ACTE TROISIEME
s'adresse à un jeune homme : Je suis perdue, lui dit-elle, cette nuit, chez vous j'ai... oublié une boucle d'oreille...
GOURTEBEG.
Gourons, s*écrie le jeune homme... il rentre chez lui, il cherche...
SOPHIE
En désespoir de cause ne trouvant rien, il s'adresse à un valet de chambre... Est-ce que par hasard vous n'auriez pas trouvé...
GOURTEBEG.
Si fait, monsieur, répond le valet de chambre. J'ai trouvé une boucle d'oreille... je l'ai rendue à la femme de chambre de madame... ici le nom de la dame.
SOPHIE
C'est charmant !...
GOURTEBEG.
Vous riez, n'est-ce pas ?
11 se verse à boire.
GOTTE
Ce n'est pas l'histoire qui me fait rire, je l'avais lue dans le Petit Journal, non, je ris parce que je suis heureuse...
Tu entends, ça commence...
II boit.
GOTTE
C'est flatteur, tout de même, la façon dent vous
me traitez, c'est flatteur...
Elle mange.
iOO GOTTE
GOURTEBEG.
C'est bien naturel, nous sommes plus riches que vous, alors dans la mesure de nos moyens nous vous faisons participer...
Il boit.
SOPHIE
Vous, si vous étiez riche, si vous aviez une grosse fortune, nous sommes bien sûrs que vous aimeriez à nous faire participer...
GOTTE
Ah ! moi, si j'avais une grosse fortune...
GOURTEBEG.
Qu'est-ce que vous feriez, si vous aviez...
SOPHIE
Oui, qu'est-ce que vous feriez ?
GOTTE
Je la mettrais aux pieds de celui que j'aime I... Elle met bien en vue du public son pied sur celui de Gourtebec.
GOURTEBEG, à part.
Tiens, mais c'est vrai au fait, elle m'adore, je n'y pensais plus, moi.
SOPHIE
Encore un danger, elle aime quelqu'un...
GOURTEBEG.
Quant à cela rien à craindre.
SOPHIE
Tu es sûr ?
GOURTEBEG.
Parfaitement sûr. (Gotte lui écrase le pied.) Aïe I