ACTE TROISIÈME
GOURTEBEG.
Tu ne peux pas, je te dis. Il faut que la personne adoptée ait rendu à la personne qui adopte, un de ces services...
SOPHIE
Eh bien, puisque grâce à elle je serai devenue veuve.
GOURTEBEG.
Qu'est-ce que tu dis ?
Il se lève et gagne la gauche.
SOPHIE, se levant et gagnant la droite.
Je ne sais pas... je suis folle.
GOURTEBEG.
Moi aussi, je suis dans un état... Je suis sûr que
j*ai la fièvre.
Il tend son pouls à Sophie.
SOPHIE
Cent quarante-deux pulsations!... et moi?
GOURTEBEG.
Cent cinquante-six I...
Ohl
GOURTEBEG.
Du reste, c'est très bon pour trouver l'idée, cet état de surexcitation. . il est impossible qu'avec autant de pulsations que cela nous ne finissions pas par trouver.
Ils remontent tous deux.
SOPHIE
En attendant, nous continuons à accabler Gotte de bons procédés.
96 GOTTE
GOURTEBEG.
Sans aller trop loin.
SOPHIE
J'allais le dire... Ah!
GOURTEBEG.
Qu'est-ce qu'il y a ?
SOPHIE
Notre potage... nous ne l'avons pas mangé.
GOURTEBEG.
Eh bien ?
SOPHIE
Ça la fâchera peut-être.
C'est vrai... Sapristi I
Ils se mettent à table et avalent leur potage au galop Ils s'étouffent et ont une forte quinte de toux. Entre Gotte apportant les tourteaux.