‹ Goniométrie Articulaire: Contribution à l'étude et à l'évaluation des ankyloses et des raideurs articulaires par les mesures goniométriquesChapitre 10 sur 36 · MID · texte numérisé non relu

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polaire ou tangentiel, qui n’est pas confirmée par l'observation.

Weber et un grand nombre d’anatomistes estiment que le contact articulaire est maintenu par la pression atmosphérique évaluée par Krause à 2 kg. 800, il semble toutefois que la tonicité des muscles périarticulaires joue le rôle principal, car lorsqu'elle vient à faire défaut, comme dans la paralysie infantile, les surfaces s’abandonnent peu à peu et l’humérus s’abaisse, entraîné par son poids.

Dans l’exécution des mouvements l’humérus se déplace sur lomoplate dans les circonstances ordinaires; plus rarement, c’est l’omoplate qui se meut sur l’humérus immobilisé.

Dans les mouvements de l’humérus sur l’omoplate le coude peut se déplacer en avant ou en arrière (projection en avant ou flexion; projection en arrière ou extension); être rapproché ou écarté du tronc (adduction et abduction). Il y a également des mouvements de rotation qui portent la face antérieure du bras du côté du tronc ou du côté opposé (rotation médiale dite communément interne; latérale dite communément externe).

Ces divers mouvements sont combinés dans la circumduction.

La ceinture thoracique prend une part considérable à l’excursion du membre supérieur.

La flexion et l'extension se font autour d’un axe

transversal, passant par le centre de la glène et la tête humérale.

La flexion est limitée par la torsion de la partie postérieure de la capsule et du muscle petit rond qui la double.

L'extension est rapidement entravée par la torsion de la partie antérieure de la capsule et du sous-scapulaire. À partir d’un certain degré, vite atteint, l’omoplate suit le mouvement de lhumérus en avant ou en arrière.

L’adduction et l’abduction se produisent autour d’un axe antéro-postérieur, passant par la tête humérale.

L’abduction ne dépasse pas 900. Elle est limitée à la fois par le contact de la grosse tubérosité avec le bord supérieur du bourrelet glénoïdien (Heuke) et la tension partie inférieure de la capsule. Le bras ne peut dépasser l'horizontale qu’au prix d’un déplacement du scapulum. Cathcart a montré que, sur le vivant, l’omoplate s’associe au mouvement dès les premuères phases de l’abduction.

L’adduction pure est pour ainsi dire impossible et arrêtée par le contact du coude avec le tronc. Elle se combine soit à la flexion, soit à l’extension.

La rotation a lieu autour d’un axe longitudinal coïncidant sensiblement avec celui de la diaphyse humérale. Elle est peu étendue, limitée comme labduction, à la fois et par le contact d’une tubérosité

avec le bourrelet glénoïdien et la tension de la partie

opposée de la capsule.

Dans la circumduction à laquelle la ceinture thoracique prend une large part, le bras décrit un cône

dont la base regarde en bas en avant et en dehors.

Muscles moteurs. — Les muscles de l'épaule vont de la ceinture thoracique à la partie supérieure de l’humérus. {ls sont disposés en deux couches, une couche superficielle à fibres verticales, formée par le deltoïde, une couche profonde à fibres horizontales constituée par le sus-épineux, le sous-épineux, le grand rond, le petit rond et le sous-scapulaire.

a) Le deltoïde est avant tout élévateur ou mieux abducteur du bras qu’il porte jusqu’à l’horizontale, sans que bascule l’omoplate fixée par le grand dentelé. Ce mouvement résulte de la contraction totale du muscle dont les portions antérieure et postérieure en se contractant seules porteraient le bras l’un en avant l’autre en arrière.

Le bras étant élevé et fixé, le deltoïde élève l'épaule et par elle le thorax.

Le deltoïde est innervé par des filets du circonflexe qui abordent le muscle par sa face profonde;

b) Le sus-épimeux élève l’humérus en dehors et en avant, et le fait tourner, de dedans en dehors autour de son grand axe.

Il est innervé ainsi que le sous-épineux par la branche sus-scapulaire du plexus brachial, qui pénètre par l’échancrure coracoïdienne dans la fosse sus-épiueuse d’où, en contournant le bord libre de l’épine, elle passe dans la fosse sous-épineuse;

c) Le sous-épineux est rotateur de l’humérus de dedans en dehors;

d} Le petit-rond est également rotateur de l’humé-

rus de dedans en dehors. Il réçoit un rämeau du circonflexe au moment où ce nerf passe entre le col huméral et la longue portion du triceps;

e) Le grand rond, tend à rapprocher l’omoplate et l’humérus en élevant l’une et en portant l’autre en bas et en arrière; Suivant son point fixe, il peut donc être élévateur de l’épaule ou abaisseur du bras.

Son nerf lui vient le plus souvent du tronc postérieur du plexus brachial, quelquefois du circonflexe;

f) Le sous-scapulare est rotateur de l’humérus de dehors en dedans, c’est-à-dire, antagoniste des sousépineux et petit rond.

Deux groupes de filets nerveux lui viennent du plexus brachial, l’un du tronc postérieur de ce plexüs,

l'autre du nerf du grand rond ou du grand dorsal.

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