ACTE DEUXIÈME
ARMANDE
Oui, nous venons de changer de toilettes...
SOPHIE
Et vous allez?...
CLARISSE
Nous allons au Casino montrer les nouvelles toilettes que nous venons de faire.
sortent Clarisse et Armande.
SOPHIE
Allons alors... (a Alfred.) Vous aussi, cher monsieur, vous allez au Casino, votre bras, voulezvous?...
sortent Sophie et Alfred. Rentrent e a scène Léonie et Henriette. Gotte est entrée depuis un instant, elle regarde les toilettes.
GOTTE, à Léonie.
Bonjour, madame.
LÉONIE
Je vous regarde depuis hier, ma pauvre Gotte, vous avez l'air tout triste!
GOTTE
C'est que j'aime et que je ne suis pas aimée.
HENRIETTE
Ah! pourquoi n'êtes-vous pas?
GOTTE
Parce que j'aime au-dessus de moi. (Les deux femmes regardent le toit de la maison.) Non, ce n'est pas ça; je veux dire que celui que j'aime est trop audessus de moi, par sa position.
LEONIE.
Ahl c'est un tort, pourquoi ne faites -vous pas comme nous, mademoiselle Gotte? Nous autres, quand il nous prend fantaisie d*ôtre amoureuses, nous cherchons dans notre monde...
HENRIETTE, en sortant.
Mais qu'est-ce que vous dites donc, ma chère... nous cherchons dans notre monde... C'est inouï, ce que vous dites là.
GOTTE, les regardant s'éloigner.
Si j'étais habillée comme ça tout de même... peutêtre bien qu'il m'aimerait.
Entre Gourtebec.