandes incommodités, attendu leur condition et qu'ils avaient des reli-