SCÈNE IX
MARCELINE, LAHIREL, GOURTEBEC, SOPHIE, LÉONIE, ARM A NDE, CLARISSE et HENRIETTE.
LAHIREL, à part.
Je m'étais laissé dire que la seconde fois cela faisait moins d*effet... c'était une erreur. (Haut.) Madame...
Eh bien, monsieur...
AGT£ TROISIÈME {27
LAHIREL.
J*ai envoyé une dépêche au notaire... je lui ai envoyé une dépêche au notaire.
MARCELINE
J'entends...
LAHIREL.
Et je m'étais promis d'attendre sa réponse avant de vous parler de rien... mais après ce qui vient de se passer vous devez comprendre... Nous allons rentrer, madame, et nous aurons ensemble un petit bout de conversation... vous voulez bien...
MARCELINE, mettant son manteau, aidée par Lahirel.
Gomment donc, monsieur, vous savez que j'ai toujours le plus vif plaisir à causer avec vous. (Entrée de tout le monde.) Au revoir, Sophie...
SOPHIE
Bonsoir, mon enfant I
LAHIREL.
Au revoir, Gourtebec.
GOURTEBEG, trébuchant et manquant de tomber.
Bonsoir.
Les Lahirel sortent.
ARMANDE
Vous ne venez pas au bal avec nous, madame Gourtebec ?
SOPHIE
Impossible, j'ai la migraine.
HENRIETTE, à courtebec.
Et vous?
GOURTEBEC.
Moi aussi... nous faisons si bon ménage, ma-
128 GOTTE
dame Gourtebec et moi, que lorsque l'un de nous deux a la migraine...
SOPHIE
Bonsoir, mesdames, bonsoir!...
CLARISSE
Mais ne nous poussez donc pas comme cela.
LÉONIE
Laissez-nous au moins le temps de vous dire que votre petite réception est charmante.
GOURTEBEC et SOPHIE.
Mesdames, je vous en prie, mesdames.
LES FEMMES, sur la place.
Si fait, charmante, charmante, absolument charmante.
COURTEBEC et SOPHIE, à la fenêtre, le dos tourné
au public.
A bientôt, n'est-ce pas, mesdames, à bientôt, vous nous le promettez...
Les politesses une fois terminées, Courtebec et Sophie quittent la fenêtre et redescendent en scène.