SCÈNE VI LAHIREL, GOURTEBEG, SOPHIE
GOURTEBEC.
Tu désires me parler, c'est vrai ?
LAHIREL.
Oui...
GOURTEBEG.
Parions que c'est encore de ta femme
LAHIREL.
Justement... Je viens de recevoir la réponse du notaire. Oui, et d'abord... (a Sophie.) Vous me disiez tout à l'heure queGotte venait d'hériter de dix-huit millions... Vous vous trompiez, ce n'est pas Gotte.
SOPHIE
Gotte n'hérite pas, vous êtes sûr ?
LAHIREL.
Absolument sûr.
SOPHIE
Eh bien, tant mieux I... j*en suis bien aise, et tu verras ce que je le paierai son poulet de douze francs...
GOURTEBEG.
Mais si ce n*est pas Gotte qui hérite... qui est-ce donc?
SOPHIE, très animée.
Oui, qui est-ce donc?...
LAHIREL.
C'est Marceline...
GOURTEBEG.
Ta femme I...
LAHIREL.
Oui.
Sophie se laisse tomber sur une chaise.
GOURTEBEG.
J'aurais mieux aimé que ce fût la mienne... cela lui aurait fait tant de plaisir... (parlant avec peine.) Mais c'est égal, je te félicite...
SOPHIE, pouvant à peine parler.
Moi aussi.^ je vous félicite... très sincèrement...
GOURTEBEG.
Très sincèrement, cher ami, très sincèrement...