TRA VA IL
pour organiser le travail, ne supprimeront le décret divin : « In sudore vuUus tui vesceris pane.yy
Prétendre se reposer sans avoir travaillé, c'est se poser en lâche. L'idée du repos implique l'idée du travail, aussi bien que l'effet implique l'idée de cause
Si le travail est une peine, c'est notre faute. Selon l'ordre divin, le travail n'était que la noble coopération des facultés et des forces humaines, à l'acte créateur, pour le perfectionnement de la nature. Remarquons que l'Écriture rapproche, comme à dessein, le travail de l'homme, du travail de Dieu. Dès que la création est achevée, elle nous montre l'homme mis en possession du Paradis terrestre, pour le travailler : ut operaretur {Gen. Cap. II). Le Psalmiste décrivant en termes magnifiques l'œuvre de Dieu, y introduit l'homme, pour qu'il y fasse son œuvre : Exihit homo ad opus suum. (Psalm. CIII). — Nous allégerions la peine du travail, si nous ne songions qu'à notre dignité de coopérateurs