‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 95 sur 123 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

SOPHIE

Je suis bien bonne, après tout, de faire attention à ce que peut dire un pochard.

GOURTEBEG, avec dignité.

Je ne suis pas pochard I...

SOPHIE

II fera jour demain, monsieur Gourtebec, il fera jour, et nous causerons... A demain I

GOURTEBEC.

A demain, bobonne.

Ils entrent chacun dans leur chambre, le ThéâfCre restant dans Tobscurité. Mais la discussion n'en continue pas moins. — Nuit.

SOPHIE

Tu t'imagines que Gotte va s'amouracher d'un pareil magot...

GOURTEBEG.

Elle m'adore, Gotte, voilà ce que tu ne sais pas... Elle m'adore.

SOPHIE

Quand je croirai cela...

Ne le crois pas, ça m'est égal.

SOPHIE

Le divorce... tu t'imagines que ça s'obtient comme ça le divorce...

GOURTEBEG.

Je dirai que tu as eu des aventures, je raconterai... que tu as aimé un Espagnol...

442 GOTTE

SOPHIE

Ne répète pas ça, monsieur Gourtebec ! ne répète pas ça !...

GOURTEBEC.

Et pourquoi ne le répéterais-je pas. (Musique sous la fenêtre. Gourtebec et Sophie paraissent leur bougeoir à la main. — Jour.) Qu'est-ce que c'est que ça ?

SOPHIE

On sait qu'elle est riche, les gens du pays lui

donnent une aubade

Entre Gaston.

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