‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 118 sur 123 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

LAHIREL.

Du seul moment?

MARCELINE.'

Du seul moment où tu aies risqué... d'acquérir tout ce qu'il faut à un mari pour être sûr de gagner toujours au baccara... C'était bien ta faute au moins...

Je conviens que j'avais été un peu...

MARCELINE

Oui, un peu... beaucoup.

LAHIREL.

Mais ton aveu, car tu as avoué, il n'y a pas à dire...

MARCELINE

Ça c'est vrai, j'ai avoué...

LAHIREL.

Eh bien?

MARCELINE, avec conviction.

Tu étais si ennuyeux, mon ami... que n'auraisje pas avoué!... al ors, pour être débarrassée de toi...

LAHIREL.

J'étais si ennuyeux que ça!...

MARCELINE

Oh!...

LAHIREL.

Ah! Marceline, Marcelinette... ainsi, là, vraiment, jamais...

MARCELINE

Jamais t

m GOTTE

LAHIREL.

Je ne peux pas me faire à cette idée-là...

MARCELINE

Tu t'y feras... Je t'aime, tu sais...

LAHIREL.

Moi je sais bien pourquoi je t'aime... Mais toi, pourquoi peux-tu bien m'aimer... pour quelle raison?...

MARCELINE

Tout bonnement parce que tu es mon mari... La voilà ta force, c'est que tu es le mari, toi, tu es le mari, le mari...

LAHIREL.

Le mari ?

' MARCELINE

Oui!

' LAHIREL.

Tu crois que c'est une force ?

MARCELINE

Certainement.

LAHIREL.

Eh bien, moi, je crois qu'il y a autre chose et que Gourtebec a bien raison quand il prétend que non seulement tu es la plus gentille, mais aussi la plus honnête petite femme.

Il y a bien un peu de cela aussi.

Entrent Sophie et Gourtebec.

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