‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 48 sur 123 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GOURTEBEG.

Bravo !... Ah ! mais bravo I et pour tout de bon... tu sais...

LAHIREL.

Merci, mon bon vieux... j*ai peut-être eu tort...

GOURTEBEG.

Certainement non, tu n'as pas eu tort... Pendant que tu y étais, as-tu envoyé promener ton professeur d'escrime?

LAHIREL.

Oui,

GOURTEBEG.

Tu as bien fait ; ça devait te fatiguer d'être tout le temps à faire comme ça, comme ça.

LAHIREL.

Quant à cela, oui, ça m'éreintait.

GOURTEBEG.

£t le soir, si par hasard ta femme se trouvait en humeur de bavarder... cela arrive... je suis sûr que malgré toi, tu laissais tomber la conversation...

LAHIREL.

Veux-tu bien...

GOURTEBEG.

Tu en conviens, tu vois, tu es obligé d'en convenir. Mon Dieu, je rie dis pas qu'il faille être l'esclave des femmes, et faire absolument tout ce qu'elles désirent, non, mais enfin, il faut faire quelque chose... Ainsi moi, avec madame Gourtebec, elle est joueuse, madame Gourtebec, à chaque ins-

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tant elle me demande cent francs pour aller jouer aux petits chevaux; je ne les lui donne pas les cent francs, mais je lui en donne dix. Voilà comment il faut être avec les femmes.

LAHIREL. ,

Ah çà I mais, Dieu me pardonne, mais il me dit |

des gaudrioles.

COURTEBEG.

Il faut bien rire... Ce que tu me dis me fait tant de plaisir, je suis si content de te voir redevenu raisonnable.

LAHIREL.

Je te remercie.... je te remercie...

COURTEBEG.

Qu'est-ce que tu as ?

LAHIREL, changeant de ton.

Il n'y a pas un mot de vrai, tu sais...

GOURTEBKG.

Hé?

LAHIREL.

Dans tout ce que je te dis depuis cinq minutes il n'y a pas un mot de vrai... En ce moment môme, au moment où je te parle, je suis plus jaloux que je n'ai jamais été.

GOURTEBEG.

Mais alors, mon pauvre ami, ce que Ton pourrait faire de mieux pour toi, ce serait de souhaiter que ta femme te trompât réellement.

LAHIRBL.

Ah!

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