SCIENCE ET SAVANTS
Dieu, pour la misérable vie des pécheiirs.
Il y a dans notre vie spirituelle, comme dans l'ancienne loi, deux sortes de sacrifices, le sacrifice légal et le sacrifice volontaire, celui dont David disait : Voluntarie sacrifcaho tibi. Quand Dieu nous prive d'un plaisir, d'un bien, d'une personne aimée, nous finissons par dire : a J'en fais mon sacrifice. » Il veut bien se contenter de cette acceptation in extremis, de sa volonté. Mais le sacrifice d'agréable odeur, c'est celui qui n'attend pas que la volonté de Dieu s'impose : il la prévient, et va au-devant d'elle ....
C'est le sacrifice qui nous ouvre la maison de Dieu : la maison de sa grâce et la maison de sa gloire : Introiho in domum tuam, in holocaustis. {Ps. LXV)
SCŒWCE ET SAVANTS
Avec quelle avidité l'incrédulité savante s'est jetée sur les monuments de l'antiquité Égyptienne et Assyrienne, espérant y trouver des contradictions assez lourdes, pour écraser nos traditions bibliques. Zodiaques, obélisques, stèles,
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tout cela lui pend au nez, avec la courte honte de n'y avoir point trouvé ce qu'elle cherchait, tandis que la foi consolée peut y lire, en plus d'un endroit, la providentielle confirmation de la véracité des livres saints
Joseph de Maistre déjà vieux, écrivait à une amie : « Je Hs, j'écris, je fais mes études ; car, enfin, il faut bien savoir quelque chose. » INIodestie charmante, et combien vraie ! On est écolier jusqu'au bout de la vie, ceux qui savent tout, sont d'heureuses bêtes ; ils savent l'impossible.
Le savant invente et s'admire en ses œuvres. 11 oubhe presque toujours, ce qu'elles ont de plus admirable : le mens divinior d'où procèdent toutes les grandes découvertes
SAINTS (Vie des)
« Une prison cellulaire, avec la vie des saints, serait un vrai paradis. » Ainsi parle M. Renan, dans ses Etudes dliistoire religieuse (P. 30). Il ne tient compte que de l'intérêt scientifique. Maint événeihent, mainte action, mainte parole, dans la vie des saints, nous révèlent une époque.
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Mais que cela est peu de chose, en comparaison du gi'and drame de la vie morale, qu'on voit se dérouler devant soi, dans ses péripéties les plus touchantes et les plus sublimes, en comparaison des merveilleuses interventions de la grâce, qui nous fait vivre en la compagnie des Anges et de Dieu. La vie des Saints est un perpétuel Siirsîim corda qui nous enlève plus énergiquement que tous les discours. Les Saints ont gagné à Dieu des multitudes d'âmes en parlant, mais combien plus, en se montrant, tels que Dieu les a faits !
Pleine de doux chants et de suave harmonie, la vie des Saints est l'interprétation d'un livret divin, l'Évangile
On est plus disposé à imiter ceux qu'on aime, que ceux qu'on admire. Les Saints ne se contentèrent pas d'être les contemplateurs ravis des perfections du Christ ; ils l'ont aimé, et, par l'amour, ils sont arrivés à la ressemblance.
Aux délits et aux crimes qui troublent et corrompent la société, la prison et le bagne. Personne ne coinprend mieux que les Saints cette mesure répressive. Les passions et les mauvais penchants sont pour eux les perturbateurs du monde intime, où doivent régner
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l'ordre et la paix des vertus. Ils punissent chaque délit, par l'étroite et austère prison de la pénitence. Si les délits s'aggravent, et menacent de devenir crimes, ils recourent à la mesure extrême des vœux, galères perpétuelles des convoitises et des appétits dépravés.
SCŒNCE ET FOI
Les savants se creusent la tête, et se battent les flancs, pour trouver l'origine de la race humaine. En quelques mots, la science du chrétien est faite : « Sem, Cham et Japhet sont les trois fils de Noé ; c'est par eux que le genre humain s'est répandu par toute la terre : Très sunt isti filii Noë. Ah his disseminatum est genus humanum super universam terrant. » Et, chose remarquable, les savants à bout de recherches, sont obligés de finir, par où le chrétien commence ,
La science vit d'observations, la foi, de traditions. — Il en est une que l'on rencontre chez tous les peuples. Quand on les interroge sur l'origine des premiers humains, ils répondent comme le poète :
... Nullos habuere parentes (Jtjvbn. Sat VI).