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CONSCIENCE

reddente illis conscientia ipsorum. — La réflexion les accusait ou les défendait selon qu'ils avaient bien ou mal fait : et inter se invicem cogitationibus accusantibus , aut etiam defendentibus. » (Rom. cap. 11, 15).

Nous trouvons le contrôle de cette magistrale affirmation chez les poètes et les philosophes de la gentilité. La conscience est un témoin qui manifeste son déplaisir.

Exemplo quodcumque malo committitur ipsi Displicet auctori.

(JUVENAL, Sat. XIV).

« Il importe peu que tout le monde ignore notre honte, si nous la connaissons. Misérable celui qui méprise un pareil témoignage : Tnrpia quid refert neminem scire, si tu scias 1 0 te miserum, si contemnis hune testem! » (Senec).

La conscience est un juge. La sentence qu'elle prononce est le premier châtiment des coupables.

. . .Prima hcec ultio quod se Judice nemo nocens abaolvitur.

(Ibid.).

La conscience est un bourreau qui frappe dans l'ombre.

. . . Diri conscia facti Mens. . . Surdo verbere cœdit, Occultum quatiente animo tortore flagellum.

(Ibid.).

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