‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 7 sur 123 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GOURTEBEG.

Vous détestez ma femme...

GOTTE

Sans doute, puisque j*aime monsieur.

GOURTEBEG.

Gotte I

GOTTE

C'est comme ça I

GOURTEBEG.

Je devrais vous mettre à la porte ; si je vous mettais à la porte en ce moment, je suis sûr que pas un père de famille n'aurait la force de me blâmer... Je ne vous y mets pas cependant, d'abord parce que vous savez faire les plats que j'aime et puis parce que c'est M. Verduron mon notaire et mon ami qui vous a placée chez nous... 11 connaissait votre famille, il est votre parrain, il paraît, c'est un titre sacré.

GOTTE, à part, eu riant.

Sur lequel il ne demandait qu'à piétiner, le brigand I

GOURTEBEG.

Je ne vous renvoie pas, mais ce que je vous demande en échange de cette faiblesse, c'est d'essayer de venir à bout de votre amour.

GOTTE

Ahl

GOURTEBEG.

Luttez, que diable ! vous êtes jeune, vous devez avoir la force de lutter.

8 GOTTE

GOTTE

De quoi, monsieur peut-il se plaindre? Je ne demande rien... J*aime et je me tais. On ne peut pas être moins exigeante.

GOURTEBEG.

Vous ne demandez rien, c'est possible, mais vos regards, les petits coups de poing que vous me donnez dans le dos...

GOTTE, avançant les lèvres comme pour embrasser. Un seul, dites... sur vos bonnes grosses joues.

On entend an coup de sonnette.

GOURTEBEG, digne.

On sonne... allez ouvrir... Après cela vous vous occuperez de mettre les housses ainsi que vous Ta ordonné madame.

GOTTE

Mécbant, vilain méchant !

Elle sort à droite, deuxième plan.

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