SCENE XII MARCELINE, GOTTE, ALFRED
MARCELINE
C'est lui !
ALFRB-D, à Gotte.
Mon nom n'apprendrait rien à madame. Elle ne me connaît pas .. Dites-lui que je viens la voir pour une chose importante, excessivement importante, mais que je ne suis pas pressé.
MARCELINE
Voilà un aplomb.
GOTTE, à Alfred.
Que vous veniez pour une chose excessivement importante, mais que vous êtes pressé.
Non, non, je ne suis pas pressé.
GOTTE
Que vous n'êtes pas pressé.
2S GOTTE
ALFRED
G*est cela même.
GOTTE
Bien, monsieur I
Elle sort.
ALFRED, à Marceline.
Je n'ai qu'un instant, madame, je n'ai qu'un instant pour vous dire que je vous aime.
MARCELINE
Monsieur!...
ALFRED
Je vous aime de l'amour le plus pur, le plus respectable.
MARCELINE
Vous connaissez madame Gourtebec?
ALFRED
Je sais que c'est une de vos amies, je sais que vous partez avec elle pour Truc-sur-Mer, par le train de cinq heures, je sais encore bien des choses.
En vérité.
ALFRED
Depuis quarante-huit heures, madame, depuis que j'ai eu le bonheur de vous apercevoir à l'Hip podrome, je ne vis que pour vous, j^ ne m'occupe que de vous. Je sais que vous êtes mariée depuis un an et que vous avez pour mari, un jaloux, un brutal; je connais l'adresse de votre couturière et celle de votre modiste. Tenez, voici par ordre alphabétique la liste des endroits où l'on peut vous