‹ Godeau, évêque de Grasse et de VenceChapitre 208 sur 242 · Publ. par Tamizey de Larroque {Doeum, inéd · texte numérisé non relu

Publ. par Tamizey de Larroque {Doeum, inéd

6. P. 654- — H s'agit sans doute de la nouvelle Eglogue spirituelle qui parut pour la première fois dans les Poésies chrétiennes de Godeau en i646.

Le i!\ juillet : « Je voudrais que M. de Grasse retouchât quelques endroits de son Eglogue que j'ai marqués ut dignius sit tanio vate cultissimum alias et suavissimum carmen... Il ne lui faut pas une demi-heure pour rhabiller tous les endroits que j'ai marqués. Mais il faut que les avis viennent de vous, afin qu'ils soient mieux reçus » l. Le i4 août, il mentionne « l'incomparable Eglogue - et dit qu'il en admire « tous les vers sans exception : n'en parlez ni à M. Gonrart ni à M. le Révérendissime son cousin ». Nous y reviendrons. Le 3i décembre, il proclame « l'amour et les respects qu'il a pour son incomparable mérite » 3.

Notons que. le jour où la Compagnie du S. -Sacrement, que Godeau avait fondée à Marseille en 163g, voulut, en i645, en établir une semblable à Montpellier, son mémoire recommande de parler a à l'archidiacre de l'institut de notre Compagnie par M. l'Evêque de Grasse » 4, de sorte que c'est en quelque sorte Godeau qui se trouvait indirectement le créateur de celle de Montpellier.

Le 22 septembre i645, Godeau achevait sa 4ou année.

C'est en 1 645 qu'on édita les Lettres chrétiennes et spirituelles que Saint-Cyran avait écrites durant son emprisonne ment de i638 à i6/j3, et en 16/17 ses Lettres louchant les dispositions à la prêtrise.

C'est à la lin de i645 que le roi de Pologne, Ladislas VII, épousa Marie de Gonzague, princesse de Nevers : il mourut dès i648 et son frère, Jean-Casimir, qui avait été interné en i638 à Vincennes, puis à Salon, puis à Sisteron, fut alors relevé par le pape de ses vœux de jésuite, autorisé à déposer le chapeau de cardinal et à épouser sa belle sœur5.

4 Allier, Gle du S. S. de l'Aut. à Mars , Paris, Champion, 1909, p. 202. 5. C'est ainsi que le prince Maurice de Savoie avait été autorisé à déposer le sien et à se marier avec sa nièce.

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