GŒTHE ET SA TRAGÉDIE DETORQUATOTASSO I
qui plaît universellement. Si l'exaltation et le despotisme conventionnel sont maniérés, un certain genre de calme est aussi par trop tendacieux.
D'ailleurs, dit M"^« de Staël, — et ce sera la conclusion de cette étude — : « on peut sans crainte adresser les critiques à Gœthe, car presque tous ses ouvrages sont composés dans des systèmes différents; tantôt il s'abandonne à la passion comme dans Werther et le Comte (TEgmont ; une autre fois il ébranle toutes les cordes de l'imagination par ses poésies fugitives ; une autre fois il peint l'histoire avec une vérité scrupuleuse comme dans Goet:(^ de Berlichingen ; une autre fois il est naïf comme les anciens dans Hermann et Dorothée, Enfin il se plonge avec Faust dans le tourbillon de la vie ; puis tout à coup, dans le Tasse, la Fille Naturelle, et même dans Iphigénie, il conçoit l'art dramatique comme un monument élevé près des tombeaux. Ses ouvrages ont alors les belles
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