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En prenant pour sujet de notre thèse inaugurale, la Goutte et le Saturnisme dans la Marine, nous n'avons pas la prétention d'apporter de nouveaux arguments en faveur de cette doctrine étiologique, qui a été parfaitement mise en lumière par Garrod d’abord, par Charcot ensuite. L’intoxication saturnine produit la goutte ou peut la produire, c’est un fait avéré, et que peu de médecins mettent en doute aujourd’hui.
Notre but, en ne relatant que des observations prises dans la Marine, est d'appeler l'attention de nos collègues sur un rapport étiologique qui, il y a quelques années à peine, était à peu près ignoré, et de signaler les conséquences que pourrait entraîner l’adoption officielle de cette doctrine.
Nous diviserons ce travail en quatre chapitres.
Le premier chapitre comprendra quelques considérations générales sur la goutte saturnine.
Le deuxième chapitre sera un aperçu d'hygiène proîessionnelle : il sera spécialement consacré aux rapports de la colique saturnine et de la goutte chez les marins.
Dans un troisième chapitre, nous essaierons de faire de cette goutte singulière un argument rétrospectif de plus à l'appui de la nature saturnine de l’aflection dite colique sèche des pays chauds.
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Enfin un quatrième et dernier chapitre comprendra nos conclusions.
Quelques-unes des observations consignées dans ce travail nous ont été fournies par M. le docteur Bertrand, professeur d'hygiène navale à l'Ecole de médecine de Toulon. Nous lui exprimons ici toute notre gratitude.
Nous remercions M. le professeur Morache de l’honneur qu'il nous a fait en voulant bien accepter la présidence de notre thèse.