‹ Goniométrie Articulaire: Contribution à l'étude et à l'évaluation des ankyloses et des raideurs articulaires par les mesures goniométriquesChapitre 19 sur 36 · A TRE · texte numérisé non relu

A TRE

Le ligament antérieur et externe naît du tibia, au devant de l’épine tibiale et se porte en haut et en arrière sur la joue latérale de l’échancrure intercondyhenne. |

Le hgament postérieur ét interne naît du tibia dans l’échancrure postérieure interglénoïdienne et se porte en haut et en avant sur le fond et la joue médiale de l’échancrure intercondylienne.

Couches aponévrotiques antérieures. — Trois couches aponévrotiques renforcent en avant la capsule fibreuse. Ce sont : 10 l’aponévrose fémorale qui recouvre tout le genou; 20 Les expansions des vastes du quadriceps qui venant des bords inférieurs de ces muscles, passent au devant de la rotule, s’entrecroisent et vont se fixer au condyle opposé; 30 Les ailerons rotuliens qui rayonnent presque transversalement de l’épicondyle vers le bord correspondant de la rotule.

Synoviale. — Fille affecte le même trajet que la capsule fibreuse dont elle revêt la face profonde. Elle est interrompue sur les côtés par les fibro-cartilages semi-lunaires. La synoviale se trouve donc eloisonnée incomplètement et subdivisée en deux régions répondant : l’inférieure, aux articulations méniscotibiales; la supérieure aux ménisco-fémorales et à la fémoro-rotulienne.

Paystococre. — La flexion et l’extension constituent les mouvements principaux. Dans la flexion, la jambe est susceptible, de quelques mouvements de latéralité et peut tourner sur le fémur, la pointe

du pied se rapprochant ou s’écartant de la ligne médiane. |

Tous ces mouvements sont très complexes et entraînent le jeu simultané des articulations fémororotulienne, fémoro-méniscales et fémoro-tibiales. Malgré les travaux remarquables des Weber,d’Henke, de Braune et Fischer (1871), de Bugnion (1892), 1l reste encore bien des points obscurs, qui ne pourront être élucidés que par l’expérimentation sur le vivant, avec les méthodes perfectionnées de la photographie du mouvement et la radiographie.

Flexion et extension. — L'extension a pour hmites la rectitude. Dans cette position tous les ligaments sont tendus, sauf l’antérieur; la jambe est comme soudée à la cuisse et incapable de mouvements de latérahité et de rotation.

Dans la flexion, la jambe décrit un are de 1400 à 1500. Comme l’ont montré les Weber, le tibia subit un mouvement de translation ou de glissement autour d’un axe passant par les insertions épicondyliennes des ligaments collatéraux, et un mouvement d’oscillation ou roulement autour d’un axe passant par les attaches tibiale et péronière de ces ligaments. Il en résulte que larticulation baille en avant, de plus en plus, à mesure que la jambe se fléchit.

Les deux mouvements simultanés du tibia sont réglés par la tension successive des fibres des ligaments croisés. Celles-ci sont disposées de manière,

qu’à tout moment, certaines d’entre elles se trouvent

Le VC

tendues, arrêtent le glissement, et exigent un roulement qui rapproche leurs insertions et permette la reprise du mouvement de flexion (c’est l'inverse quand on passe de la flexion à l’extension). Ajoutez à cela que la flexion est toujours liée à un certain degré de rotation de la jambe, grâce auquel la pointe du pied est portée vers la ligne médiane (et inversement pour l’extension), Les mouvements de rotation sont en rapport avec les différences de courbure, de longueur et d’orientation des deux condyles.

Les ménisques se déplacent sur le fémur; en même temps, ils se déforment et se déplacent sur le tibia. Dans la flexion, par exemple, le ménisque latéral recule sur le tibia de près de 1 centimètre, laissant à découvert la partie antérieure de la surface glénoïdienne. En outre, les condyles étant plus écartés en arrière qu’en avant, les fibro-cartilages s’éloiognent l’un de l’autre dans la flexion (inversement dans l’extension). jusqu’à ce que arrêtés par les liens fibreux qui les enchaînent au tibia et au fémur, ils calent les surfaces articulaires. De là, les rainures intertrochléo-condyliennes.

Dans le mouvement de flexion, la rotule se meut sur les joues de la trochlée fémorale. Dans l’extrême flexion son champ latéral frotte sur la joue correspondante du condyle homologue; la facette médiane de sa joue médiale tombe dans l’échancrure intercondylienne, et c’est la troisième facette qui vient glisser sur la joue du condyle médial.

Rotation. — La rotation n’est possible que dans

Bet. ae

la flexion, le rayon de courbure des condyles diminuant d'avant en arrière, ce qui relâche les ligaments.

