ACTE TROISIÈME J
GOURTEBEG.
Il ne te plaira pas, mon moyen... je te connais... Tu vas te mettre à faire des objections, des objections...
SOPHIE
Dis toujours...
GOURTEBEG.
C'est toi qui le veux?
SOPHIE
Certainement, c'est moi.
GOURTEBEG.
Alors... tu es ma femme, n'est-ce pas?... Je suis ton mari, Gotte est notre cuisinière.
SOPHIE
Oui.
GOURTEBEG.
Eh bien, supposons un instant. Non, je te connais, tu vas faire des objections.
SOPHIE
Supposons quoi un instant, supposons quoi?
GOURTEBEG.
Supposons que ce soit Gotte qui soit ma femme et que tu sois toi...
La cuisinière?
GOURTEBEG.
Qu'est-ce que je disais?... Voilà les objections qui commencent.
SOPHIE
Mais non, mais, je ne dis rien, continue...
138 GOTTE
GOURTEBEG.
Qu'est-ce que je disais?...
SOPHIE
Que je serais, moi, la cuisinière...
GOURTEBEG.
Tu n'aurais pas besoin... D'abord tu ne sais pas faire la cuisine... tu n'es pas cuisinière, tu es pianiste... J'épouserais GoUe, tout uniment, les millions seraient à moi, nous prendrons un chef.
SOPHIE
Et moi?
GOURTEBEG.
Nous te ferons une pension à toi.
Une petite pension.
GOURTEBEG.
Aussi petite que tu voudras...
II boit.
SOPHIE
Il est gris, le malheureux, il est complètement gris.
GOURTEBEG.
Je ne suis pas gris.
SOPHIE, lui tendant la carafe.
Verse-toi ça sur la tête.
GOURTEBEG.
Jamais de la vie.
SOPHIE
Où vas-tu ?
GOURTEBEG.
Je vais me coucher. Tu as dit que lorsque le moyen serait trouvé Ton irait se coucher... le moyen est trouvé, je vais me coucher... (il y a ici un jeu de