ACTE QUATRIÈME
SOPHIE
Maintenant il s*agit de la résoudre...
GOURTEBEC.
Tu auras beau dire, je pars, moi, de ce principe que ta femme ne t'a jamais trompé...
LAHIREL.
Ahl^ non, je n'accepte pas ça.
Moi non plus.
LAHIREL.
Ce n'est pas de ce principe-là qu'il faut partir.
SOPHIE
Si on part de ce principe-là, il n'y a pas de discussion possible.
LAHIREL.
Puisque je te dis qu'elle a avoué...
SOPHIE
Et puis, voyons, vous êtes là deux maris... il faut bien admettre qu'il y en a au moins un sur les deux... c'est la moyenne...
GOURTEBEC.
Ohl bobonnel
SOPHIE
Or, comme ce n'est pas toi, malgré l'Espagnol...
GOURTEBEC.
L'Espagnol...
LAHIREL.
Quel Espagnol?
46i 60TTE
COURTEBEG.
Tu no peux pas comprendre, (a Sophie.) Ma bonne vieille!... Quand je songe que je t*ai reproché... Tu ne m'en veux plus, au moins ?
SOPHIE
Eh non...
COURTEBEG, ouvrant les bras.
Pour me prouver que tu ne m'en veux plus...
SOPHIE
De tout mon cœur I
Elle tombe dans ses bras. Lahirel paraît abari.
LAHIREL.
Qu'est-ce qu'ils ont?...
COURTEBEG.
Tu ne peux pas comprendre, je te dis...
SOPHIE
Gomme ce n'est pas toi, ce doit être lui qui est...
COURTEBEG.
C'est entendu, (a Lahirel.) Puisque tu y tiens, nous partons de ce principe que tu es trompé par ta femme.
LAHIREL.
A la bonne heure.
SOPHIE
Très bien.
GOURTEBEC.
Ce qu*il faut d'abord nous demander, c'est ce que, dans un cas pareil, feraient les honnêtes gens.