La rotation atteint son maximum, 30 à 400, dans la flexion moyenne. Le cône formé par les épines du tibra tourne sur les joues condyliennes jusqu’à cé que les ligaments croisés arrêtent lé mouvement. Quand la pointe du pied se porte vers la ligne médiane, le croisement des ligaments s’accentue; dans l’attitude inverse les ligaments se décroisent. Les ligaments “collatéraux s’associent respectivement aux croisés antéro-latéral et postéro-médial, dont l’obliquité est homologue.

Latéralité. — Normalement, elle n’est possible que dans la demi flexion et a peu d'importance.

Mouvements antéro-postérieurs. — 1’obliquité en sens inverse des ligaments collatéral tibial et croisé postérieur; collatéral péronier et croisé antérieur, s’oppose tant que ces ligaments conservent leur intégrité, à la luxation en avant ou en arrière, du tibia sur le fémur.

Muscles moteurs. — Ce sont des muscles dont l’action a déjà été étudiée à propos de l’articulation coxo-fémorale,

Le couturier, le droit interne, le biceps fémoral, le demi-tendineux et le demi-membraneux, fléchissent la jambe sur la cuisse.

Le poplité dont le nerf naît du sciatique poplité interne, fléchit la jambe sur la cuisse et lui imprime un mouvement de rotation de dehors en dedans.

Le quadriceps étend la jambe sur la cuisse.

ARTICULATION. TIBIO-TARSIENNE.

L’articulation du cou de pied, dénommée souvent tibio-tarsiènne est une trochlée qui met en contact la mortaise tibio-péronière et le tenon astragalien.

Surfaces articulaires. — Mortaise tibio-péronière qui se compose de l’extrémité distale du tibia et de sa malléole qui en forment les parois supérieure et médiale et de la malléole péronière qui constitue la paroi latérale. |

Tenon astragalien formé par la trochlée avec une face supérieure répondant au plafond de la mortaise, et deux facettes en rapport avec les malléoles. La poulie plus large en avant qu’en arrière est convexe dans le sens antéro-postérieur, et légèrement creu-: sée transversalement. L’axe de la trochlée et celui de la mortaise se dirigent en avant et latéralement, comme le pied dans son ensemble.

Moyens d'union. — Ils sont représentés par une capsule fibreuse et des renforcements ligamenteux.

La capsule s'étend du pourtour de la mortaise tibio-péronière au pourtour du tenon astragalien; elle est lâche en avant et en arrière, serrée sur les côtés.

La capsule est renforcée : en avant, par quelques fibres obliquement étendues de la face antérieure de la malléole tibiale à la partie latérale du col de l’astragale; en arrière, la capsule plus mince encore

est soutenue par quelques trousseaux fibreux, obliques du tibia vers le péroné.

Les ligaments sont disposés sur les côtés de l’articulat'on, 1ls comprennent :

Le ligament latéral où péronier qui est formé de trois faisceaux péronéo-astragalien antérieur, péronéo-calcanéen et péronéo-astragalien postérieur.

Le ligament médial ou tibial comprenant deux couches, l’une superficielle en forme d’éventail irradiant du bord antérieur et de la face cutanée de la malléole vers le scaphoïde, le ligament calcanéoscaphoïdien inférieur, le col de l’astragale et la petite apophyse du calcanéum ; lPautre profonde, continuant en arrière la couche superficielle.

La synoviale: — Elle tapisse la face profonde de la capsule et présente en avant et en arrière, deux culsde-sac.

PHysioLoGie. — En pratique, chez l'adulte, il n'existe dans l’articulation du cou de pied que des mouvements de flexion et d'extension. Ces mouvements se produisent autour d’un axe perpendiculaire à la direction de la gorge astragalienne, e’est-àdire autour d’un axe presque transversal. Dans la flexion (attitude talus) la poulie astragalienne glisse d'avant en arrière, et s'enfonce dans la mortaise tibio-péromière qu’elle élargit légèrement. Dans l'extension (atütude équin) on note les phénomènes inverses. L’étendue de ces mouvements est de 700 à 900.

L'extension forcée est limitée par la résistance de

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la partie antérieure de la capsule, des faisceaux antérieurs des ligaments médial et latéral et par le contact du processus postérior tali avec le bord postérieur de la mortaise. La flexion forcée est entravée par la tension de la partie postérieure de la capsule et des faisceaux postérieurs des ligaments médial et latéral. Mais, sur le vivant, il faut tenir compte de l’action des muscles, véritables ligaments actifs, qui agissent avant les ligaments passifs.

Dans la sation debout, le pied faisant angle droit avec la jambe, la mortaise tibio-péronière repose sur la partie la plus élevée de la poulie astragalienne. C’est la distension passive des muscles fléchisseurs qui s’oppose à la chute du corps en avant.

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