Il était alors le doyen de fépiscopat français
5. Le P. de Thomassin professa la théologie positive à Saint-Magloire de Paris de i654 à 1G66.
6. Godeau, Lett., 120 (Tisserand la date du 29 et appelle Magne le destinataire).
notre désert, nous n'avons que l'écho des tempêtes qui se forment dans votre climat. La dernière qu'une mort imprévue a apaisée, n'est-elle pas un long sujet de réflexion sur la vanité des choses de ce monde? »
Le 16 septembre, de Grasse, Godeau écrit à Mlle Paulet sur la conversion d'un pécheur *. « Il ne faut ni haïr ni mépriser les plus grands pécheurs parce qu'on s'expose au danger de haïr et de mépriser des prédestinés et à perdre la grâce si on la possède... L'apôtre veut que nous portions les fardeaux les uns des autres. La communion des saints, que nous professons de croire au Symbole, nous y oblige... Je n'ai plus d'esprit depuis quelque temps. ...S'il y avait beaucoup d'amis de la croix, il n'y aurait plus de croix. Ne dites pas que vous êtes seule sur la croix, parce que J.-G. y est avec vous ».
Le 24, deux lettres, également envoyées de Grasse. L'une à Mlle de Mézières, sur la disposition d'une âme vraiment pénitente : « Je me réjouis d'apprendre qu'aux douceurs vous mêlez les amertumes de la pénitence » 2. L'autre à Mlle de Rambouillet : « J'ai appris par M"e Paulet qu'il vous était venu un mal à la joue et qu'on vous l'avait percé et que vous vous en portiez bien » ; ce qui amène Godeau à parler de l'utilité que la douleur a pour le salut. « Vous êtes à Paris », ajoute-t-il, « au temps de la miséricorde; le jubilé s'est ouvert. Je vous conseille d'avoir une grande foi aux indulgences, un grand amour pour la sainte pénitence, surtout celle du cœur » 3.
Le 28 septembre, de Grasse, il écrit à Mlle Paulet et lui parle de la nécessité de profiter de tous les moments de la vie pour expier les péchés. « Il y a 2 ans aujourd'hui que M. le cardinal de La Valette sortit de la vie, et 36 que j'y en-