‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 18 sur 123 · SCÈNE IX GOURTEBEG, SOPHIE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX GOURTEBEG, SOPHIE

GOURTEBEG.

Elle m'amuse... Elle m'ennuie, mais elle m'amuse. Laiporte s'ouvre et Sophie paraît; elle est en train de se faire la figure, de se teindre les cheveux. Une apparition fantastique si c'est possible.

SOPHIE

Qu'est-ce qui a sonné ?

GOURTEBEG.

Je ne sais pas, je présume que c'est Marceline, (il regarde à droite.) Oui, c'est elle, elle cause avec Gotte.

SOPHIE

Tu lui diras que je ne peux la recevoir avant une dizaine de minutes.

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COURTEBEC.

Je le lui dirai.

SOPHIE

Je sais en train de faire ma petite cuisine.

COURTEBEC.

Ouï, je vois.

C'est pour vous plaire pourtant que l'on se donne tant de mal.

COURTEBEC.

Tu n'en as pas besoin, je te remercie tout de même à cause de l'intention, mais tu n'en as pas besoin.

SOPHIE

Tu n'as plus beaucoup de temps, tu sais, si tu tiens à acheter des ceintures de sauvetage avant que nous partions.

COURTEBEC.

Sapristi, je n'y pensais plus; je vais y aller, je vais y aller tout de suite... Sauve-toi, voilà Marceline.

Une porte s'ouvre, l'autre se ferme. Sophie disparaît. Entre Marceline, très jolie, très élégante.

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